14 astuces pour réussir le rituel du coucher

3 Oct 2017

rituel du coucher - 14 astuces pour le réussir

Le rituel du coucher fait partie de ces techniques que les jeunes parents découvrent souvent alors que des valises XXL commencent à s’accrocher à leurs paupières. Quand leurs mômes refusent obstinément de dormir et que l’énervement l’emporte.

Il faut dire que la séparation qui précède le sommeil est souvent vécue avec beaucoup d’angoisse par les jeunes enfants, qu’ils aient quelques mois ou quelques années. Vos gestes, vos mots, vos intentions permettent cependant de les rassurer.

Concrètement, le rituel du coucher correspond à un temps de préparation avant l’entrée dans le sommeil, dont vous répéterez chaque jour les mêmes étapes. Un moment que vous partagerez avec votre enfant pour l’aider à trouver la sérénité qui lui permettra de se laisser tomber dans les bras de Morphée, en toute confiance.

Comment réussir son rituel du coucher ?

Si vous lisez régulièrement ce blog, vous avez sans doute constaté que les recettes toutes faites pour prendre soin d’un enfant n’existent pas. Heureusement, quelques astuces offrent des points de repère rassurants sur lesquels s’appuyer. En voici déjà 14 !

1 | Instaurez une atmosphère propice au sommeil

C’est le point de départ de tout rituel du coucher. Baissez le volume sonore de votre voix, tamisez la lumière, déplacez-vous calmement, coupez les éventuelles sources de distraction (radio, télé, console, ordinateur…), et montrez-vous disponible pour votre enfant.

2 | Inventez votre propre rituel du coucher

À chacun son scénario. Certains intègrent dans le rituel du coucher le brossage de dents, d’autres considèrent qu’il commence à la lecture de l’histoire. Mais vous pouvez aussi y glisser un temps de dialogue, un moment câlin, quelques berceuses… bref, tout ce qui rassure votre enfant.

3 | Répétez toujours les mêmes étapes

Un rituel du coucher se répète comme un gimmick, un mantra, une routine qui rassure. Toujours organisé de la même façon, il permet à votre enfant de s’appuyer sur des repères rassurants, indispensables pour affronter ce moment d’angoisse qui précède le sommeil. Bref, répétez tous les soirs le même scénario.

4 | N’hésitez pas à réorganiser votre rituel

Aucun rituel du coucher n’est immuable. Vous devrez parfois le réinventer en fonction des envies de votre enfant, mais aussi de son évolution. Les besoins d’un bébé de quelques mois ne sont pas les mêmes qu’un enfant de 4, 5 ou 6 ans. Montrez-vous à l’écoute et restez flexible uniquement lorsque le besoin s’en fait sentir.

5 | Ne laissez pas votre enfant seul

Pris dans le tourbillon de la fin de journée, vous pourriez être tenté de laisser votre enfant seul pour qu’il se lave les dents, enfile son pyjama ou lise son livre. Parce que vous le considérez grand et autonome. C’est une erreur, sauf s’il vous le demande explicitement. Restez à ses côtés, et couvez-le de votre présence réconfortante. Vous ne regretterez pas les quelques minutes passées à ses côtés lorsqu’il dormira d’un sommeil de plomb.

6 | Armez-vous de tout votre amour

Le rituel du coucher fait partie de ses moments privilégiés pendant lesquels câlins, bisous et mots doux prennent une importance capitale. Pour votre enfant, c’est l’occasion de faire le plein d’amour et de tendresse avant d’affronter seul la nuit. Bref, ouvrez votre cœur.

7 | Jouez de votre voix

C’est un indispensable du rituel du coucher. Rassurante, votre voix contribuera à apaiser votre enfant, quel que soit son âge. Dites-lui des mots doux que vous répèterez chaque soir avec la même intention sincère, le cœur ouvert. Fredonnez-lui des berceuses et lisez-lui des livres, même s’il n’est pas en âge de les comprendre. La musicalité de votre voix contribuera à l’apaiser.

8 | N’attendez pas que votre enfant soit endormi

Le rituel du coucher ne consiste pas à aider votre enfant à trouver le sommeil, mais plutôt à préparer cette étape avec lui avant de le laisser s’endormir seul. Quittez la chambre avant qu’il ne s’endorme, pour qu’il trouve peu à peu les ressources qui lui permettront de gagner en assurance et en autonomie.

9 | Ne l’obligez pas à dormir

Si vous n’arrivez pas à vous endormir sur commande, dites-vous bien que c’est pareil pour votre enfant. Ne lui ordonnez pas de s’endormir immédiatement au risque de réveiller ses angoisses. Invitez-le plutôt, s’il indique ne pas avoir sommeil, à se reposer dans son lit.

10 | Limitez les rappels

À certaines périodes, votre enfant s’endormira en deux temps trois mouvements, alors qu’à d’autres les rappels seront incessants. Stress, cauchemars, difficultés passagères… les raisons de ces changements peuvent être aussi nombreuses que variables d’un enfant à l’autre. N’hésitez pas à répondre aux premières sollicitations pour le rassurer, mais apprenez également à mettre un terme à ses rappels en lui indiquant avec autant d’amour que de fermeté.

11 | Rappelez-lui que vous n’êtes pas loin

Si votre enfant se montre particulièrement anxieux en ce moment, vous pouvez simplement lui indiquer que vous êtes dans la pièce juste à côté. Rassurez-le en lui rappelant que vous viendrez le voir s’il ne se sent vraiment pas bien.

12 | Respectez l’heure du coucher

L’heure à laquelle vous couchez votre enfant fait aussi partie du rituel. Et si vous pouvez exceptionnellement y déroger, gardez en tête que le timing fait souvent partie des repères incontournables d’un enfant.

13 | Ne prolongez pas indéfiniment le rituel du coucher

On dit souvent qu’un rituel du coucher doit durer une vingtaine de minutes. Cette estimation est à pondérer en fonction de vos habitudes, de l’âge de votre enfant, de son niveau d’assurance et des éléments que vous glissez dans votre scénario. Mieux vaudrait ne pas dépasser les 10 minutes avec des enfants en bas âge. En revanche, vous pouvez pousser jusqu’à 30 minutes pour des enfants plus âgés, notamment si vous considérez que le lavage de dents, la toilette de chat et l’enfilage du pyjama font partie intégrante du rituel.

14 | Laissez-vous le droit d’échouer

Ce soir, vous avez planté le rituel du coucher ? Parce que vous êtes vous-même angoissé ? Parce que votre esprit est occupé à autre chose ? Parce que vous n’avez pas l’énergie ? Ce n’est pas grave. Reposez-vous, vous ferez certainement mieux demain. Et n’oubliez jamais que votre enfant n’attend pas de vous que vous soyez parfait, juste vous-même.

Quelques livres pour mieux comprendre le sommeil des enfants :

Pour aller plus loin, vous pouvez lire le dossier sur le sommeil des enfants ici.

Et vous ? Quelles sont vos astuces pour réussir un rituel du coucher avec votre enfant ?

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Crédit photo : Maman et ses enfants avant de dormir

4 réponses to “14 astuces pour réussir le rituel du coucher”

  1. elisa 3 octobre 2017 at 17 h 07 min #

    le paragraphe sur la réorganisation me parle car perso nous avions un super rituel qui marchait du tonnerre jusqu’à ses 18 mois. puis d’un coup badaboum ça ne fonctionnait plus. Il a donc fallu trouver une autre méthode avant de revenir à un coucher plus serein. c’est souvent pas facile, ça prend du temps, mais quel plaisir au final !

    • Olivier 3 octobre 2017 at 18 h 06 min #

      Depuis la naissance de Mychoup’, on a du en changer 4 ou 5 fois. Au début, c’est flippant car on ne s’attend pas à ce que le rituel plante sans raison, et puis on finit par s’y faire… Et tu as raison, c’est aussi du plaisir !

  2. Evan Boissonnot 4 octobre 2017 at 9 h 57 min #

    Bonjour Olivier

    Les rituels sont importants c’est clair, mais ça peut en effet changer, et ça arrive d’un seul coup.

    Tout fonctionnait bien, et puis, paf, sans crier gare, l’enfant n’aime plus le rituel, ne le veut plus.

    Je parle de ce rituel d’ailleurs et de la nécessité de se remettre en question dans mon article :
    https://www.papa-et-patron.fr/tu-vas-aller-te-coucher-oui-quand-ton-enfant-ne-veut-pas-aller-se-coucher-comment-faire/

    Le plus dur c’est quand on doit être ferme, car laisser un enfant en larme dans sa chambre juste pour respecter un rituel est une horreur à vivre : tant pour l’enfant que pour nous.

    Il faut remonter à la source, pour savoir pourquoi il ne va pas bien.

    Au plaisir
    Evan

    • Olivier 4 octobre 2017 at 11 h 14 min #

      Exactement… écoute, échange et bienveillance. C’est long, pénible, mais souvent salvateur !

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