Contre la malbouffe, Du bio pour nos enfants ?

12 Oct 2016

du bio pour nos enfants

Avec l’industrie agro-alimentaire, on n’est jamais à l’abri d’une surprise. Mauvaise en générale. C’est bien simple, pas un jour ne passe sans qu’un scandale n’éclate, semant le discrédit sur l’ensemble de la filière, au détriment d’acteurs plus vertueux mais du coup inaudibles.

Et le pire, c’est qu’on les oublie. Qui se souvient des matières fécales retrouvées dans les tartelettes Ikea en 2013 ? De l’affaire Spanghero qui éclaboussa de grandes marques comme Findus ou Picard la même année ? Ou du lait maternel frelaté qui fît 6 morts et 300 000 blessés en Chine en 2008 ? Sans parler de toutes ces préparations aux ingrédients douteux, vendus en toute légalité dans nos magasins préférés.

On oublie ? Pas vraiment en fait. L’essor considérable du marché de l’agriculture bio constitue un bel exemple de la prise de conscience de consommateurs de plus en plus nombreux et de plus en plus agacés par les mensonges des industriels qui nous nourrissent. Parmi eux, les parents sont probablement les plus inquiets. Parce que le développement de nos enfants repose d’abord sur leur alimentation.

Bien conscient de ce nouveau paradigme, quelques rares industriels ont choisi d’envahir les rayons des supermarchés avec des produits sains, équilibrés, respectueux des saveurs et de nos terres. Et dans un combat qui ressemble à celui de David contre Goliath, ils grappillent peu à peu des parts de marché en gagnant par la même occasion la confiance de leurs clients, n’en déplaisent à ces sénateurs qui préfèrent faire la sourde oreille face aux revendications de ceux qu’ils représentent.

Good Goût vs HIPP, le match

du bio pour nos enfants : Good goût vs Hipp

HIPP et Good Goût font partie de ces industriels téméraires, prêts à inventer une filière agro-alimentaire durable fondée sur un pacte de confiance. D’un côté, HIPP développe depuis 60 ans des produits alimentaires issus de l’agriculture bio pour les enfants. De l’autre, Good Goût est apparu dans les linéaires il y a quelques années avec un discours fait d’éducation au goût, d’équilibre nutritionnel et de plaisir de la découverte.

Autant vous le dire tout de suite, quand Carrefour m’a proposé de tester des produits alimentaires pour enfants dans le cadre d’un partenariat, j’ai préféré poser mes conditions : « ne comptez pas sur moi pour associer mon image à celles d’industriels dont je doute des méthodes. »

Ne me pensez pas militant, je ne le suis pas. Ne m’imaginez pas activiste anti-industrie, ce n’est pas mon combat. Je ne suis qu’un parent, qui s’inquiète pour l’avenir de son enfant et qui refuse de se faire une fois de plus enfumer par des industriels aux yeux rivés sur la caisse enregistreuse de leur profit. Alors, dans le doute, j’ai choisi de faire confiance à ceux qui ont pris le parti de construire une relation honnête, sincère et durable avec leur client, dans le respect de l’homme et de son environnement.

Bref, j’ai testé les assiettes HIPP et les plats Good Goût pour nos bambins. Le résultat est à découvrir par ici !

Et vous ? Faites-vous encore confiance aux industriels de l’agro-alimentaire ? Avez-vous testé les plats Good Goût ou les assiettes HIPP ? Qu’en pensez-vous ?

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Crédit photo : un enfant prêt à manger

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21 réponses to “Contre la malbouffe, Du bio pour nos enfants ?”

  1. romain 12 octobre 2016 at 15 h 04 min #

    Autant pour les enfants que pour les adultes, nous nous sommes sérieusement mis au bio à la maison (j’avoue, sous les pressions de ma femme au début). On trouve de plus en plus facilement des produits « sains », que ce soit en grande surface où en magasin spécialisé. Cependant, nous avons été surpris par le nombre important de produit dit « bio » qui possèdent malgré tout des épaississants ou conservateurs chimiques (Exxx, sulfite de machin, etc…)!
    Bref, tout ça pour dire que le bio : oui, mais pas n’importe quoi!
    Et habituons nos petits aux produits dans leur forme la plus simple (céréales complètes, sucre non raffiné, etc…).

    Sinon, merci pour ce blog très instructif.

    • Olivier 12 octobre 2016 at 15 h 19 min #

      Tu pointes plein d’éléments importants :
      – On trouve de plus en plus de bio en grandes surfaces notamment et c’est bon signe.
      – Attention : il y a bio et bio
      – Pour manger, commençons par reprendre les bases : sucre non raffiné and co
      Merci de ce commentaire !

    • Julie 26 octobre 2016 at 20 h 51 min #

      Bonjour,

      Travaillant actuellement sur le sujet du « mieux manger » et notamment sur l’implication et les principales préocupations des papas dans l’alimentation de leurs enfants.

      Je vous transmets mes coordonnées si vous êtes intéressés par notre projet, ainsi je pourrais vous en dire un peu plus…

      A bientôt je l’espère !
      Cordialement, Julie

  2. doublerose 12 octobre 2016 at 15 h 07 min #

    J’avais acheté Hipp en petit pot de fruit (oui, j’ai toujours eu plus de mal à suivre niveau compote maison que repas)…. Hippe est une des marques bio les moins chères, d’où mon choix, mais j’ai été plutôt déçue. Quand j’achète un pot de poire, je veux de la poire, pas de la poire, un peu de pomme et de l’amidon de riz…Du coup après avoir regardé la composition, j’avais été très déçue par la marque

    • Olivier 12 octobre 2016 at 15 h 20 min #

      Effectivement, on trouve encore dans certains petits pots des ingrédients supplémentaires pour des contraintes industriels principalement. Mais Good Goût par exemple relève très bien le défi… donc c’est possible !
      bref, le combat n’est pas terminée… il ne fait même que commencer !

  3. Elise 12 octobre 2016 at 16 h 01 min #

    Bonjour,

    J’ai toujours cuisiné pour mon fils mais quand je.étais en vadrouille, je prenais toujours des pots ou assiettes hipp. Il adorait, et je pouvais terminer son assiette car ce ne.était franchement pas mauvais. Par contre les good goût j’ai essayé une fois et je n’ai pas aimé. Déjà la texture est moins appétissante et l’embalage est moins pratique.

    • Olivier 13 octobre 2016 at 11 h 35 min #

      Ben voilà, le top c’est quand même de cuisiner soi-même quand on peu. Même si les plats préparés dépannent bien ! Merci de ton avis !

  4. elisa 13 octobre 2016 at 12 h 19 min #

    Moi pour les jours où il est difficile de cuisiner, je prend Good Gout. Clairement le marketing doit bcp y jouer malheureusement mais je suis bien plus rassurée par cette marque. Non enfin y’a aussi la consultation des ingrédients qui fait que ça me rassure +.
    Je vais voir ton avis !

    • Olivier 13 octobre 2016 at 15 h 29 min #

      Au delà du marketing, je suis convaincu de la sincérité de la démarche de cette marque. Mais je me trompe peut-être…

  5. CELINE 13 octobre 2016 at 14 h 03 min #

    Vous oubliez de dire un truc : ça coûte un bras…

    • Olivier 13 octobre 2016 at 15 h 30 min #

      Effectivement, le bio coûte plus cher que le reste. Mais dans une société qui a passé plus de 20 ans à casser les prix quitte à rogner sur la qualité, il faut aujourd’hui qu’on réapprenne la vraie valeur des choses.

    • romain 13 octobre 2016 at 16 h 30 min #

      ça coute un bras… pas nécessairement. Bcp de produits sains sont à des prix équivalents, parfois même moins cher même si certes, la tendance est plutôt l’inverse. Je remarque que de manière générale, plus les produits sont « modifiés » (plats préparés, gâteaux, etc…) plus la différence de prix est grande.
      Pour nous, la solution passe par la confection et à moins de bosser 70h par semaine au quel cas j’espère que le prix n’est pas un problème, c’est surtout une question de motivation.
      Le déclic chez nous : les enfants.

      ps: je compense la différence de prix également par la baisse de malbouffe que j’achetais plus jeune (chips, coca, nutella and co) !!!

      • Olivier 13 octobre 2016 at 19 h 12 min #

        Voilà oui, c’est une discipline. Une habitude à prendre. il faut juste changer sa façon d’envisager son mode de consommation. Et en même temps, ce n’est pas si simple que ça… Faut un déclic comme tu dis.

  6. Walter 13 octobre 2016 at 17 h 37 min #

    Bonjour au risque de passer pour un rabat joie,
    le bio n’apporte rien en terme nutritionnel ni gustatif d’ailleurs, les pesticides ? Bah en bio on utilise aussi, c’est la même molécule qui agit alors qu’elle soit de synthèse ou pas ne change rien.il y a en trop? Non il’existe des contrôles d’ailleurs 97% sont en dessous des limites et la moitié des 97% on trouve des traces qui ne sont même pas mesurables. Le bio c’est mieux pour la planète, pas forcément car rendement inférieur de 20%. Aussi les plantes produisent eux-mêmes leur pesticides alors si on utilise pas de pesticides problème pour avoir des récoltes pour tout le monde et donc les prix qui augmentent , et les fruits moins bon aussi. Mais ils sont meilleurs en goût, je vous donne à manger deux fruits récolté de saison, incapable de faire la différence. Mais le bio il n’y a pas d’OGM, bah les ogm on en fait depuis des millénaires sinon on aurait pas toutes ces garde fruits et légumes. C’est juste mieux contrôler, plus rapides et plus sécuritaire.et permet aussi de réduire parfois l’utilisation de pesticides et comme dans le cas du riz doré d’aider des populations en carences de certains nutriments ou vitamines. Voilà je ne suis pas payé pour dire cela mais je voulais juste faire un éclairage car faut pas se tromper le bio c’est du marketing et pèse des milliards aussi.

    • Olivier 13 octobre 2016 at 19 h 09 min #

      Merci de ton commentaire, fort intéressant. Néanmoins, tu comprendras que je ne le partage pas.
      Il y a tout de même un point sur lequel je te rejoins : non, le bio ne résoudra pas tous les problèmes. Non, il ne s’agit pas d’une solution ultime. Loin de moi l’idée de transmettre une vision binaire du sujet.
      Comme tu t’en doutes, je ne suis ni un scientifique aguerri, ni un agriculteur expérimenté. Même pas un militant éclairé. Comme tous ceux qui s’intéressent aux sujets, je lis, j’écoute, j’essaye de comprendre et de me forger mon opinion.
      Néanmoins, je suis un consommateur. Et si tu ne fais pas la différence entre une tomate bio, issue de l’agriculture raisonnée ou d’un paysan qui fait appel à des méthodes durables et une tomate telle qu’on nous les vend sur certains étals en plein été (je ne te parle même pas des produits proposés hors saison), c’est que tes papilles ont probablement un problème d’équilibrage. 🙂
      Et entre nous, résumer le bio a du marketing est aussi binaire qu’affirmer que l’industrie agro-alimentaire n’a aucun scrupule à nous faire avaler n’importe quoi.
      Pour le reste, je préfère laisser un expert du sujet te répondre…

      • Walter 13 octobre 2016 at 21 h 00 min #

        Je te propose quatres tomates de saison à l’aveugle , je parle de fruit de saison et non hors saison, cueilli à maturité, il n’y a aucune différence de goût ou alors tu auras du mal à les différencier. Mes papilles vont très bien, pas de soucis. Ton article fait peut être suite à ce que tu as u lire sur « le muesli bourrade pesticides ». Articles mensonger de génération futures

        • Olivier 13 octobre 2016 at 21 h 17 min #

          Non non, je ne connais pas cet article. Mais je ne me suis pas construit un avis sur quelques articles mais plutôt sur une analyse de long terme qui serait longue à expliquer. Néanmoins, elle m’appartient. Chacun sa démarche.
          sincèrement, je pense qu’une partie de l’industrie agro-alimentaire fait passer depuis trop longtemps le critère prix avant celui de la qualité, pour faire court. L’essor du bio n’est qu’une réponse du marché, pour parler économiquement.

        • romain 14 octobre 2016 at 9 h 19 min #

          Si tu en as la possibilité, je te propose de faire pousser des tomates cœur de bœuf dans ton jardin. Une fois matures, essaye d’en trouver des aussi bonnes dans le commerce, hors marchés… bonne chance (mais pas impossible).
          Autant certains légumes ne présentent que peu de différences de goût, autant les tomates font, selon moi, parti des pires ! Ton exemple m’a semblé curieux.

          • Olivier 14 octobre 2016 at 9 h 26 min #

            oui voilà, pour moi il y a une vraie différence de goût , sur les tomates particulièrement.

  7. Lucile de Guinzan 25 octobre 2016 at 11 h 13 min #

    Moi je dirais que c’est quand même top de voir ces marques débarquer sur le marché. Je ne peux pas dire que j’ai totalement confiance cependant. J’aimerais tellement pouvoir me dire « je suis sûre à 100% que ce que je donne à mon bébé est bon et sain à 100 % »… Et ça vaut aussi pour ce que je lui fais moi-même avec des aliments bio également.

    • Olivier 26 octobre 2016 at 9 h 26 min #

      Tu as raison, il y a aussi bio et bio… et le bio n’est pas forcément la garantie d’un produit totalement sain. Ce qui ajoute de la confusion à la confusion. Bref, pas simple de s’y retrouver…

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