Il lui fait tourner la tête

les attractions foraines, une addiction pour les enfants !

Je m’en doutais. C’était couru d’avance. Bref, ce qui devait arriver, arriva !

Il y a quelques semaines dans un élan irréfléchi de générosité, Super maman et moi avons décidé de faire gouter à Mychoup’ le plaisir de tourner en rond, assis sur un cochon tout droit sorti d’un mauvais cartoon, les oreilles irritées par  l’un des derniers hits de Johnny Halliday balancé à plein tube sur une sono hors d’âge.

Vous me direz qu’on a tous le droit à quelques erreurs. C’est vrai. Mais celle-là va nous coûter cher.

Bébé au manège : une addiction fulgurante

Il y a trois semaines, Mychoup’ a donc fait son premier tour de manège, à l’occasion d’une balade dans notre parc préféré. Et elle a surkiffé !

Ce que je n’imaginais pas, c’est que l’addiction à ce genre d’attraction foraine peut s’avérer au moins aussi destructrice qu’un shoot de  Kinder Maxi.

Pour enfoncer le clou et s’assurer la fidélité de Mychoup’, le dealer du parc propriétaire dudit manège s’est même arrangé pour permettre à bébé d’attraper la queue de ce putain de Mickey, synonyme de deuxième dose gratuite.

Et le résultat de ce machiavélique stratagème n’a pas tardé à porter ses fruits.

Bébé au manège : une double dose, sinon rien

Dimanche dernier : nous sommes tous les trois attablés au soleil, à la terrasse d’un bar sympa, au cœur du parc en question. Mychoup’ déguste goulument sa Pom’pote lorsque ses yeux bloquent brusquement vers l’horizon. Dans sa ligne de mire : le manège. Aïe.

Ni une ni deux, Mychoup’ saute de sa chaise et court vers son paradis artificiel en agitant les bras frénétiquement. Décidé à sevrer ma fille au plus vite, je la rattrape, esquivant de justesse une série de coups de pied, façon Jet Li angoissé.

Se voyant perdre le combat, bébé finit par se rouler à terre en hurlant au meurtre, dans une ultime manœuvre sans doute destinée à rameuter quelques-uns de ses shootés de congénères. En vain !

Je vous passe les détails mais il a quand même fallu palabrer. Et il faut bien l’avouer, la négociation n’a pas vraiment tournée en notre faveur. Mychoup’ a donc eu le droit à sa double dose, d’abord dans la jeep magique puis dans l’avion qui ne décolle pas.

Le comble de l’histoire, c’est qu’il y a trois semaines, Super maman a réussi à négocier le prix du premier tour de manège : 50% de ristourne. Mais désormais, le dealer ne veut plus rien savoir… Et autant vous dire qu’à 2,5 euros la dose, son petit manège frôle l’escroquerie !

Et vous ? Comment gérez-vous la question de bébé au manège ? Vos enfants ont-ils développé une telle addiction ? Sont-ils au contraire complètement hermétiques à ce genre d’attractions archaïques ?

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Article posté le 17 octobre 2012 dans Tranches de vie

Par Olivier

Papa d'une petite fille belle comme le jour, Olivier est aussi le fondateur de Je suis papa en 2011. Même si sa photo de profil ne le montre pas, sa paternité lui a fait perdre tous ses cheveux, mais pas le moral. C'est déjà ça ! Convaincu que les enfants sont l'avenir du monde, il milite pour faire entrer Peppa Pig à l'Elysée. Un poil lunatique, il retrouve en général le sourire autour d'un bon verre de vin. 


13 COMMENTAIRES

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  1. Brodeuse du Phare
    le

    Junior a commencé par adorer ça, et puis un jour il est monté derrière un gamin maquillé comme un squelette (quelle idée…) et il a refusé catégoriquement de remonter sur un manège après ça. Bon c’est revenu après en grandissant, à petites doses, mais il ne se roule pas par terre pour en faire !

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  2. Julia
    le

    Nous avons aussi testé le manège cet été! Pour le premier, nous voulions quelquechose de joli, qui rende bien sur la photo,… On a donc choisi un manège à l’ancienne, avec chevaux en bois, à Honfleur, au bord du port! c’était chouette! Je suis montée avec ma choupàmoi (pas facile d’ailleurs!), et on s’est dépêchées pour être prêtes au départ… mais en fait, le manège a mis 10 longues minutes à démarrer… ma Choupàmoi s’impatientait et voulait même redescendre, tandis que moi je lui donnais tous les bons arguments pour y rester!

    Quelle erreur!! comme toi!

    Elle a biensûr adoré! rigolant aux éclats à chaque fois qu’on repassait devant papa (qui s’acharnait à la faire la fameuse photo!). Et puis quand ça s’est arrêté, elle s’est tordue comme une anguille dans nos bras en hurlant à la torture, pour recommencer! mais nous avons tenu bon!

    Conclusion : l’avantage c’est qu’elle n’a pas identifié les manèges modernes, qu’on croise beaucoup plus fréquemment (avec hélicoptères ou voiture kitch) comme des « manèges » et ne nous les réclame (pour l’instant) pas. L’inconvénient, c’est que quand meme on voit de temps en temps quelques « Beaux » manèges ! en vérité, on est content de lui faire faire le tour de manège qui va la rendre si heureuse : ce qui est dur, c’est quand ça s’arrête et qu’il faut passer à autre chose… mais elles apprendront non?!

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    • Olivier
      le

      Tu as tout à fait raison : au fond, on adore le faire plaisir et voir leur petits visages rayonnants de bonheur. Et oui, ça fait partie de l’apprentissage de la vie que de connaître la frustration…

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  3. Agnès
    le

    Nous n’avons pas encore testé le manège, et du peu que nous passons devant celui de notre ville Simon n’a pas manifesté le désir d’y aller. Pour l’instant il préfère nous faire courir après les pigeons et … c’est pas plus mal. Parce que c’est vrai qu’on adore le voir rire, mais c’est vrai que ça coûte souvent très cher !

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  4. Ingrid
    le

    De mon côté, depuis la naissance de Gabriel (3 ans [déjà!!!] dans 15 jours…), j’ai opté pour la technique : « mieux vaut tard que tout de suite ». Je m’explique… J’ai d’abord commencé par faire une liste des addictions possibles qui risquaient d’attaquer mon innocent bébé dans les premières années de sa vie. Dans le top 3: l’indétrônable bout de pain, la télé, et les manèges. Ainsi, Gabriel n’a gouté qu’à son premier bout de pain qu’à 2 ans passé une fois qu’il eut bien compris qu’il existait des plaisirs gastronomiques bien meilleurs. Il n’y a pas de télé à la maison donc il ne regarde que des dessins animés choisis sous contrôle parental sur mon pauvre ordinateur portable… Autant dire que vu le confort, il aime autant jouer avec un ballon ou ses figurines. Et pour les manèges, ma foi, à presque [presque] 3 ans, il n’en a encore jamais fait l’expérience et ne m’a même jamais demandé d’y aller. Donc en mère futée, j’attends… Et ma foi, à ce moment là, je pense que j’accèderais volontiers à sa demande si je suis sûre que c’est une réelle envie de sa part. Parce qu’il faut bien avouer que les manèges, c’est un peu comme le Père Noël…, au début, c’est surtout pour faire plaisir… aux parents. Mais ça c’est une autre histoire ! 😉
    Et sinon, pour conclure, j’adore le ton de ce petit billet. C’est toujours un plaisir de te lire Jesuispapa !

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    • Olivier
      le

      Bon ben nous, on a cédé à 2 des 3 addictions de ton top. Le pain, c’est carrément Mychoup’ qui nous le ramène quand elle en veut un bout. Y’a juste la télé qui ne l’intéresse pas trop… pour l’instant. 😉
      Mais tu as raison, tant qu’on ne leur fait pas goûter à ces plaisirs interdits, il n’y a pas de raison que nos enfants les réclament ! Faut tenir !

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  5. MumCath
    le

    Et ben merci pour ton article ! Je sais maintenant qu’on attendra un moment avant de nous arreter à un manege !! Trop cher !! lol

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  6. Claudia
    le

    Eh bien nous avons la chance d’avoir une petite froussarde, aussi malgré l’attrait des lumières et l’envie de sa grand-mère de la prendre en photo dans une voiture de pompier, notre fille a attendu d’avoir 3 ans bien tassés pour essayer son premier manège.
    Et à 4 ans et demi, même si elle apprécie quelques fois un petit tour, on ne peut pas dire qu’elle soit addict. Je me souviens d’une fois où une autre petite fille est montée avec elle dans l’avion et qu’elle l’a fait monter, la nôtre a eu bien du mal à s’en remettre!

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  7. clara
    le

    La notre a attendu 3 ans « et demi » pour avoir son premier tour de manège, parents radins que nous sommes (enfin surtout : pas urbains). Le papa était ravi de l’y emmener, la fillette chantonnait…mais lorsque le manège a démarré, horreur malheur, elle a eu une terrible frayeur et ses hurlements ont même poussé le fameux monsieur du manège a appuyer sur le bouton d’arrêt d’urgence. Les plus déçus dans l’histoire…c’était nous, les parents!
    La question du manège n’est donc plus d’actualité pour l’instant!

    Pour ce qui est des addictions, moi qui avait quelques principes (avant d’avoir des enfants), je disais « jamais de tétine chez moi » sauf que maintenant à 4 ans passé elle ne semble pas décidée à lâcher cette ridicule tototte de bébé…si tu as des conseils un de ces jours sur ce thème!

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    • Olivier
      le

      Houlala… je n’ai aucun conseil sur la têtine malheureusement ! je n’ai aucune expérience sur le sujet, Mychoup’ l’a toujours refusé.
      A vrai dire, on a même essayé de lui en refiler plusieurs quand elle faisait des coliques pour la soulager. En vain. Elle les détestait.
      Aujourd’hui, elle l’utilise 3 minutes tous les 15 jours quand elle tombe dessus ! 🙂

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