Le bracelet d’amitié

le bracelet d'amitié et le voeu

C’est l’histoire d’une petite fille qui voudrait croire à un monde où le merveilleux côtoie le fantastique. Entourée de fées, de licornes, d’elfes et de Ty, elle y serait princesse. C’est une de ces histoires à dormir debout dans lesquelles les enfants aiment se blottir, comme pour fuir une réalité anxiogène.

L’autre jour, Mychoup est revenue à la maison avec un bracelet d’amitié. Une de ces breloques de fil et de perles qu’on attache au poignet, sans pouvoir s’en séparer avant qu’elle ne tombe d’elle-même. Elle était fière de le porter. Fière de ce témoignage d’amour de sa grande copine de toujours. Fière et impatiente… qu’il se casse.

Soyons clairs : si nos enfants sont prêts à s’arracher une montre infoutue de donner l’heure dans le secret espoir d’apercevoir jibanyan, Komasiro et leurs copains, leur faire gober que leurs vœux les plus incroyables se réaliseront dès que leur bracelet d’amitié lâchera ne devrait pas être trop difficile.

C’est en tout cas ce qu’a entendu Mychoup’. Et depuis 6 mois, elle attend fébrilement que le sien se casse. 6 mois passés à lui tirer dessus discrètement. 6 mois pénibles à gratter le maigre fil la séparant de son rêve le plus cher. Celui qu’elle a formulé un soir dans son lit, juste avant de fermer les yeux. Un vœu tellement précieux qu’elle refusa de nous le révéler, de peur qu’il s’efface.

Et puis hier, le bracelet a fini par céder.

Mychoup’ a couru dans la chambre d’amis, celle qui donne sur la rue et qui permet d’observer le trottoir devant le portail qui mène au jardin. Elle s’est dirigée vers la fenêtre, s’est glissée derrière le rideau. Elle a plaqué son nez contre la vitre. Elle a regardé à droite, à gauche, devant, encore à droite et à gauche.

Rien.

Pas l’ombre d’un vœu exaucé. Pas la moindre trace de magie. Les voitures continuaient de rouler. Et le monde de tourner.

« Ben non, ça marche pas. Y’a pas de trampoline », a-t-elle soupiré.

Et vous ? Quel est le vœu le plus cher de vos enfants en ce moment ?

Crédit photo : enfant heureux

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Article posté le 12 avril 2017 dans Tranches de vie

Par Olivier

Papa d'une petite fille belle comme le jour, Olivier est aussi le fondateur de Je suis papa en 2011. Même si sa photo de profil ne le montre pas, sa paternité lui a fait perdre tous ses cheveux, mais pas le moral. C'est déjà ça ! Convaincu que les enfants sont l'avenir du monde, il milite pour faire entrer Peppa Pig à l'Elysée. Un poil lunatique, il retrouve en général le sourire autour d'un bon verre de vin. 


2 COMMENTAIRES

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  1. Aurélie
    le

    En ce qui me concerne en ce moment et ce depuis​ quelques mois maintenant, le rêve de mes filles serait que papa revienne un soir avec une voiture. Lol en effet, monsieur aime en changer tous les 4 matins et a vendu sa 52ème tuture en janvier dernier. Depuis c est à pieds que nous nous déplaçons… Et les filles commencent un peu à râler. Arfff les hommes et leur lubbie…

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