Sur le chemin de l’école

sur le chemin de l'école

On ne s’en rend pas compte au premier coup d’œil, mais le chemin de l’école est une vraie terre d’aventures pour ceux qui s’y laissent prendre. Et Mychoup’ adore s’y frotter !

Là, dans la moiteur d’une jungle tropicale hostile, entre bitume et sables mouvants, le danger guette à chaque coin de rue. A découvert dans une clairière, nous voilà la proie potentielle de quelques mammifères attirés par l’odeur du petit écolier. Un coup d’œil à droite, un coup d’œil à gauche, la voie est libre.

Glissant discrètement d’un arbre à un autre, longeant fébrilement les taillis qui parsèment notre route pour ne pas nous faire repérer, sautant avec agilité de troncs morts en racines géantes, nous voilà déjà dans la rue du tigre. Fidèle à son poste à l’ombre d’un rocher millénaire et d’un champignon géant, le bougre attend paisiblement qu’un morceau de viande fraîche vienne lui titiller les moustaches pour l’inviter à visiter son gosier. Et gare à celui qui prendrait ses miaulements lascifs pour une déclaration d’amour.

Au loin, la rivière aux crocodiles perce la forêt de son allure langoureuse. Là, coincés entre une végétation luxuriante, et le clapotis inquiétant d’une eau trop trouble pour être honnête, nous hâtons le pas tout en prenant garde de ne pas perdre cet équilibre qui nous préserve des dents acérées de la famille de crocos qui infeste le coin. Mais voilà qu’il faut traverser. Heureusement, un passage clouté fait office de gué. Même dans la jungle, les services de la voirie se montrent efficaces.

Ca y est, notre cabane est en vue. Epuisée, mon aventurière rêve déjà de profiter d’un bon feu, blottie sous son plaid en peau-de-rien préféré. « Papa, je peux avoir la tablette pour regarder Shezow ? »

Retour à la vraie vie.

Crédit photo : papa et son enfant vont à l’école

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Article posté le 20 juin 2016 dans Tranches de vie

Par Olivier

Papa d'une petite fille belle comme le jour, Olivier est aussi le fondateur de Je suis papa en 2011. Même si sa photo de profil ne le montre pas, sa paternité lui a fait perdre tous ses cheveux, mais pas le moral. C'est déjà ça ! Convaincu que les enfants sont l'avenir du monde, il milite pour faire entrer Peppa Pig à l'Elysée. Un poil lunatique, il retrouve en général le sourire autour d'un bon verre de vin. 


2 COMMENTAIRES

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  1. Julia
    le

    Alors là cet article tombe (une nouvelle fois d’ailleurs!) au bon moment!! j’hésite entre désespérer (temps de parcours largement rallongé souvent sous la pluie) ou apprécier (la magie de l’innocence, la joie du jeu, et le plaisir de l’aventure toussa toussa).

    Chez nous, le chemin de la maison à l’école fait en théorie pour un 5 ans normalement constitué 10 minutes à tout casser… mais avec la mienne, le soir, nous mettons une bonne trentaine de minutes…!

    En effet, il faut sauver tous les escargots qui risquent de se faire écraser, ramasser les coccinelles et les gendarmes pour notre hôtel à insectes. Il y a aussi l’obstacle « contournement d’aire de jeux », en espérant qu’il n’y ait pas déjà un ou deux copains copines. Puis on compte les chats qu’on rencontre, et ils ont tous des noms qu’elle a choisis, et gare à moi si je ne m’en souviens plus… bref c’est un véritable parcours d’aventure ici aussi, surtout sous la pluie, les bras chargés de courses pour le diner, avec le cartable en plus à porter et le parapluie!

    Enfin chez moi il n’y a pas de tablette à l’arrivée, l’aventure continue!

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    • Olivier
      le

      30 minutes ? c’est rien. Il m’est arrivé de mettre plus de 50 minutes pour un trajet qui ne devrait pas dépasser les 10 minutes d’ordinaire 🙂
      J’ai lutté, lutté, lutté… et puis j’ai abandonné. Avec les beaux jours (qui tardent un peu), la balde du soir est presque agréable finalement 🙂

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