Comment la naissance de ma fille a ruiné mon couple

Comment la naissance de ma fille a ruiné mon couple

Dans l’imaginaire collectif, la naissance d’un enfant est perçue comme le plus beau moment d’une vie. Pourtant, le chamboulement que l’arrivée de bébé provoque ne doit pas être pris à la légère.

Contre toute attente, de nombreux couples découvrent sur le tard qu’accueillir un enfant est aussi une épreuve, dont on parle peu principalement par culpabilité.

Lectrice de ce site, Elodie est terriblement fière de la petite fille à qui elle a donné la vie. Même si son couple, lui, n’a pas survécu. Elle a accepté de raconter son histoire pour les lecteurs/trices de Je suis papa.

Couple et enfant : le témoignage d’Elodie

Nous nous sommes rencontrés début décembre 2016 via un site internet. Initialement, on n’était pas du tout dans l’optique de rencontrer quelqu’un : nous étions sur un site d’échange de biens matériel, le bon coin. Je cherchais un colocataire pour réduire les frais de mon loyer et lui cherchait une colocation pour se rapprocher de son lieu de travail. Il a visité mon logement puis m’a proposé une rencontre en dehors pour voir si le feeling passait, si nous allions nous entendre. Deux semaines plus tard, il emménageait. J’étais aux petits soins. Je voulais que mon hôte se sente bien. Le soir, on passait du temps à discuter, le feeling était toujours présent. Peu après le nouvel an, il m’a proposé de monter à la montagne et j’ai accepté. Là-bas, nous nous sommes rapprochés, si bien qu’en revenant, nous n’étions plus colocataires !

Nous sommes très vite tombés amoureux l’un de l’autre. J’ai été séduite par cet homme qui partageait les mêmes aspirations que moi, qui était travailleur et pleins de petites attentions. On partageait nos soirées entre discussions, rêves, jeux sur la console, tout ça accompagné d’un apéro.  On était jeune et on profitait de chaque moment. Nous avons fait notre premier voyage 6 mois plus tard et le second après moins d’un de relation. C’était vraiment parfait, on vivait une véritable idylle. En novembre 2017, nous avons donc pris la décision de concrétiser notre relation en donnant la vie à notre mini nous.  Trois mois après avoir arrêté la pilule, mon test de grossesse s’est avéré positif. J’étais si heureuse ! Je l’ai annoncé au futur papa qui était aussi heureux que moi à l’idée de devenir parent. Il était lui aussi soulagé de savoir qu’il pouvait procréer – allez savoir pourquoi nous avions tous les deux cette crainte.

« A chaque fois, ça finissait en prise de tête »

J’ai vécu une grossesse sans aucun problème, pas de sciatique, pas de rétention d’eau, pas d’alitement, rien. Tout au plus quelques nausées. Papa était présent à toutes les échographies, il y tenait. Il souhaitait un garçon, moi peu m’importait. Et finalement une petite fille fut annoncée !

En dehors des rendez-vous chez le gynécologue, papa travaillait toujours beaucoup, et en rentrant le soir il ne changeait pas ses habitudes. Moi, enceinte, je ne buvais plus une seule goutte d’alcool, alors je l’accompagnais avec des soft. Plus le temps passait et moins on discutait. Il se disait fatigué de sa journée à parler avec les clients alors il ne voulait pas parler et juste se détendre. Il n’avait pas non plus le temps de m’aider aux tâches ménagères. Je sortais même les poubelles, jusqu’au dernier jour de grossesse. Et le week-end, il voulait juste se reposer.

Au fil de ma grossesse, mon caractère a changé, ou plutôt, je me suis affirmée. J’ai fini par lui signifier ce qui me dérangeait. A chaque fois, ça finissait en prise de tête. Je me rappelle d’un épisode, vers la fin de mon 7e mois : je l’avais tellement agacé qu’il était parti s’isoler à la montagne et se défouler. Il avait pris une batte et avait réduit en miettes un vieux cabanon abandonné. Il m’avait envoyé les photos avant de me faire suivre le cliché d’un coucher de soleil, ajoutant qu’il ne pouvait admirer ce paysage sans le partager avec moi.  A ce moment-là, j’étais perdue. Désolée de l’avoir énervé à ce point, et contrariée de constater tout ce qu’il restait à faire à la maison pour accueillir bébé dans de bonnes conditions.

J’ai monté le lit seule, j’ai repeint et décoré la chambre, j’ai même installé de nouveaux meubles dans la cuisine pour la rendre moins dangereuse. J’ai fini par me montrer de plus en plus exigeante envers lui-mais je ne pouvais pas l’exprimer car ce n’était jamais le moment, « on avait encore le temps » où d’autres raisons. Je gardais tout en moi, je n’en parlais à personne. Ma famille mes amis, tout le monde me croyait heureuse. Je le croyais aussi. Mais de moins en moins.

Accouchement : « il a oublié d’envoyer un message à ma mère »

Vint le jour de l’accouchement. Papa était là, il me regardait faire, impuissant face à la douleur, mais je gérais. Au bout d’un moment – je ne sais pas combien de temps ça a duré – ma fille est née, sans forceps ni ventouses, grâce à l’aide des sages-femmes, de mon gynécologue et du papa qui m’a beaucoup dit de « prendre sur moi, elle est juste au bord, pousse ».

On m’a invité à tendre mes mains pour l’attraper, et la prendre sur ma poitrine. Elle était si petite. Sur le coup, je n’ai rien réalisé du tout. Rien à voir avec ces films ou émissions à la télévision dans lesquels les femmes pleurent instantanément à la vue de leur bébé. J’ai eu du mal à réaliser que je venais de donner la vie à ce mignon petit bébé. Après un moment de peau à peau, On l’a pesée et préparée. Puis nous sommes remontés tous les trois dans la chambre.

Je pense que c’est à partir de cet instant que j’ai commencé à être déçue par le papa. Il était chargé de prévenir la famille de l’arrivée de bébé. Et il a oublié d’envoyer un message à ma mère. Tout le monde a reçu un message sauf elle. J’aurais dû m’en charger moi-même.

La première nuit, il est parti dormir à la maison. Nous – bébé et moi – sommes restées en tête à tête. En apprentissage de l’allaitement, je n’ai pas dormi de la nuit. Pour moi ce moment fut très douloureux, des crevasses se sont vite formées, c’était insoutenable. Pour le premier bain, papa n’étais pas là, il avait choisi avec mon accord de prendre ses jours un peu plus tard – encore une erreur de ma part. Alors, j’ai demandé aux sages-femmes si c’était possible d’attendre le papa pour le deuxième bain. Elles étaient d’accord mais à ma grande surprise, papa m’a répondu que ce n’était pas la peine car « il savait faire ». Et cette phrase, j’allais y avoir droit à maintes reprises.

Nous avons quitté la clinique 3 où 4 jours après la naissance de la puce. Papa ne dépassait pas les 30km/h, littéralement. C’était assez drôle, je dois l’avouer. C’était la période de Noël. En rentrant dans l’appartement, il y avait notre grand et beau sapin. Papa déposa bébé devant, au centre du salon. C’est ce jour-là que j’ai pleuré, que j’ai réalisé que nous avions un bébé. Toutes les émotions sont montées d’un coup, et j’ai eu chaud au cœur.

« Depuis ce jour, je ne l’ai plus jamais laissée seule avec lui »

Les premières nuits furent mouvementées. Nous gardions bébé en cododo. Dès qu’elle pleurait pour manger je la prenais avec moi dans le salon. Elle a fait ses nuits au bout d’un mois, de 23h à 6h. Quand bébé se réveillait la nuit, c’était toujours moi qui me levais, jamais papa. Je ne lui ai jamais demandé car je pensais que ce n’étais pas à moi de lui dire. Mais il ne s’est jamais proposé. Un jour, bien plus tard, je lui en ai parlé. Il m’a répondu qu’il devait travailler le lendemain et moi pas donc il fallait qu’il dorme. La journée, quand il était là, il ne changeait pas les couches, parce qu’ « il savait faire » et que les couches caca étaient sont pires cauchemars. Il avait peur de l’odeur, de vomir sur elle…

Un week-end, j’ai fait les courses en ligne. Je suis donc allée chercher ma commande, je les ai laissés tous les deux, trente minutes. Lorsque je suis revenue, papa m’attendait derrière la porte. Il me dit : « viens vite, elle a fait caca ». Immédiatement, je lui ai demandé où elle était, et la réponse ne m’a pas plu du tout : « sur la table à langer ». Il l’avait laissé seule, je ne sais pas combien de temps, sans prendre conscience du danger.

Depuis ce jour, je ne l’ai plus jamais laissée seule avec lui, et notre relation est devenue de plus en plus difficile, tendue… Papa n’a pas modifié sa façon de vivre : apéro tous les soirs et soirées jusqu’au bout de la nuit.  Je me souviens que lorsqu’il rentrait tard, il lui arrivait de prendre des douches en chantant, en pleine nuit, sans prendre conscience que la petite dormait. Je lui ai demandé plusieurs fois de se calmer mais à part engendrer des disputes, je ne voyais pas d’améliorations.

Tout ce que je pouvais lui dire était alors reçu comme un reproche. Chaque remarque finissait en dispute, et je n’arrivais plus à garder les choses pour moi. C’est en discutant de la situation avec ma meilleure amie que je me suis rendue compte qu’elle était grave et que je devais prendre une décision. Aux trois mois de bébé, j’ai laissé papa seul quelques jours. Le temps de faire le point chacun de notre côté, d’analyser comment sauver notre couple, notre famille.

Deux mois plus tard, nous nous séparions pour de bon.

« le psy m’a diagnostiqué une dépression post partum »

Quand bébé a eu 8 mois, je suis allée consulter un psychiatre car je me sentais de plus en plus mal dans ma peau. J’étais en colère très, trop facilement. J’étais prête à me jeter sur le premier qui me dirait un truc de travers pour me battre, alors qu’habituellement, je suis douce et gentille. Je commençais à avoir des idées noires, je me voyais me jeter du haut d’une falaise ou d’un pont, me faire mal… Au final, le psy m’a diagnostiqué une dépression post partum. Il m’a expliqué qu’elle pouvait se déclencher au cours de la première année. Depuis, je vis sous anti-dépresseur. Le traitement doit durer un an. Il n’est pas censé provoquer d’effets indésirables. J’en ai tout de même un. Je n’ai plus de libido depuis des mois.

Avec le recul, je prends conscience des choses que papa m’a dite qui furent terribles à mes oreilles : « tu n’as pas l’instinct maternelle, moi si, mais t’inquiète ça viendra peut-être ». Avec le recul, je suis convaincu que ces paroles blessantes ont nécessairement contribué au déclenchement de la dépression post partum.

Aujourd’hui, lorsqu’une amie tombe enceinte, je ne peux m’empêcher de partager quelques conseils : premièrement, profite de ta grossesse à fond, assure-toi qu’on te traite comme une reine. Deuxièmement, discute avec le futur papa autant que nécessaire. Partagez vos aspirations, vos craintes, vos attentes et vos souhaits. Je crois aussi qu’il est capital de préserver son couple, de déléguer, et de laisser de la place au papa pour qu’il puisse jouer son rôle.

Et je conseille vivement aux jeunes couples trop pressés de prendre leur temps, de profiter l’un de l’autre, d’apprendre à se connaitre vraiment, d’échanger encore et encore parce que, vraiment, un enfant, ça change la vie plus qu’on ne le croit. Ma fille, j’en suis fière, c’est ma plus belle réussite. Et je ne me vois pas vivre sans elle. Je ne regrette pas de lui avoir donné la vie, ni la manière dont je l’ai eu. Mais maintenant nous somme des parents solos. Notre fille grandira avec des parents séparés alors qu’on aurait pu éviter.

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Article posté le 16 mars 2020 et mis à jour le 2 avril 2020 dans Vos témoignages

Par Olivier

Papa d'une petite fille belle comme le jour, Olivier est aussi le fondateur de Je suis papa en 2011. Même si sa photo de profil ne le montre pas, sa paternité lui a fait perdre tous ses cheveux, mais pas le moral. C'est déjà ça ! Convaincu que les enfants sont l'avenir du monde, il milite pour faire entrer Peppa Pig à l'Elysée. Un poil lunatique, il retrouve en général le sourire autour d'un bon verre de vin. 


44 COMMENTAIRES

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    • Rakel
      le

      De ce que j’ai lu vous n’aviez pas l’air pas très facile à vivre non plus, vous savez il faut rigoler un peu dans la vie et aussi arrêtez d’attendre que les autres fassent les choses à votre place (quand vous dites que c’est vous qui avez montez le lit, vous n’avez pas l’air très contente; pourtant est ce forcément a l’homme de le faire ?), On est jamais mieux servi que par soit même ….

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      • Laura
        le

        Vous êtes sérieuse? Le mec se comporte comme un célibataire, ne s implique pas dans la grossesse ni l éducation de sa fille, démonte des cabanons quand il est contrarié (quid de ce comportement d enfant et de cette violence?) et met sa fille en danger et le problème c est la mère? « On est jamais aussi bien servi que par soi même » Bah oui elle le sait vu qu elle a tout géré toute seule 🙄 pendant que son gosse de mec faisait des caprices à tout va et refusait de s investir dans son rôle de père . Vous vous êtes du genre à penser qu il faut encore materner les hommes et ne rien leur demander de peur de les fatiguer visiblement.. Vous ne devez pas être très agréable à fréquenter non plus

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      • Gabet
        le

        J’attends de voir quelle femme enceinte jusqu’au coup peut encore avoir envie d’un mec qui la laisse monter le lit toute seule. J’ai 42 ans, j’ai deux enfants, je ne suis pas féministe, je suis juste bien élevé et dotée de bon sens. Moi quand je vois une vieille dame ou un vieux monsieur qui porte des sacs trop lourds je l’aide. Quand je vois une femme enceinte faire trop d effort je l’aide, donc si mon homme n’est pas capable de faire comme moi pour éviter un accouchement prématuré c’est que ce n’est juste pas un être humain. Bon débarra

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      • Lili
        le

        Je suis choquée de vos paroles la jeune femme et enceinte et le papa ne peu pas monté un lit ou participé je pense que le papa ne était pas près a être père surtout laissé un bébé seul sur la table a langer ou ne pas changé une couche ou ce réveillé la nuit j appelle pas sa être père et prendre c’est responsabilité en tant que telles.😱😱

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      • Clymn
        le

        Ce n’est pas le bébé qui a détruit le couple, mais clairement votre couple qui était dysfonctionnel dès le départ avec un homme-enfant assisté y compris pour des tâches traditionnellement masculines. Choisissez bien vos moitiés, prenez le temps si vous êtes jeunes, mariez-vous. Les couples monoparentaux ne sont clairement pas la panacée.

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  1. Léna
    le

    Malheureusement c’est ce qui arrive à la majorité des couples qui font un bébé très vite. Et à plus de 25% des couples dans l’année qui suit la naissance d’un enfant. Se reproduire est une décision qui mérite qq années de réflexion.

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    • Faa
      le

      Je ne sais pas comment expliquer les choses. Je suis papa d’un petit garçon depuis 1 mois. Je pense que ma compagne fait une dépression post-partum. En effet, elle passe du rire aux larmes, à la colère. Elle dit vouloir me quitter et me dit quelques jours après qu’elle m’aime.
      Ici, les choses s’aggravent car elle veut me quitter sous prétexte qu’elle ne supporte plus que je puisse critiquer sa famille sur des choses qui la dérange également à elle.. J’ai l’impression que quoiqu’il puisse se passer de négatif dans notre vie, je suis le seul responsable. Et parler ne sert à rien, car on finit par se disputer. Je suis amoureux d’elle et je veux qu’on élève notre enfant à deux. Je ne veux pas que notre enfant soit balancé d’une maison à l’autre.. J’avoue que je suis un peu désespéré, voire un peu déprimé..

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      • Lili
        le

        Si je peu vous conseillé évité de critiquer sa famille il faut ce mettre à ça place même si elle critique ça famille c’est ça famille si vous ,vous critiquer votre famille vous souhaitez pas forcément que la personne qui vous écoute la critique aussi . soyez là pour l écouté pas forcément lui donne tord ou raison mais l’écouter et la conseillé.

        Répondre
      • pitchoun17
        le

        Bjr. J’ai trouvé votre commentaire touchant je voulais savoir du coup si votre conjointe avais bien fait une dépression post-partum ? Et si vs avez réussi a surmonter tout ça et rester ensemble.
        Je vs souhaite une bonne journée.
        Cordialement

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  2. Seb / papaisnotperfect.com
    le

    A quel âge un homme devient mûr pour être parent? Est-ce une question d’âge d’ailleurs ? Nous ne sommes pas vraiment prêt je le pense à devenir père. Si certains ont l’instinct paternel dès le début, pour d’autres il faudra qu’une interaction avec son enfant se fasse. Pas étonnant que de nombreux couples vivent des crises après la naissance de leur enfant. Merci pour votre témoignage même si l’issue n’est pas très bonne. Pensez à votre enfant et surtout ne vous oubliez pas 😉

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  3. JC
    le

    Il y a des critiques du père mais sauf à part le fait de laisser son bébé sur la table, je pense qu’il est possible de comprendre pour avoir vécu une histoire similaire.

    Il faut comprendre que dans notre société actuelle, les couples ne sont pas préparé à l’arrivé d’un enfant et la famille est souvent éloignée pour compenser.

    L’imaginaire actuel voit cet événement comme essentiellement un événement féminin, alors que le père est lui aussi psychologiquement très impacté alors que relégué à un rôle passif dont personne n’attend rien de lui (sauf monter des meubles).

    Si la mère a été diagnostiqué comme ayant subit une dépression, il serait aussi bon d’étudier comment le père a vécu cet événement.

    A l’évidence, la mère prend le pas sur le mari.
    Elle attend de lui des choses très précises et surréagit a des événements anodins (l’épisode du sms à sa mère étant illustratif).

    A l’évidence, le père ne trouve pas sa place dans l’événement.
    Ça ne veut pas dire qu’il ne le souhaite pas, juste qu’il n’y arrive pas et l’attitude de sa femme qui s’estime incontournable vis à vis du bébé ne l’aide pas. Et pourtant elle dit ne pas avoir eu a subir de difficultés particulières.

    En résumé, il y a d’un coté un père qui ne trouve pas sa place et une mère qui en prend trop.
    C’est le schéma projeté par notre société, bien que ce ne soit pas la réalité de la vie.

    Il n’est pas question de jeter la pierre, à l’un ou à l’autre.
    Il s’agit d’une impréparation auquel la solitude loin de la famille pousse au désastre.
    Il ne faut pas oublier que l’humain est un être social/collectif or la vie moderne nous isole, réduisant cet événement à un tête à tête entre 2 personnes.
    Notre société idéalise la venue d’un enfant, survalorise la mère et minimise le père, les attentes de  »bonheur » sont trop importantes et inévitablement la déception est probable.

    Pour la mère, il aurait fallu qu’elle minimise les actions/demandes qu’elle considérait comme importantes, pour le père une place active dans l’événement (soutien à sa femme) pour que l’événement soit perçu comme un événement commun et non un événement individuel.

    Il faudrait une formation, un accompagnement de tous les parents lors de la grossesse.
    Malheureusement, dans notre société nous en sommes loin et le peu disponible est largement insuffisant.

    Et surtout, ramener l’attente de ‘bonheur’ lié à la naissance à une proportion raisonnable et à un équilibre de rôle complémentaire entre les 2 parents.

    En effet, où est le sens de cette attente excessive de bonheur à la naissance si c’est pour priver ce nouveau né d’une famille seulement quelques mois après sa venue.

    Cette séparation aurait pu être évitée… c’est bien dommage pour tous les 3.

    Répondre
    • DEROHAN
      le

      ouin ouin ouin ! le pere en fout pas une et faudrait le plaindre ? je reve ! et surréagir ?! nan mais je rêve ! elle est un peu la premiere concernée non ?

      Répondre
        • Alexandra
          le

          Je suis très rassurée par ton message, et très très très touchée voire révoltée du témoignage.
          Je suis enceinte presque de 4mois et il dit qu’il est là, mais la chose la plus simple que je demande : de me masser les fesses (je m’occupe de mon ventre et de mes seins pour bien préparer mon corps et qu’il changent sans trop de vergetures), de lui-même il n’y pense jamais, il faut toujours que je lui demande. Dernièrement c’est très très dur. Hier il s’est levé pour emmener un petit pot d’urine à être analyser pour moi, car je m’étais couchée tard. Mais je ne me suis pas du tout sentie rassurée. Comme je n’ai pas l’habitude de recevoir de l’aide spontanément en général, javais eut que cela l’ait dérangé. Je me souviens juste qu’il m’ait dit « jy vais, reste allongée. » je sais c’est bête et très personnel mais j’avais besoin d’un « ne t’inquiètes pas, reposetoi2, j’y vais ça ne me dérange pas. » juste avant de partir, il me dit « tu pourras s’il te plaît me faire mon petit déjeuner, je vais avoir une journée chargée aujourd’hui. » Et j’ai commencé à stresser. Pourquoi ? Parce que j’ai l’habitude de le lui faire quasiment tous les jours, dès que je me lève. Et je me suis alors dit que je n’allais pas pouvoir dormir comme je voulais car me lever pour pas qu’il ne déjeune trop tard. Quand il revient je lui dit que cette phrase m’a stressée, sans m’énerver, très calmement. Et il me prend très mal. Qu’il s’est levée pour moi, n’a pas eu droit à un merci alors que je suis quasiment sûre de le lui avoir dit quand il est rentré, qu’il demandait pas à ce que ce soit direct direct. Et il s’avéra qu’il ne voulait que réchauffait des nouilles aux légumes que j’avais faites la veille. J’ai trouvé ça ironique. Il savait que j’étais fatiguée, que javais travaillée sans m’arrêter tout l’aprèm dans son Airbnb, et de lui-même il ne ses tpad fit de me laisser ce jour-là en particulier dormir tranquillement et au contraire me dire de me pas m’occuper de son petit déj. Mais voilà, j’aurais du demander. Et il y a tellement plein de petits épisodes comme ça. Après il ne m’a pas lâchée avec cette histoire de la journée, que j’avais été grossière avec lui etc, que je ne m’étais pas excusée… C’est dur en ce moment, très très dur, et le plus dur c’est quand vous êtes très conscient.e de ce qui peut vous faire du bien et ce qui peut-être bon pour votre grossesse mais que dans un état émotionnel mal, je n’arrive juste pas à m’aider, à prendre soin de moi, donc je culpabilise énormément vis-à-vis de ce petit être grandissant en moi, qui n’a rien demandé à personne. Aussi, j’ai 24 ans depuis mars dernier.

          Répondre
    • Cat
      le

      L’oubli du sms à la grand-mère maternelle n’est pas anodin, surtout s’il a prévenu tout le monde sauf elle… et laisser son bébé seul sur un meuble en hauteur sans surveillance alors que soit disant « il sait faire »…. c’est inconscient !!!
      Ce inouï de lui trouver des excuses !

      Répondre
    • Laura
      le

      « Elle avait qu à demander » Bah oui c est évident le père de lui même est incapable de prendre la moindre initiative il faut tjs demander et c est la faute de la mère elle avait qu à demander parce que homme bête, homme pas savoir faire de lui même homme besoin de directives 🙄🙄🙄 vous vous rendez compte que ce « il fallait demander » est insupportable au quotidien? Votre patron il doit tjs tout vous demander ou vous êtes capable de voir par vous même ce que vous devez faire? Pourquoi ce ne serait pas pareil à la maison? Pourquoi les hommes devraient se transformer en plante verte une fois rentrer à la maison et attendre que madame ait l obligence de leur dicter les tâches ménagères pour qu enfin ils se sortent les doigts ? C est pas aux femmes à demander aux hommes de sortir la poubelle, changer les couches, donner le bain, préparer à manger etc. C est aux hommes à être attentifs et à faire spontanément leur part c est tout. Et si on est pas capable de s auto discipliner un peu et qu on a envie de continuer à sortir et faire la fête on fait pas d enfants c est aussi simple que ça

      Répondre
      • anono
        le

        Et les femmes nous parle en permanence d’indépendance … mais là nan. Juste pour montrer que votre raisonnement absurde est débile et facilement démontable. Sans demander homme ou femme ne devine pas tout, a moins d’être omniscient. A parler parler avec votre émotionnel et cracher sur les hommes alors que la situation est plus complexe vous savoir faire quoi?

        Répondre
  4. contacter-medecin-de-garde.org
    le

    Waouh, je vois qu’il y a tellement de choses sur lesquelles on doit faire attention avant, pendant et après la grossesse. Je me demande pourquoi il est devenu de plus en plus difficile de devenir parent de nos jours.

    Répondre
  5. Laurent
    le

    Bonjour, quand je lis ce témoignage je me demande ce que j’ai bien ou faire de mal. J’ai toujours été présent, grossesse, naissance, accouchement, premiers mois, change, levé les nuits… Bref je suis comme une maman. Je ne suis pas sorti, pas fait de sport , aucune activité et ce pendant un an pour rester auprès de ma femme et de ma fille, pour la soutenir. Et pourtant, baby blues,postpartum, j’ai essuyé des coups, des insultes et violences en tout genre avec mon enfant devant tout ça. Ma femme s’est métamorphose, je n’en peux plus. J’ai fait tout ce qu’il me semblait être bien mais ce n’est jamais assez pour elle. Je suis à bout et vais partir.

    Répondre
    • Damien
      le

      Bonjour Laurent,
      Je suis comme toi je crois. Sauf que cela fait 6 ans que ca dure. J’ai peur que ma femme m’interdise de revoir ma fille si on divorce, alors je ferme ma gueule et je compte les jours. Avant de quitter ma femme pour mettre fin aux abus, j’attend que ma fille atteigne la majorité, ou au moins qu’elle soit en âge de se souvenir de son papa qui l’aime tant pour être sûr de faire partie de sa vie.
      Bonne chance à toi.

      Répondre
    • Myriam
      le

      Bonjour Laurent ,
      Si vous pensez que votre femme fait une dépression post partum il serait judicieux d’en parler à votre médecin traitant ou au pédiatre / sage femme qui s’occupe de votre fille. Ils pourront vous aider . Vous pouvez également essayer d’encourager votre femme à aller voir un psychiatre quitte a y aller ensemble . La dépression sévère ne se guéri pas toute seule . Elle doit être traitée par un professionnel. C’est important car les personnes plongées en dépression ne sont plus elles mêmes et peuvent avoir des idées noires et se faire du mal .
      Je pense que pour le bien de votre enfant cela vaudrait le coup d’essayer .
      Bon courage !

      Répondre
    • Marco
      le

      Bonjour
      Ben oui mais elle est pareil sauf que son corps est explosé
      Donc l accompagner dans une démarche psy seul et en couplé
      Ou se barrer si vous ne pensez qu à ça
      Le but c est pas encaisser sans rien dire mais aider.. et elle va mal apparemment

      Bon courage

      Répondre
  6. Aurel
    le

    En même temps si les gens attendaient de vraiment se connaître avant de faire des enfants … quand je lis que madame a commencé à dire ce qui ne lui plaisais pas qu’une fois enceinte… si elle avait été elle même dès le départ et dit merde quand elle le ressentait, elle aurait de suite vu à qui elle avait à faire. Mais madame avait sûrement peur de se retrouver seule. Du coup, une fois enceinte, elle s’est sentie autorisée à se lâcher vu que maintenant qu’il y avait un gosse dans le tableau, monsieur devrait rester même si son vrai caractère ne lui plaisait pas.

    En outre, c’est frappant comme dans ce texte, le mot « papa » est utilisé pour désigner le conjoint de madame. « Papa ci » « papa Ca » « j’en ai parlé à papa ». Déjà si madame arrêtait de ne considérer son mec que comme un papa on ferait un pas. Ensuite, cet usage du terme « papa » sans « le » devant donne vraiment l’impression d’une gamine qui rejoue sa relation avec son papa a elle. Tout le vocabulaire est enfantin « papa » « bébé »…

    Alors clairement lui non plus n’était pas prêt à avoir un enfant. Il aurait du admettre cela et l’exprimer.

    Cet enfant n’aurait jamais dû naître. Mais quand je lis la connerie du siècle « on a décidé de concrétiser notre relation par la fabrication d un mini nous » Ca veut tout dire. C est pathétique et lamentable. Un enfant conçu en fonction des stéréotypes de la société.

    Va vraiment falloir arrêter. Une relation n’a pas besoin d un enfant pour se concrétiser. Elle se concrétise en existant au quotidien et en vous rendant heureux. Croire qu’un morveux c’est l’aboutissement ou la concrétisation d’un amour non, c’est du conditionnement societal. On peut s’aimer et être heureux sans faire d’enfant. Un enfant c’est juste une étape supplémentaire et optionnelle pour un couple qui se connaît, qui a surmonté les coups durs, qui s’aime. Donc pas deux personnes qui n’ont jamais dit ce qui les dérangeait vraiment et font un gosse. C’est n’imp.

    Ensuite le coup du mini nous c’est quoi ce délire ? Ca va les projections ? La réparation narcissique ? Au lieu de faire des gosses pour réparer ce que vous n’avez pas eu les couilles de réparer dans vos vies, allez donc chez le psy.
    Ca vous permettra de trouver un partenaire qui vous conviendra vraiment avec qui vous pourrez faire un enfant en toute confiance si c’est toujours votre désir.

    Tout ce témoignage illustre tout le problème des relations hommes femmes. Je n’ai aucune compassion pour aucun des deux. Juste pour ce pauvre gamin qui paiera la connerie humaine de ses parents.

    Et je milite également pour la création d’une loi permettant de faire échec à des reconnaissances de paternités forcées contre des mecs qui n’ont pas souhaité procréer ou ont exprimé leur souhait de ne pas vouloir garder un enfant, surtout quand la femme a fait croire qu’elle prenait une contraception.
    Cela ne signifie pas que la contraception ne soit que l’affaire des femmes (la vasectomie reste quand même le must) mais quand un mec s’entend dire que madame prend la pilule, on ne va pas lui reprocher de faire confiance à sa partenaire. Si madame est une grosse menteuse et qu’elle se fait mettre enceinte et Persiste à garder l’enfant malgré le refus de l’homme, qu’elle se demerde! Un enfant Ca se fait à deux ou Ca ne se fait pas. Si on veut un enfant seule, on se fait inséminer. Et si on ne trouve pas un mec pour faire sa vie, c’est qu’il faut aller chez le psy.

    Et c’est une femme qui le dit !

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      • Jean
        le

        Non, c’est un excellent commentaire, qui analyse très bien les problèmes psychologiques de la femme qui témoigne. Que cela vous défrise en dit plus sur vous que sur l’autrice de ce commentaire..

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  7. Marie
    le

    Bonjour,
    J’espère que vous tenez bon… Ce qui vous est arrivé est très triste.
    Ne culpabilisez pas, sur l’idée que vous auriez fait un bébé trop vite.
    En couple depuis 3 ans, mariée depuis 2ans, je vis exactement la même chose que vous, dans tous les détails! Je suis enceinte de 8 mois.
    Et notre enfant ést surtout son désir -j’en ai déjà un.
    Pourtant je passe presque exactement par là où vous êtes passée, les mots de mon mari étant quasi les mêmes que les ceux que vous rapportez.
    Je vais creuser la piste de la dépression pré-natale masculine, au moins pour me tenir prête à la suite…
    Heureusement ce n’est pas mon premier enfant, donc j’ai moins de pression. Mais il est clair que certains futurs pères sont impactés négativement par la grossesse de leur femme. Je vous souhaite à nouveau bon courage.

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  8. Artemis
    le

    En même temps, c’est un homme donc c’est pas étonnant. Beaucoup d’hommes ne pensent qu’à eux et aiment bien lancer des piques pour faire du mal aux autres

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    • Jurain
      le

      Bonjour,
      Quand je lis vos commentaires ça me fait vraiment peur. G 49 ans pas d’enfant et il y a 6 mois je pensais avoir trouvé la femme idéale. Très amoureux g voulu un enfant avec elle immédiatement. Depuis qu’elle est enceinte je vis l’enfer sur terre. Ça fait bientôt 10 semaines qu’elle est malade, plus de vie sexuelle, mais surtout elle est irritable elle crie, Je suis désemparé je ne sais plus quoi faire mais surtout j’ai vraiment peur du futur. Je lis les commentaires et je sais que ce sont les hormones mais elle me déteste, tout ce que je fais c’est des critiques elle me supporte plus, elle supporte plus rien. Et moi elle me rejette. J’ai l’impression qu’elle me hait. Elle travaille beaucoup et en plus elle est tt le temps malade (nausées, mal au ventre). Déjà naturellement elle a du caractère mais là c’est insupportable. A telle point que j’ai décidé de ne plus la voir pendant une durée indéterminée dans l’intérêt du futur enfant pour qu’elle ne soit pas stressée. Je vois qu’elle souffre mais je l’aime quand même. Elle ne veut même plus parler. Je me dis qu’il faut que je l’a laisse revenir vers moi et que ça ira mieux au deuxième trimestre mais là je me sens seule au monde même si je sais que c’est elle qui souffre. J’ai tellement envie de réussir ma famille que ça m’effraie. Car on ne peut pas fonder de famille dans les cris. Je ne sais plus quoi faire et quelle attitude adopter. Je suis prêt à l’aider et je le fais (on n’habite pas ensemble). J’espère juste retrouver la femme que j’ai connue auparavant.

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      • Elodie
        le

        Bonjour,
        La grossesse est parfois quelque chose de délicat. Votre femme est certainement en grande détresse et ne vous hait pas.
        Une aide extérieure peut parfois faire beaucoup de bien à une personne et à un couple.
        Bon courage à vous
        Belle journée

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  9. Virginie marguerite diouf
    le

    Je vie presque une situation pareille j’ai une fille on est fiancé son père et moi,il a deux autre garçon….
    La façon dont il s’occupe de ses deux autres fils est tellement différent” 10ans,9ans leur âge”
    Avec notre fille de 11mois il jouy à peine avec elle , il n’as jamais changé de couche ,ni lui donner à manger,ni lui donner le bain, la coucher n’en parlons pas
    Je lui est fait la réflexion à mainte reprise et ces des histoires à chaque fois il me dit que je suis trop sur ma fille que je m’occupe trop d’elle c’est pourquoi il fait rien et ça me fait penser à son ex femme qui à abandonner ses deux fils à leur naissance,comme si il pense pas à ça
    Ça fait 4ans que je m’occupe de ses fils comme s’ils étaient les miens mais ça commence à me décourager le fait que ma fille l’aime trop dès qu’elle voit son père elle sursaute ,elle est contente mais son père s’en fou il la regarde même pas,il la prend jamais dans ses bras ça me fait peurs et j’hésite de quitter la maison conjugale avec ma fille a cause du comportement de son père que j’arrive pas à comprendre j’en est tellement pleurer que j’en peux plus et cette histoire à beaucoup diminuer l’amour que j’avais pour lui

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    • Elodie
      le

      Bonjour,
      J’imagine que votre situation est compliquée.
      Avez-vous essayé d’en parler avec lui ? Communiquer permet souvent de désamorcer des situations compliquées, de comprendre l’autre, de trouver des compromis et d’arranger les choses.

      Courage à vous.
      Belle journée

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  10. Nina
    le

    Bonjour. Je tombe sur cette histoire par pur hasard et j’ai l’impression de me voir au travers. Depuis deux ans en couple; je suis tombée enceinte rapidement au bout de 8 mois. Notre fille est née grande prématurée et cela nous a terriblement affectés. A sa naissance et pendant son hospitalisation; nous avons quitté nos logements respectifs pour aménager ensemble. Et là j’ai vu. Et je le vis et vois toujours. Il a 9 ans de moins; c’est un paresseux qui ne sait rien faire ; ni à manger; ni monter un meuble; je dois le bousculer pour qu’il fasse une ou plusieurs taches ménagères. J’ai eu de graves complications médicales et j’en subis encore aujourd’hui les conséquences. Mais de la Néonat a maintenant; c’est moi qui porte à bout de bras notre fille; qui me lève jour et nuit et qui fait tout. Il doit passer une heure par jour avec elle; à jouer hein car le bain les bibs tout ça c’est moi; sinon le reste du temps c’est le téléphone avec son jeu Pokémon et ses collègues de boulot. Et tous les jours sa séance de muscu ou footing. Moi j’ai fait une croix sur ma vie d’avant; lui non. Et j’ai mal au coeur de penser que je regrette d’avoir emménagé avec lui… il n’a rien investi dans le logement; tous les meubles sont à moi … et quand je le vois ne pas en prendre soin j’ai envie de hurler. J’ai contenu puis explosé ; je suis en pleine dépression post partum… Je suis malade; fatiguée; il le sait; m’aide a peine mais je n’en peux plus dès qu’il souffle d’agacement après notre fille parce qu’elle l’a réveillé ou autre…. Je suis perdue. Je me dis qu’il faut qu’on se sépare; je serais mieux sans lui même si j’ai encore de l’amour (bien amoindri)…. Mais je n’ai plus de force…

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    • Elodie
      le

      Peut-être serait-il utile de vous faire aider.
      Ne restez pas seule.
      Plein de courage et d’onde positive pour vous.

      Répondre
  11. Sarah
    le

    Fallait pas faire un bébé à un mec qu’on connaît depuis un an. Vous n’avez que ce que vous méritez. Vous êtes un couple égoïste et irresponsable qui n’avez rien construit avant de vous lancer dans un projet bébé.

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    • frisou
      le

      C’est extrèmement violent comme commentaire.
      Il y a des couples qui ont des enfants tôt et restent leur vie ensemble et des couples qui se connaissaient depuis longtemps et ne tiennent pas. Ca arrive. Et votre jugement n’aide personne.
      Sachez que même après 11 ans de vie commune, mon ex et moi nous nous connaissions bien. Nous voulions vraiment devenir parents. Nous avons réussi à devenir parents. Et bien, la venue d’un enfant fait quand même ressurgir des choses qu’on n’aurait pas imaginer après 11 ans de vie commune. Ca bouleverse, et j’ai aussi eu l’impression d’être face à une inconnue; alors qu’on avait l’impression d’avoir travailler sur notre entente et sur les futures difficultés. Et nous nous sommes séparées et ça va beaucoup mieux. Nous sommes redevenues amies au moins.
      Etre parents ça bouleverse. Le soucis étant que la société nous fait croire que « c’est formidable » et nous culpabilise de ne pas être des parents ‘heureux, épanouis à tout heure’.

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  12. Grieder Lydie
    le

    J’ai l’impression de me lire….sauf…que j’ai pas réussi à partir.
    Elle a 7 ans….mais un jour…le moment venu… On rompera peut être.
    Amicalement.

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    • tille mire
      le

      C’est sympa ce message Sarah… Que dites vous aux parents qui se sont rencontrés tard et n’arrivent plus à concevoir : « fallait pas attendre si longtemps, vous n’avez que ce que vous méritez » ??

      Pour participer à la discussion sur l agressivité : je suis personnellement de l autre côté, je suis devenue très agressive après la naissance de chacune de mes enfants, et ai fait bcp de reproches à mon conjoint. Bien que souvent justifiés, ces reproches étaient lourds à supporter pour lui et nous nous sommes souvent disputés. J’ai envisagé de le quitter, ce qui m’a retenue c’est que je savais que je l’aimais profondément et que c’était réciproque.

      J’ai donc fait une thérapie, pour arrêter de crier et d’être maussade. Je me suis rendue compte que j’étais littéralement épuisée : la grossesse, les nuits: gros gros manque de sommeil, la gestion des enfants, nos travaux, le boulot, les « congés » parentaux… Mon conjoint « m’aidait » mais ne prenait pas sa part d’initiatives. J’avais une liste de trucs à faire qui défilait non-stop toute la journée dans ma tête. Donc, en plus de mes tâches liées au ménage et aux enfants, je passais mon temps à devoir lui dire ce qu’il y avait à faire, où chercher les modes d’emploi pour installer les sièges bébé, quels rdv prendre, quels jours de congé poser pour s’organiser, quel truc acheter etc, etc. Et puis je n’avais plus aucun temps pour les activités qui m occupaient avant que l’on ait nos enfants. La thérapie m’a aidée à savoir m aménager des petits temps de repos et à laisser mon homme se débrouiller tout seul avec les enfants pendant que j’allais dormir ou souffler un après-midi entier. Et surtout mon conjoint a fini par comprendre qu’il fallait qu’il prenne le volant sinon j’allais m’effondrer. Ces deux prises de conscience nous aident vraiment à gérer ensemble la charge de travail que représentent les enfants.

      Nous allons beaucoup mieux mais je garde une certaine rancoeur à l’égard de notre société française : le congé maternité est trop court, le congé paternité c’est un peu mieux mais pas encore ça, nos salaires sont insuffisants pour vivre à plusieurs sur un seul salaire, les grands parents ne viennent plus en aide comme ils ont eux-mêmes été aidés par leurs parents, et si tu veux arrêter de travailler pour t’occuper quelques mois pleinement de tes enfants, la caf te donne encore moins que ce qu’elle t aurait donné pour payer la nounou… Bref rien d étonnant à ce que nombre de mères fassent encore des burn out. (Voir le discours de la sage femme de l’émission des Maternelles). Bon courage à tous, et surtout, dialoguez !

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