Demain, je vais mourir

8 Oct 2013

donner la vie pour prendre conscience de la mort

Demain, je vais mourir. Ou peut-être un autre jour, je ne sais pas. Une chose est certaine, si j’écris encore l’histoire de ma vie, j’en lis déjà la fin. Game over, six feet under.

Ce jour-là, la faucheuse viendra, et le vent m’emportera.

Si je vous parle aujourd’hui de la mort, c’est parce qu’en donnant la vie, elle s’est invitée dans mon esprit. Elle est là, tapie dans l’ombre, comme une menace discrète et silencieuse. Prête à surgir au premier faux pas. Destination trépas.

Tous les jours, elle me rappelle que l’existence est un privilège, fragile et aléatoire. Instable et destructible. Il a donc fallu que je donne la vie pour que je comprenne que la mort pouvait me l’enlever. La mienne. Celle de ma fille. De ma femme. Mon nid. Mon atome. Ma dépendance.

Face à la mort, je me suis toujours pensé serein. Et je me découvre péteux. Presque paralysé. Damoclès me pend au nez, et s’amuse à le titiller. De son épée aiguisée, il me pique le cœur. Mais plutôt mourir de suite que d’abandonner ce bonheur. De vivre, pleinement, simplement.

Bébé, je serai là derrière toi, tant que la vie le voudra. Mais un jour je partirai, il fera soleil et tu chanteras la vie est belle.

Et vous ? Comment la mort résonne-t-elle dans votre esprit ? Vous questionne-t-elle davantage depuis que vous êtes parents ?

D’autres tranches de vie de papa ? Lisez Quand j’avais deux ans !, « Cœur, papa », Fuck me i’m dad !, Etre papa en 2013, TOP 6 des fiertés de papa… toutes les tranches de vie sont ici

Photo Credit: harold.lloyd via Compfight cc

67 réponses to “Demain, je vais mourir”

  1. SandieF 8 octobre 2013 at 11 h 17 min #

    Tout comme toi, l’idée me paralyse… peur d’être malade, peur de disparaître, peur de ne pas les voir grandir, peur de ne pas être là toute leur enfance. comme j’aimerai être immortelle depuis que je suis maman

    • Olivier 8 octobre 2013 at 11 h 34 min #

      Oui, ça serait tellement plus simple…

  2. Supamam 8 octobre 2013 at 11 h 28 min #

    Elle me hante depuis la première minute de vie de mon supabb, et d’autant plus depuis le départ soudain de ma grand-mère, ma seconde mère… Je me retrouve face à une inconnue et je ne trouve pas comment lui parler, c’est dur mais ça fait partie de la vie,… c’est ce que tout le monde me répète depuis maintenant 3 semaines

    • Olivier 8 octobre 2013 at 11 h 35 min #

      Pas facile de vivre avec cette idée que la mort peut tout détruire d’un seul geste en effet.

      • Sophie 24 octobre 2013 at 10 h 52 min #

        Je n’ai jamais eu aussi peur de la mort que lorsque j’étais enceinte. Peur de perdre mon compagnon et peur de me retrouver seule avec bébé. Aujourd’hui mon fils à 10 mois, et cette angoisse s’est un peu calmé, mais je pense souvent à notre mort avec la question : que va devenir notre enfant quand nous ne serons plus là pour l’aimer, le protéger, rire avec lui etc…la séparation que provoque la mort avec les êtres qui nous sont chers est une véritable tourmente.

        • Olivier 24 octobre 2013 at 15 h 02 min #

          et pour continuer à vivre pleinement, il faut accepter cette tourmente. C’est un peu paradoxal mais c’est pourtant ça…

  3. Emma June 8 octobre 2013 at 11 h 42 min #

    J’ai un peu toujours pensé « et comment ça serait si je n’étais plus là ». Depuis que je suis mère, j’ai presque l’impression d’être immortelle (le manque de sommeil me rend folle sûrement) par contre, j’ai une peur sournoise de perdre mon enfant et je trouve ça encore plus dur que de mourir moi-même.
    Bref, quand il m’énerve, je me dis « oui mais il est là et c’est super »> pour terminer sur une note positive

    • audrey 8 octobre 2013 at 13 h 17 min #

      tout pareil moi je me dis « je suis fatiguée et à moitié folle aussi mais c’est trop génial d’avoir des enfants » 🙂

    • Olivier 8 octobre 2013 at 13 h 22 min #

      Ben voilà,,c’est ce qui est terrible. Avoir un enfant, c’est un grand bonheur… mais c’est aussi une terrible angoisse !

  4. sophie mum 8 octobre 2013 at 11 h 44 min #

    depuis que je suis maman j’ai peur de mourrir trop tot pour ma fille

    • Olivier 8 octobre 2013 at 13 h 23 min #

      du coup, il faut en profiter chaque jour qui passe…

  5. Nat et ses oursons 8 octobre 2013 at 12 h 02 min #

    J’ai cette angoisse, surtout depuis que j’ai perdu mes parents et 2 grand parents en moins de 5 ans… Je me dis que j’ai eu la chance de profiter de mes parents assez longtemps parce qu’ils m’ont eue jeunes (21 et 22 ans), mais je ne peux pas m’empêcher de penser que si je meurs au même âge mes enfants seront plus jeunes, ça sera plus dur… Bref ça me fait flipper… Quant à la mort de l’ours j’évite d’y penser autant que possible mais bon, quand il part en mission ça reste toujours dans un coin de la tête… En revanche, celle de mes enfants je refuse l’idée…

    • Olivier 8 octobre 2013 at 13 h 24 min #

      D’autant que ton ours ne fait pas un métier facile… et comme toi, je n’envisage pas la mort de Mychoup’. pas possible.

  6. audrey 8 octobre 2013 at 12 h 58 min #

    ça m’a fait bcp de bien de lire ce billet…j’avais l’impression d’être différente…depuis que je suis maman je pense tellement souvent à la mort et suis terrorisée à l’idée de perdre mes enfants (mon oncle est parti brutalement suite à une piqure de guêpe j’imagine qu’il y est pr qqch)…ma mort à moi me fait moins peur (sans doute car je n’y suis pas confrontée là tt de suite maintenant) mais j’y pense souvent et je me dis que ça serait terrible pour mes proches, on s’aime tous tellement…
    ces derniers temps je me disais que je devrais pê consulter un psy…mais je ne le fais pas car je doute qu’il puisse m’enlever cette angoisse…tout au mieux il m’aidera à la comprendre…enfin j’y connais rien en psy…toute façon avec 2 enfants en bas âge je ne suis pas dispo 🙂
    encore merci pour ce magnifique billet ! ça faisait longtemps que je le cherchais ce billet…
    vous faites comment vous pour atténuer cette angoisse quotidienne ?

    • Olivier 8 octobre 2013 at 13 h 26 min #

      J’en parle, je fais des exercices de respiration, j’essaye de comprendre d’où viennent ces angoisses, et depuis peu je vais voir un psy pour mieux les comprendre et apprendre à vivre avec.

  7. Caro 8 octobre 2013 at 13 h 12 min #

    Moi j’ai peur de souffrir et de laisser mon pti loup trop tot. Avec mon mari, on a dans l’idée de faire des papiers chez le notaire pour que notre enfant n’aille pas à l’assistance publique mais chez ma belle soeur car il l’adore. On ne sait jamais à quelle heure notre fin arrivera mais trop tot c est sur.

    C est d’ailleurs que pour bébé2 on hésite. Deux loulous (et oui on ne sait pas quand sonnera notre heure !) seuls sans nous mais en meme temps un seul pourrait etre perdu. Il serai peut etre plus fort s ils étaient deux …

    La faucheuse ma plus grosse angoisse mais il parait que la mort fait partie de la vie

    • audrey 8 octobre 2013 at 13 h 15 min #

      ah bon les enfants ne sont pas confiés à la famille proche d’abord ?!? mais à l’assistance publique ?!? pour vrai ?!?

      oui à 2 ils seront plus forts c’est sûr !!! seul dans ce monde la vie est trop dure je trouve…

      moi ma peur la plus grande c’est de survivre à mes enfants…

      courage à nous !

      • Caro 8 octobre 2013 at 20 h 39 min #

        Je ne sais pas si les enfants sont d abord donnés à la famille ou pas mais moi je veux en etre sure !! Pis autant que mon loulou aille avec ceux qu’ils préfèrent. Je ne veux pas qu’il aille avec une de mes belles soeurs meme si elle a les moyens financiers de l’avoir (elle est médecin !) mais elle n’est pas assez aimante pour ça.

        Survivre à mon loulou j’évite d’y penser. Pour moi ça ne serait pas la logique de la vie. Et qu’on en ait un ou quinze, les autres ne le remplaceront pas. C est la pire des souffrances

    • Olivier 8 octobre 2013 at 13 h 27 min #

      Effectivement, l’idée de préparer le terrain est cas où est intéressante. Même si elle rend les choses encore plus réelles qu’elles ne le sont déjà.

      • Caro 8 octobre 2013 at 20 h 40 min #

        Mais les démarches facilitent leur petite vie

        • Olivier 9 octobre 2013 at 11 h 29 min #

          Exactement, c’est pourquoi il faut probablement le faire !

  8. Mademoiselle Mummy 8 octobre 2013 at 13 h 39 min #

    Il est bouleversant cet article justement parce que les mots sont mis sur cette réalité qui fait flipper rien que d’y penser…je vois mon bébé si petit qui a tant besoin de ses parents pour l’aimer, l’accompagner dans la vie, ça me glace le sang d’imaginer qu’il pourrait se retrouver sans moi, sans nous. Mais pire encore, d’imaginer qu’il lui arrive quelque chose. J’ai vécu des années en me demandant si les enfants c’était vraiment si génial, si j’étais prête, etc. mais depuis, impossible d’imaginer ma vie sans ce petit bout de vie!

    • Olivier 8 octobre 2013 at 13 h 43 min #

      ben voilà, tu résumes bien ce qui me hante chaque jour !

  9. Leeloo 8 octobre 2013 at 13 h 42 min #

    Je n’ai jamais vraiment pensé à la mort, ça ne me traversait jamais l’esprit…mais ça c’était avant! Avant de rencontrer mon amour, avant de mettre au monde nos 2 loulous et de devenir mère. Depuis ce jour là, la mort me hante, j’ai peur de les abandonner tous les 3, de ne plus être là pour eux, ça me terrifie… Alors qu’avant je n’y pensais même pas c’est fou… alors je partage tout à fait ton sentiment. Ca c’est accéléré le jour ou j’ai perdu ma maman il y a 3 ans, tellement difficile que je me dis que j’ai pas envie qu’ils connaissent cette douleur et malheureusement il faudra bien…un jour… le plus éloigné possible…
    En plus lorsque j’en parle à mes amis (la plupart n’ont pas encore d’enfants), j’ai le droit à des « non mais n’importe quoi, faut pas y penser… » mais bien sur! Si c’était si simple je le saurai! Bref, tout ça pour dire que cette angoisse s’est vraiment accentuée quand je suis devenue mère, alors est-ce que c’est aprce qu’on se sent responsable de petites vies… je ne sais pas mais j’avoue que ça me hante ;-))

    • Olivier 8 octobre 2013 at 13 h 45 min #

      Oui, je crois que c’est parce qu’on se sent responsable, et probablement parce que la naissance nous renvoie à des angoisses que nous avons enfouies profondément…

  10. Vi 8 octobre 2013 at 14 h 14 min #

    La mort est un point de chute pour tout être humain. Je suis bouddhiste donc pour moi, il n’y a pas de mort. C’est la roue de la vie. Je m’y prépare depuis toujours. Enceinte, j’ai fait mon testament, désigné les tuteurs de ma fille au cas où ça se passerait mal. Sur la table d’accouchement, j’étais prête à laisser ma vie afin qu’ELLE puisse vivre. Quand son coeur a ralenti, je leur ai dis de m’ouvrir le ventre même sans anésthésie. Mais j’ai trouvé une force venant de nulle part pour la faire sortir. Je n’ai pas peur de mourir si c’est pour la protéger. Elle aura toujours son papa, ses grands parents, son parrain, sa marraine. Mais l’idée de pouvoir LA perdre est tout simplement inimaginable pour moi. Perdre mes parents, je l’accepterai, je m’y prépare depuis enfant, mais perdre ma fille et son père…NON.

    • Olivier 8 octobre 2013 at 14 h 59 min #

      Merci de ce témoignage touchant. C’est vrai que pour nos enfants, on est parfois capable de trouver des forces qu’on ne soupçonnaient pas !

  11. Sandrine 8 octobre 2013 at 16 h 20 min #

    C’est le truc qui me garde éveillée la nuit : comment faire pour mon agrume si je disparais
    alors j’ai tout expliqué à ma notaire et … je m’angoisse quand même

    • Olivier 8 octobre 2013 at 16 h 40 min #

      Je crois qu’il va falloir que je file voir un notaire un de ces jours…

  12. Doudou 8 octobre 2013 at 16 h 20 min #

    Comme toi, depuis la naissance de Bébé, cette sensation s’est décuplée à l’extrême !
    Au moindre mal de dos, petit bobo, virus qui passe, voiture qui déboule à droite, …
    J’ai peur.
    Je n’ai pas peur d’avoir un accident, j’ai peur de faire une orpheline, de l’abandonner, ne plus être là pour elle… pour mon bébé, ma femme qui serait seule et qui revivrait son schéma familiale (son père n’est plus depuis ses 18 ans)…
    Rien que d’écrire ces qq mots en commentaire, les larmes me montent aux yeux, et une certaine dépression vient à mon esprit…
    Etre Papa, c’est pas rien !

    • Olivier 8 octobre 2013 at 16 h 42 min #

      Oui, ça chamboule parfois bien plus qu’on ne l’imagine. Et c’est pas facile tous les jours de vivre avec ces nouvelles angoisses.

  13. Clairou 8 octobre 2013 at 17 h 50 min #

    Ma mort à moi ne me fait pas peur, on y passe tous un jour ( mais que ce soit le plus tard quand même mais bien c a d pas vieillir mal…), mais se dire que la sangsue peut partir oui je le sais mais j aurais énormément de mal à l accepter… Et jamais je m en remettrais…

    Que les parents s en aille c est dans l ordre des choses, mais survivre à un enfant ca doit être terrible…

    La sangsue sera unique c est une certitude, ce n est pas cette peur qui me fera changer d avis, quitte à ne pas m en remettre si il lui arrive quelque chose…

    • Olivier 9 octobre 2013 at 11 h 30 min #

      Comme toi, je n’imagine même pas la disparition de Mychoup’, ça me glace le sang !

  14. Maïtie 8 octobre 2013 at 18 h 07 min #

    Mon métier de sage-femme m’a familiarisé à la naissance comme à la mort. Au moment de la mise au monde la mère comme l’enfant sont sur un fil , équilibristes entre la naissance et la mort : il suffit d’un petit pas pour passer de l’un à l’autre. Donc la mort m’a toujours été familière. C’est ce qui m’a permis d’accompagner des femmes, des hommes au cours d’ITG ou d’IVG ou de fausses couches afin de le vivre en conscience et en présence.

    Un jour j’ai réalisé que je ne donnais pas la vie en tant que mère, je ne faisais que permettre qu’elle prenne forme puis s’envole.

    J’ai réalisé que c’était la naissance qui était l’inverse de la mort et non la vie. La vie est au-delà de la mort, rien ne peut l’arrêter : elle change de forme. Comment puis-je rester en lien avec elle même si la forme que je lui connais est devenue inutile ?

    In utéro, le corps de l’enfant comprend son corps + le placenta+ les membranes + le cordon. Tout cela est le bébé. Lorsqu’il passe du monde aquatique au monde aérien, une partie de ce corps devient inutile; il s’en détache : c’est le placenta, le cordon et les membranes. Plus tard, il passera du monde aérien à un monde éthérique; son véhicule terrestre est désormais inutile, alors il s’en déleste et l’offre à la Terre qui le transforme. Pourtant ce qui constitue sa spécificité continue dans son Essence. Comme nous ne pouvons ni la voir , ni la toucher nous pensons qu’elle est absente… Mais qu’en avons-nous ?
    Maïtie
    www;la-voie-du-couple.com

    • Olivier 9 octobre 2013 at 11 h 33 min #

      Oui, effectivement. Merci de partager ce point de vue intéressant. Néanmoins, que la vie se prolonge au delà de la mort ou pas, reste que la disparition continue à faire mal à ceux qui restent. Le plus tard possible. Mais ce n’est pas toujours le cas…

  15. ma-pie 8 octobre 2013 at 21 h 30 min #

    Perso la mort a toujours été présente à mon esprit. J’ai perdu mon papa à l’âge de 5ans et j’ai toujours eu peur de perdre ma maman. Ma peur est maintenant de perdre mon mari ou mon fils. Ça m’obsède, avec mon mari je peux rien mais mon fils j’ai tendance à le sur protéger (il a 15mois il est petit, mais tout me fais peur là il commence à marcher ahhhh angoisse de l’accident lol)
    Ma propre mort un peu moins, j’espère que choupinou sera entouré comme je l’ai été à la mort de mon papa et je fais tout pour.

    • Caro 8 octobre 2013 at 21 h 45 min #

      Quand il s’agit de nos enfants, un tout petit rien nous fait énormément paniqué. Le mien c’est déjà brulé la main contre le fourneau, tombé contre l’arete d’un meuble à en faire gonflé le front …. tout m’angoisse alors penser à sa mort hors de question.

      Mais il ne faut pas les surprotéger car ils ne pourront pas affronter le monde qui nous entoure avec force. Il faut leur apprendre à voler de leurs propres ailes et ce dès le plus jeune age.

      Mais au vu de votre vécu, nous pouvons comprendre votre angoisse et vos désirs

    • Olivier 9 octobre 2013 at 11 h 35 min #

      Forcément, certains épisodes de notre vie conditionne notre rapport à la mort, particulièrement au moment d’une naissance. Et ces angoisses sont parfois lourdes à porter.
      Effectivement, la surprotection n’est pas une bonne solution. Elle est rassurante pour le parent (quoique) mais pas adapté à un enfant qui aspire à grandir…

  16. heidi 9 octobre 2013 at 11 h 25 min #

    La gravité te pend au nez dès le test de grossesse positif, finie l’insouciance.

    • Olivier 9 octobre 2013 at 11 h 37 min #

      Ouais, je ne m’en suis pas rendu compte tout de suite, mais l’angoisse est vite montée !

  17. aggie 9 octobre 2013 at 12 h 32 min #

    Avant ça me laissait presqu’indifférente. Pas que je n’avais pas la trouille, mais disons que je m’étais faite à l’idée qu’il faudrait bien y passer. Et depuis que je suis maman, me dire qu’il y a une fin, qu’un jour je ne serai plus avec elles, ça me bouffe.

    • Olivier 9 octobre 2013 at 13 h 20 min #

      En espérant une fin la plus tardive possible…

  18. Margaux 9 octobre 2013 at 12 h 40 min #

    Merci pour ton blog, vraiment je découvre depuis quelques jours et je te lis avec grand plaisir ! =) Ca fait du bien de voir que les papas peuvent tenir un chouette blog 🙂 Je t’ai ajouté à ma liste de blog que j’aime ^^

  19. Anne-Laure 9 octobre 2013 at 13 h 22 min #

    Avant d’être maman, mourrir ne me faisait pas peur. Depuis que je suis maman, je ne veux surtout pas mourir car je veux les voir grandir et je ne veux pas qu’ils soient orphelins de mère ou de père.
    Puis la vie s’est rappelé à nous.
    Mon premier avait 4 mois quand la maman de mon mari nous as quitté et j’ai perdu mon papa la même année alors que j’étais enceinte de ma deuxième. Je connais la douleur indescriptible de la perte d’un parent. L’idée qu’ils puissent la connaitre un jour, inévitablement me ravage l’âme 🙁

    • Olivier 9 octobre 2013 at 13 h 34 min #

      Et oui, les disparitions de nos propres parents rendent la mort presque palpable…

  20. Aurèle 9 octobre 2013 at 13 h 59 min #

    Il y a deux jours, mon petit Sushi – 5 ans- a demandé : »Quand j’aurai des bébés, tu seras quoi maman? » Je serai sans doute beaucoup plus vieille et je serai grand-mère… « Oh non, j’ai pas envie que tu deviennes vieille, je veux que tu restes ma maman comme ça pour toujours ».
    Depuis, je pense qu’un jour je ne serai plus là pour en profiter avec elle.
    Ce fut vraiment une prise de conscience. Ca me fait peur mais c’est bien pour cette raison qu’il faut en profiter chaque journée. Chaque jour, un petit bonheur. Merci pour cet article.

    • Olivier 9 octobre 2013 at 14 h 19 min #

      Et merci de ton petit mot 🙂 Effectivement, c’est aussi au creux des moments du quotidien qu’on prend conscience de la fragilité de nos petites existences, et de leur beauté !

  21. Amélie Epicétout 9 octobre 2013 at 14 h 22 min #

    Très joli billet! Profitons de la vie. Je ne m’étendrai pas sur le sujet par pudeur mais vraiment, profitez de la vie et n’hésitez pas à accumuler les souvenirs et à prendre vos dispositions pour vos enfants. C’est assez terre à terre mais vraiment nécessaire.

    • Olivier 9 octobre 2013 at 15 h 19 min #

      A part le notaire, d’autres démarches à faire ? Que ne faut-il pas oublier ?

  22. Madame Parle 9 octobre 2013 at 15 h 26 min #

    ouaouh.. Ces mots!

  23. Ev@ 10 octobre 2013 at 10 h 02 min #

    De très jolis mots(maux) encore!!

    Depuis que ma zouzou est là je vois la vie autrement(normal un enfant ça chamboule tout, c’est précieux, on a une vie autre que la notre entre les mains),
    Puis j’ai perdu mon père à noel dernier dans un accident de voiture, ma zouzou avait 4 mois, c’était sa première petite fille, il en était gaga. j’ai 25 ans et on imagine pas que la mort puisse nous toucher ainsi, enfin depuis cet accident si.

    Alors maintenant, j’essaie de vivre ma vie sans regret, dire les choses (bonnes ou mauvaises d’ailleurs) tant qu’il est encore temps, « PROFITER » est le maitre mot.

    • Olivier 10 octobre 2013 at 14 h 21 min #

      Oui, j’imagine que ce genre d’événement marque profondément, jusqu’à changer notre perception de la vie.

  24. Anne-Estelle 10 octobre 2013 at 22 h 12 min #

    C’est terrible de vivre en ayant peur de la mort. Moi je n’ai pas peur de mourir, je crois en l’éternité après. Par contre j’ai peur de l’absence que cause la mort pour ceux qui restent. Imaginer ma fille sans moi, ou mon homme sans moi, ça c’est terrible…

    • Olivier 15 octobre 2013 at 8 h 44 min #

      Oui, la séparation, surtout quand elle n’est pas préparée, c’est terrible.

  25. Divine Dungeon 23 octobre 2013 at 19 h 51 min #

    Je n’ai pas peur de mourir. Mais j’ai peur que mon mari ou bb1 meurt. Peur de ne pas réussir à remonter la pente sans eux. Alors je fais très attention à eux et je m’inquiète pour une rien 🙁

    • Olivier 24 octobre 2013 at 15 h 00 min #

      Et ton inquiétude ne pourra rien contre le hasard de la vie… voilà un risque que j’ai pour ma part beaucoup de mal à accepter.

  26. Crevette d'ODouce 27 janvier 2014 at 20 h 26 min #

    Houlà, je crois que j’en tiens un bon là billet sur les angoisses… Voilà c’est terrible, je pensais que j’avais un soucis à en avoir peur autant de « la faucheuse », mais finalement cela touche plus de personnes que je l’imaginais. Je déteste quand ça fait ça… cette envie de vouloir tout maitriser… Je me répète peut être mais joli blog 🙂

    • Olivier 28 janvier 2014 at 9 h 23 min #

      Tu m’excuseras de ne pas t’avoir répondu sur FB, je ne voulais pas utiliser le profil de Natacha pour faire la pub de mon blog 🙂 mais tu as fini par trouver !

      • Crevette d'ODouce 28 janvier 2014 at 10 h 01 min #

        Et oui ! Quand ça intéresse, qu’on a la volonté et que le blog est bien fait, on trouve ! Je dirais même que l’on trouve bien mieux que ce que l’on cherche. Me voilà dorénavant abonnée pour ne rien rater.

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