Tu crois que ça existe l’internat en maternelle ?

internat : à partir de quel âge

Des fois, je me demande si Mychoup’ ne s’envoie pas du Redbull en intraveineuse en cachette. En tout cas, après une journée avec elle, des idées maléfiques planent parfois dans nos esprits  défraîchis de parents vermoulus.

Moi : «  Dis donc, Mychoup’ rentre à l’école en septembre. Tu crois que l’internat existe en maternelle ? »

Super-maman : « Arrête de déconner ! Tu penses vraiment que tu l’y laisserais ? »

Moi : « Après une journée comme celle-là, ça se réfléchit ! »

Evidemment, super-maman ne m’a pas cru une seule seconde. N’empêche, et si un tel établissement existait ? On ne sait jamais, sur un coup de sang, Mychoup’ pourrait bien y finir !

Internat : à partir de quel âge ?

Rassurez-vous, à ma connaissance, personne n’a encore osé ouvrir un internat pour élèves de maternelle. Pas plus en France qu’en Suisse, pourtant réputée pour ses pensions internationales. Mais dès le CP, plusieurs écoles proposent déjà aux parents de laisser leurs mômes en pension pendant la semaine.

En France, les internes représentent 4 % de l’effectif scolaire du second degré public et moins de 1% de celui des collèges. Si l’internat bénéficie d’une image plus flatteuse depuis quelque temps, – notamment grâce aux efforts menés par les établissements concernés – on est loin des chiffres des années 70. A l’époque, 13 % des élèves du second degré étaient internes.

Internat : trouver le bon

Longtemps perçu comme une punition, l’internat est aujourd’hui considéré par l’Education Nationale et les professionnels de l’enfance comme une réponse à des problèmes identifiés : de mauvais résultats scolaires ou le souci de protéger un enfant d’un environnement familial difficile en font partie.

Néanmoins, plusieurs professionnels préviennent : d’abord, l’internat peut-être mal vécu par les élèves les plus jeunes, ceux de primaire notamment, pour qui un éloignement de la cellule familiale pourrait s’avérer trop difficile.

Pour que l’enfant vive correctement son internat, il faut par ailleurs qu’il soit volontaire. Plusieurs établissements se montrent d’ailleurs très fermes sur ce point et exigent l’accord de l’élève avant de valider son inscription.

Enfin, tous les internats ne se ressemblent pas. Il convient donc de ne pas jeter son môme dans le premier venu, mais plutôt de trouver celui qui répondra pleinement à ses attentes, ses besoins et ses aspirations. A ce sujet, l’interview de Renée Greusard, auteur du livre « Mettre mon ado en internat : une bonne solution ? » sur Plurielles, s’avère éclairant. Pour faciliter les recherches des parents, l’Education Nationale a mis en ligne un annuaire des internats en France.

EDIT du 28/11/2016 : Note de François Lhardy Chef d’établissement Internat Saint Mammes :

« Je vous signale l’existence d’un internat qui accueille des enfants dès la dernière année de maternelle. Au départ, il s’agit d’un établissement destiné à accueillir des enfants de parents exerçant des professions non sédentaires (bateliers/forains.Parfois,d’autres parents sont obligés de confier leur enfant à un internat (séparation/travail de nuit/déplacements/…). Ils récupèrent leur enfant le vendredi soir et le ramènent le dimanche soir ou le lundi matin. Vous pouvez consulter le site : www.internat-erpd-saint-mammes.fr »

Et vous ? Avez-vous déjà imaginé proposer l’internat à vos enfants ? A partir de quel âge un enfant est-il prêt selon vous ?

Photo Credit: Lifelog.it

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Article posté le 11 mars 2014 dans Humour et humeur

Par Olivier

Papa d'une petite fille belle comme le jour, Olivier est aussi le fondateur de Je suis papa en 2011. Même si sa photo de profil ne le montre pas, sa paternité lui a fait perdre tous ses cheveux, mais pas le moral. C'est déjà ça ! Convaincu que les enfants sont l'avenir du monde, il milite pour faire entrer Peppa Pig à l'Elysée. Un poil lunatique, il retrouve en général le sourire autour d'un bon verre de vin. 


29 COMMENTAIRES

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  1. clairou
    le

    l internat…. la menace de mes parents aussi loin que je m en souvienne!

    je ne pense pas que je la laisserai sauf échec scolaire ou à sa demande et encore…
    Et je ne pense pas non plus qu un enfant soit prêt…

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  2. Céline
    le

    Idem, à moins que mon fils me le réclame plus tard et qu’il soit assez mature pour vivre de la sorte… Je ne pense pas que je lui proposerais de moi-même la possibilité de l’internat. Ou cas extrême, par exemple, si ados il devenait impossible à vivre.

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  3. corinne0402
    le

    Bonjour,
    Mon fils de 14 ans rentrera en internat l’année prochaine. Il a choisi de passer un Bac Pro et le lycée qui prépare la spécialité qu’il a choisi est enseignée à 50 km de la maison. Donc pas le choix mais ça n’a pas l’air de le gêner au contraire ! Il voit ça comme le début de l’indépendance !

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  4. Jim PROFIT
    le

    Cela dépend tellement des enfants.
    Si celui-ci n’est pas un minimum indépendant, il sera alors incapable de s’auto-gérer.
    Par ailleurs, si l’internat est loin de son domicile, il faut alors rentrer par les transports en commun, trains en général. Et là je vois mal un enfant de moins de 12 ans se débrouiller seul.

    Pour mes enfants, leur mère me pendrait si j’osais les mettre en internat dès la maternelle ou même plus tard!
    😉

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  5. Thethys, maman pêcheuse
    le

    Je ne crois pas que je pourrai laisser ma fille à l’internat, même si c’était pour une filière exceptionnelle, je déménagerai je crois
    Bon en même temps avec des tous-petits c’est dur de se projeter …

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  6. Cloe D.
    le

    J’ai été en internat de 16 à 18 ans. Ca a été les 2 pires années de ma vie. Le problème n’était pas l’internat en lui même, c’était bien de se retrouver indépendante, loin de papa-maman. Le problème, c’était les autres. Quand on subit de l’harcèlement moral, physique et sexuel et qu’on est enfermés 24h/24 avec ses « bourreaux », la vie devient un enfer. Malgré les nombreuses menaces de porter plainte, le directeur et le service éducatif n’ont pas bougé le petit doigt malgré les nombreuses promesses. Alors je me suis enfermée dans les études, et ma moyenne est passée de 9 à 14.

    Mon frère a été en internat de 15 à 17 ans, dans un autre lycée, et ça s’est très bien passé pour lui. Il a également réussi à bien remonter la pente. Puis ma sœur y est passée aussi et de même ça s’est très bien passé.

    Mon fils aîné de 11 ans est dans un internat spécialisé pour les « cas difficiles » et pour lui ça se passe plutôt bien. Il est dans une classe de 10 élèves, encadré 24h/24 et ses résultats se sont bien améliorés.

    Pour moi, l’internat est LA solution quand on arrive pas à bosser ou qu’on a du mal avec la vie en collectivité.

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    • Olivier
      le

      Disons que c’est une solution parmi d’autres à activer, tout en restant proche de l’enfant pour s’assurer qu’il vit bien cette étape de sa vie, et qu’il en tire effectivement les bénéfices attendus !

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  7. Nat et ses oursons
    le

    Avant 14 ans je trouve ça rude… Après moi mes parents m’ont menacée d’internat et au final c’est moi qui ai voulu y aller en entrant en 2nde! J’en garde de super souvenirs, ça a aidé à une meilleure entente familiale, ça m’a appris beaucoup de choses sur moi-même et la vie en groupe. Pour moi c’est quelque chose de plutôt positif mais à condition de ne pas être une punition, et bien sûr ça dépend de l’enfant et de l’établissement, j’étais dans un petit lycée, vraiment agréable.

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    • Olivier
      le

      Exactement, ça ne doit pas être une punition. C’est horrible pour un môme de se dire que l’école est finalement une punition… et désastreux pour les résultats à mon avis !

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  8. Damanne
    le

    Hum, l’internat… De ce que j’en vois et entends aujourd’hui, c’est plus la fête qu’autre chose !!
    Certains pions ont à peine 3 ans de plus que les lycéens…
    Certains voient l’internat comme une punition en cas d’échec, d’autre comme la liberté… Je crois que chaque établissement a sa politique à ce sujet et qu’il faut bien se renseigner avant…

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  9. sophie-mum
    le

    l’internat a été une menace étant petite sois sage sinon tu vas a l’internat (oui mais l’internat ca coute quand meme les yeux de la tete)
    mais je pense que l’internat au lycée est une bonne chose quand on habite loin etc ce n ‘est pas une punition alors si au lycée ils veulent faire des études loin de chez nous c’est clair que ca sera une option mais pas pour le primaire et collège

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  10. BBB's mum
    le

    c’est drôle mais j’ai lu cet article hier soir
    et c’était le sujet de Reportages sur la une ce midi
    pour ma part j’ai adoré l’internat
    lais en voyant les images ce midi
    je me suis dit qu’il était hors de question que je « perde » mon bb pour un internat !
    vive les contradictions de parents

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    • Olivier
      le

      Exactement. Je crois que ça me ferait aussi un petit pincement au coeur de laisser ma fille… mais bon, si c’est son projet, j’imagine que je m’y ferai !

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  11. CastorSimone
    le

    Alors, comment te dire…
    Imagine une journée horrible que te fait passer ta choup (oui, j’arrive pas à dire mychoup puisque mon anglais a beau être merdique, je sais bien que ca veut dire ta choup ^^) bref, imagine cette journée horrible. transpose avec des gamins de 14 à 20 ans (en gros), 30 par dortoir.
    Rajoute une surveillante qui les a la journée ET le soir…
    Laisse mijoter le tout…

    Et en fait, tu obtiens des moments formidables.
    Bon je dis pas que c’est rose tous les jours, loin de là, mais l’internat du coté des pions, c’est parfois magique ! (même si j’aurais absolument détesté en étant lycéenne)

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  12. @Cathalapointe
    le

    Je suis de la génération où, habitant un petit village, je suis allée en pension dès l’âge de 9 ans (en CM2 pour « s’entraîner »!) et jusqu’au bac. Au bout de la première semaine, les « nouvelles » ne sortaient pas (« pour les habituer »!) et regardaient éplorées leurs aînées partir avec leurs parents… je pense qu’à l’époque la psychologie n’était pas trop à la mode… Peut-être pour ça que j’ai fait psycho ensuite.
    Mon dernier fils est allé en pension pour redoubler sa terminale (pour échapper aux tentations amicales et aux jeux en réseau!) et là, merci Passy Buzenval, il a eu le bac alors qu’il avait eu une moyenne de 6 l’année précédente… Aujourd’hui il me remercie encore.
    Cathalapointe

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  13. emmanuel
    le

    Moi je l’ai vécu et mal vécu dans les années 70 juste après le CP je me revois le soir aller pour la première fois au self service aller chercher mon plateau repas (presque aussi grand que moi) Un sentiment de solitude vous envahit et il reste pour la vie …

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