17 questions que les parents se posent sur les vaccins (et leurs réponses)

4 Oct 2018

questions sur les vaccins de bébé

Depuis janvier 2018, les nourrissons doivent recevoir 11 vaccins*. À l’annonce de cette mesure, un débat virulent et pas toujours très clair a émergé et continue de se propager.

D’un côté, des reportages alarmistes pointent la résurgence de maladies oubliées, laissant planer le spectre d’épidémies potentiellement dévastatrices. De l’autre, des publications plus ou moins sourcées alertent sur les terribles dangers des vaccins et les risques auxquels le grand public s’expose en les acceptant.

Au milieu de ce brouhaha, les jeunes parents avouent la plupart du temps leur désarroi. Perdus, entre rumeurs, fake news, fantasmes, peurs et idées reçues, ils ne savent plus quoi croire.

Il faut dire que si les messages de l’État portant sur les chiffres de l’épidémie de rougeole ont été largement relayés par les médias et discutés sur les réseaux sociaux, ceux expliquant la politique vaccinale française au grand public semblent trouver moins d’écho.

Santé publique France répond aux questions des parents

Il y a quelques semaines, j’ai donc été invité à rencontrer les experts de Santé publique France pour échanger librement sur la politique de vaccination en France. L’occasion de poser les questions que vous avez proposées sur la page Facebook de Je suis papa.

Santé publique France, c’est quoi ? Santé publique France est l’agence de santé publique. Elle a pour mission de protéger efficacement la santé des populations, en travaillant sur trois axes majeurs : anticiper, comprendre, agir. Vous trouverez une présentation détaillée de ses missions ici.

La table ronde réunissait 3 agents de Santé publique France :

  • Daniel Levy-Bruhl, médecin épidémiologiste, responsable de l’unité infections respiratoires et vaccinations au sein de la direction des maladies infectieuses
  • Sylvie Quelet, directrice prévention et promotion de la santé à Santé publique France
  • Sandrine Randriamampiania, responsable communication vaccination à Santé publique France

Daniel Levy-Bruhl a largement animé les échanges.

Vous trouverez dans cet article la synthèse des échanges qui se sont déroulés pendant 2h30. Les discussions ne sont pas reproduites intégralement. L’article serait trop long. Les propos tenus ont donc été associés les uns aux autres pour former des réponses aussi complètes que possible. Ces réponses ont été relues et validées par Santé publique France. Elles constituent donc la position officielle de l’agence de santé publique sur les questions que les parents se posent.

1 | Qu’est-ce qui justifie d’étendre l’obligation vaccinale de 3 à 11 vaccins ?

Nous avons pris conscience que le caractère obligatoire des 3 vaccins contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite (DTP) pouvaient laisser entendre que les vaccins simplement recommandés avaient moins d’importance, alors qu’ils sont tout aussi nécessaires. Les 8 vaccins nouvellement obligatoires ne sont pas nouveaux. Ils ont simplement changé de statut juridique. Mais tous faisaient déjà partie du calendrier vaccinal.

La couverture vaccinale contre la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite et l’hépatite B est globalement bonne. Celle de la rougeole en revanche s’avère insuffisante – autour de 90% – pour une maladie aussi contagieuse et aux complications potentiellement graves, voire mortelles, alors que s’il y avait suffisamment de personnes vaccinées, la maladie aurait pu disparaître.

On dénombre ainsi 1 cas d’encéphalite toutes les 2 000 personnes atteintes et 20 décès depuis 2008. 8 des 20 personnes décédées de la rougeole depuis 2008 ne pouvaient d’ailleurs pas être vaccinées. Ce chiffre illustre à lui seul l’enjeu collectif de la vaccination, au-delà du bénéfice individuel. En vaccinant l’entourage d’une personne qui ne peut être vaccinée elle-même, on contribue aussi à sa protection.

Le raisonnement est le même pour la couverture vaccinale de la méningite à méningocoque C qui a tué 100 personnes pour 800 malades entre 2011 et 2017. S’il y avait eu suffisamment de personnes vaccinées, la maladie aurait pratiquement pu disparaître.

2 | Cette mesure a-t-elle été mise en place pour enrichir les laboratoires ?

Comme je viens de l’énoncer, l’objectif consiste à passer de 90 à plus de 95% de couverture vaccinale. Cette hausse de 5% à 10 % n’aura aucune incidence notable sur le chiffre d’affaires des fabricants. Aujourd’hui, de moins en moins de firmes fabriquent des vaccins, car la production est longue, présente des risques et est soumise à des contrôles qualité drastiques qui coûtent cher. C’est d’ailleurs une des raisons pour lesquelles vous entendez parfois parler de ruptures de stock.

3 | Cette obligation vaccinale a-t-elle fait l’objet d’un débat public, d’une concertation ?

On le sait malheureusement peu, car les médias ont peu relayé l’information, mais la concertation sur la vaccination a duré près d’un an. Elle s’est ouverte en janvier 2016 et les travaux ont été présentés en novembre. 11 000 contributions citoyennes ont été recueillies. Composé de professionnels de la santé et de membres de la société civile, le comité d’orientation de la concertation citoyenne a travaillé sur la base de ces contributions, des conclusions de 2 jurys (l’un composé de professionnels de santé, l’autre de représentants de la société civile et de l’audition d’une quarantaine de personnalités pour émettre une série de recommandations, parmi lesquelles celles sur l’extension de l’obligation de la vaccination.

4 | Cette obligation vaccinale est-elle contradictoire avec l’article 36 du code de la santé publique sur le consentement du patient ?

Récemment, une famille s’est en effet appuyée sur cet article pour déposer un recours contre le caractère obligatoire de la vaccination. Ce recours est remonté jusqu’au Conseil Constitutionnel qui a confirmé en mars 2015 que cette obligation n’était pas contraire à la constitution compte tenu de l’impératif de santé publique. Certains États américains accordent des exemptions pour motifs religieux par exemple. En France, les juristes sollicités ont conclu que les exemptions seraient contraires à l’esprit de l’obligation, au bénéfice de tous.

5 | Comment la scolarité d’un enfant dont la famille ne souhaite pas qu’il soit vacciné peut-elle être assurée ?

L’instruction est obligatoire à partir de 3 ans et jusqu’à 16 ans. Les parents peuvent choisir de scolariser leur enfant dans un établissement scolaire, public ou privé, ou bien d’assurer eux-mêmes cette instruction. Pour entrer en crèche ou à l’école, un enfant doit être vacciné afin de protéger le collectif. Si sa famille s’oppose à sa vaccination, il peut donc suivre sa scolarité à la maison.

6 | Pourquoi est-il nécessaire de faire les 11 vaccins dans les premiers mois de la vie d’un enfant ?

Nous comprenons parfaitement la sensibilité des jeunes parents sur le sujet, mais les virus et bactéries n’ont pas d’état d’âme quant à épargner les tous petits. Certains vaccins ont ainsi été rendus obligatoires pour protéger les tout-petits (moins de 1 an) de maladies graves auxquelles ils sont particulièrement sensibles, comme la coqueluche ou les méningites à pneumocoque ou haemophilus par exemple. Nous disposons aujourd’hui de suffisamment de recul pour affirmer que le système immunitaire des nourrissons est prêt à recevoir sans risque des vaccins. Et cette position fait l’objet d’un consensus mondial. D’ailleurs dans le monde, 100 millions de nourrissons reçoivent leur premier vaccin à 6 semaines, conformément au calendrier de l’OMS. Si les rendez-vous de vaccinations sont nombreux, c’est parce que nous avons fait le choix de séparer la dose de certains vaccins pour gagner en efficacité. Pour l’OMS, la couverture actuelle d’environ 80% des nourrissons vaccinés dans le monde permet d’éviter 2,5 millions de décès chaque année. À 100% de couverture, on passe à 3,5 millions.

7 | Les notices des vaccins avertissement contre le risque de réactions allergiques. Comment savoir si un jeune enfant est susceptible de rentrer dans ce champ s’il n’a jamais été testé ?

Les allergies constituent en effet le principal risque après un vaccin. Il faut distinguer la réaction bénigne fréquente (petites douleurs et fièvres) de la réaction allergique sévère qui intervient immédiatement après l’acte. On dénombre ainsi 1 cas de réaction sévère tous les 500 000 à 1 million de personnes. Et les médecins sont formés et équipés pour prendre en charge de manière maitrisée ce type d’accidents s’ils devaient survenir dans leurs cabinets.

Comme vous le sous-entendez, nous pourrions en effet tester toutes les personnes pour connaitre leur sensibilité allergique. Mais en les testant, nous déclencherions la réaction, avec les mêmes conséquences que si elles s’étaient fait vacciner.

8 | Selon vous, l’État a-t-il fait preuve de la transparence nécessaire pour présenter les raisons du passage de 3 à 11 vaccins obligatoires ?

Reconnaissons qu’entre les affaires voire les scandales sanitaires qui jettent le trouble sur l’indépendance et la qualité des soins comme pour le Médiator, la controverse liée à l’épidémie H1N1 qui a érodé l’image de la vaccination et  ce qu’on sait de l’influence des lobbys dans le domaine agroalimentaire, on constate effectivement que la confiance s’effrite. Nous comprenons cette défiance.

Nous avons le sentiment que les Français sont perdus sur le sujet de la vaccination et nous prenons conscience que nous n’avons peut-être pas assez communiqué dans le passé, au risque de laisser la place à ceux qui sèment le doute. La lutte contre la désinformation constitue un enjeu essentiel. C’est la raison pour laquelle nous avons créé le site http://vaccination-info-service.fr/ avec des experts indépendants des laboratoires, qui ont tous rempli une déclaration publique d’intérêts, disponible sur internet (il suffit de taper « déclaration d’intérêt » suivi du nom de la personne recherchée sur un moteur de recherches).

La vaccination est par ailleurs victime de son succès. Les maladies infectieuses ont tellement reculé qu’on a oublié que, pour beaucoup, nous devons leur disparition à la vaccination. Mais il suffit d’un arrêt de quelques années pour qu’elles réapparaissent. Souvenez-vous par exemple de l’épidémie de diphtérie qui a suivi l’effondrement de l’ex-URSS. La maladie avait pourtant disparu, mais le délabrement des services médicaux a entrainé sa réapparition. 157 000 cas ont ainsi été notifiés entre 1990 et 1997, dont plus de 4 000 décès.

9 | Avec l’épidémie de rougeole (50 000 cas en Europe), l’Etat a-t-il joué sur la peur pour inciter à la vaccination, selon vous ?

On peut le penser comme ça, mais cette interprétation est inexacte. Les informations et les chiffres transmis correspondent à la réalité. Notre intention consistait alors à informer. La peur est de toute façon contre-productive. Elle ne constitue pas un bon levier. Reste que la couverture médiatique de l’épidémie, massive, a peut-être contribué à créer, auprès de certains citoyens, une représentation déformée de la réalité.

10 | Par qui le calendrier vaccinal est-il élaboré ?

Le calendrier vaccinal est élaboré par la commission technique des vaccinations, totalement indépendante de l’industrie pharmaceutique, à laquelle Santé publique France a toujours contribué. Elle est actuellement portée par la haute autorité de Santé. Elle rassemble des représentants des agences de l’Etat (Santé publique France et Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé) et des experts multidisciplinaires qui ont répondu à un appel à candidatures et dont la candidature a été validée par le ministère sur la base de la qualité de leur expertise et d’un examen prouvant l’absence totale de liens d’intérêt. Elle a pour objectif de mettre en balance les bénéfices et les risques des vaccins.

11 | Quelle est la méthodologie adoptée par les autorités pour évaluer les bénéfices et les risques d’un vaccin sur une population ?

La Commission européenne, à travers l’Agence européenne du médicament, commence par évaluer les bénéfices et les risques des produits avant de statuer sur leur mise sur le marché européen. Mais c’est ensuite à chaque pays que revient la décision d’intégrer ou pas un nouveau vaccin dans le calendrier de vaccination sur le territoire national en fonction de ses priorités de santé publique.

En France, L’Etat s’appuie sur Santé publique France et l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé. Santé publique France est chargée d’évaluer les bénéfices, de suivre la couverture vaccinale et de suivre l’épidémiologie des maladies à prévention vaccinale. Pour y parvenir, nous nous appuyons sur les données de surveillance des maladies que nous complétons parfois par des travaux de modélisation mathématiques qui nous permettent de reproduire l’impact de la vaccination. L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé est, quant à elle, chargée d’évaluer les risques. Elle s’appuie sur les essais cliniques réalisés par les laboratoires et contrôlés par des audits ainsi que sur une surveillance continue après la mise sur le marché d’un vaccin.

En matière de mise sur le marché de nouveaux vaccins, la France fait partie des pays les plus regardants. Nous n’avons par exemple pas intégré dans le calendrier vaccinal la vaccination contre la varicelle de tous les nourrissons, contrairement à l’Allemagne ou l’Italie. Idem pour le rotavirus, recommandé en Angleterre et en Allemagne. Nous avons aussi décidé de ne pas recommander le vaccin contre les méningites à méningocoque B chez tous les enfants. Dans notre pays la règle est claire : un vaccin ne peut être accepté que si la balance bénéfices/risques est indiscutablement en faveur du vaccin.

12 | Des études pharmacocinétiques sont-elles réalisées sur les vaccins ?

Bien sûr. La pharmacocinétique consiste en l’étude du devenir des médicaments dans l’organisme. Ces études font partie intégrante du dossier initial de mise sur le marché, mais ce n’est pas Santé publique France qui les mène.

13 | Pourquoi le vaccin contre l’hépatite B fait-il désormais partie des vaccins obligatoires ?

Le risque qu’un nourrisson contracte la maladie en France est extrêmement faible, mais augmente à partir de l’adolescence. Une étude réalisée il y a 10 ans dénombrait 260 000 porteurs du virus dans le pays, dont la moitié ne le savaient pas. Plusieurs raisons expliquent cependant pourquoi ce vaccin est obligatoire pour les nourrissons. En France, nous sommes capables d’atteindre chez le nourrisson un niveau de couverture vaccinale susceptible d’éliminer la maladie. La vaccination est plus efficace lorsqu’elle est réalisée tôt et la protection dure plusieurs dizaines d’années. Il est par ailleurs plus simple de vacciner un nourrisson avec un hexavalent (Vaccin qui comporte six valences, susceptibles de protéger contre plusieurs germes ou maladies) qu’un adolescent, qui devra se présenter chez son médecin à 3 reprises pour recevoir 3 doses.

Tous les pays du monde ont introduit la vaccination contre l’hépatite B du nourrisson, sauf les pays du nord, car la maladie est quasi inexistante là-bas et les risques ne justifient pas une vaccination. Les Pays-Bas viennent cependant de franchir le pas et le débat est en cours en Angleterre.

Certains parents s’inquiètent de la suspicion de sclérose en plaques comme complication suite à un vaccin contre l’hépatite B. le sujet fait l’objet de nombreuses controverses médiatiques. Selon l’Organisation mondiale de la Santé, aucune étude n’a démontré de lien entre la vaccination contre l’hépatite B et le développement ou l’aggravation d’une sclérose en plaques. Par ailleurs, cette suspicion n’a jamais concerné les nourrissons.

14 | Pourquoi rendre obligatoire le Prevenar 13 (vaccin contre les infections à pneumocoques) alors qu’il est placé sur la liste des 77 médicaments sous haute surveillance de l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (AFSSAPS) ?

Tous les nouveaux vaccins sont placés sous surveillance pendant un certain nombre d’années par un  programme européen de gestion des risques. Cette mesure systématique a justement été mise en place pour rassurer les familles en renforçant la surveillance. Si le Prevenar 13 y est placé, c’est parce qu’il remplace le Prevenar 7 depuis 2010.

15 | L’aluminium présent dans les vaccins est-il dangereux ?

L’aluminium est un adjuvant qui permet le déclenchement de la réponse immunitaire. Il est utilisé partout dans le monde depuis plus de 90 ans. L’aluminium est le 3e constituant de l’écorce terrestre. À ce titre, cet élément d’origine naturelle est présent partout. Et nous y sommes exposés par l’air, le contact avec le sol ou encore l’alimentation. Mais il est aussi utilisé dans de nombreux domaines comme la cosmétologie, les transports ou le bâtiment par exemple. L’aluminium présente des risques neurotoxiques à fortes doses. Mais la concentration présente dans les vaccins est infinitésimale : 0,8 microgramme par dose.

L’équipe de chercheurs qui a émis l’hypothèse de la dangerosité de l’aluminium dans les vaccins est française. Elle est partie de l’hypothèse que l’aluminium pourrait ne pas être éliminé correctement chez quelques rares adultes prédisposés génétiquement, et migrerait vers le cerveau causant des symptômes de fatigue chronique. Si les chercheurs ont montré que l’aluminium pouvait mettre plus de temps à être éliminé que ce qui était considéré, aucune donnée ne permet pour le moment d’établir de lien de causalité avec les symptômes évoqués. Les résultats des études menées sur des souris sont par ailleurs vivement contestés par la communauté scientifique internationale et, dans tous les cas, ne permettent pas d’extrapolation des observations à l’Homme.

16 | Pendant les années 70, Pasteur réalisait-il des vaccins sans aluminium, à partir de phosphate de calcium ?

Oui, le laboratoire Pasteur réalisait bien des vaccins en utilisant du phosphate de calcium. À la fusion des laboratoires Pasteur et Mérieux, il a fallu choisir l’adjuvant qui serait utilisé sur les chaines de production. L’aluminium a été retenu, car tous les acteurs mondiaux l’utilisaient déjà. Une chose est sûre, aucune étude n’a montré que le phosphate de calcium était meilleur que l’aluminium et rien ne prouve qu’il ne déclencherait pas d’effets secondaires. Les doutes actuels sur lesquels repose le débat en France ne sont pas de nature à remettre en question ni la production mondiale de vaccins ni la politique vaccinale en vigueur.

17 | Un vaccin peut-il causer l’autisme ?

Cette fake news trouve son origine dans une polémique qui a agité l’Angleterre en 1998. Une étude avait alors créé la panique en pointant un lien entre le vaccin ROR (rougeole-rubéole-oreillons) et l’autisme infantile. Le scandale avait d’ailleurs entraîné une baisse de la couverture vaccinale suivie d’une épidémie. Il avait alors fallu attendre plusieurs années avant que cette véritable escroquerie, pour servir des intérêts financiers, ne soit mise en lumière. 10 des 13 auteurs s’étaient alors dissociés des résultats et le journal ayant publié l’article s’était lui aussi rétracté. Pour répondre à votre question, aucun vaccin ne peut causer l’autisme.

Comment comprendre cet article

Cet article est une interview. À ce titre, il retranscrit les échanges que nous avons menés pendant plus de 2 heures. L’information n’a pas été interprétée. Le texte ci-dessus est l’exact reflet des propos tenus.

Vous le savez si vous lisez ce blog régulièrement, je déteste qu’on m’explique ce que je dois penser autant que je déteste indiquer aux autres ce qu’ils doivent comprendre. Vous ne trouverez pas donc pas de conclusions prêtes à digérer dans cet article.

N’empêche. Je suis un parent. Et comme vous, je m’inquiète des conséquences de mes décisions sur la santé et le devenir de mon enfant. Au-delà de l’intérêt que cette rencontre présentait pour vous informer, elle a donc aussi permis de me rassurer à titre personnel, en me permettant de poser toutes mes questions et d’observer entre nos échanges les postures de mes interlocuteurs – qu’il faut bien le reconnaître – j’ai senti totalement sincère.

Comme les autres billets du genre, cet article n’a pas vocation à faire émerger une vérité, mais à nourrir votre réflexion, à l’enrichir d’un éclairage nouveau, à agiter vos questionnements et vos certitudes. J’espère qu’il vous permettra de trouver vos réponses, au regard de vos aspirations et de vos valeurs.

Vous trouverez la réponse à la plupart de vos questions sur les vaccins ici : http://vaccination-info-service.fr/. Ce site a été élaboré par des experts indépendants. Tous ont rempli une déclaration d’intérêt publique, disponible sur le web.

* coqueluche, rougeole-oreillons-rubéole, hépatite B, bactérie Haemophilus influenzae de type b (source de méningites), pneumocoque, méningocoque C, en plus de la diphtérie, du tétanos et la poliomyélite.

Et vous ? Avez-vous fait vacciner vos enfants ? Que vous inspire ce débat qui agite les parents ? Merci de votre participation courtoise à ce débat.

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Article réalisé en collaboration avec Santé publique France

4 réponses to “17 questions que les parents se posent sur les vaccins (et leurs réponses)”

  1. Virna 4 octobre 2018 at 14 h 15 min #

    Merci pour cet article.

    Maman d’une petite fille de 5 mois, je m’interroge beaucoup et très souvent les articles que je lis ne cite pas de sources fiables. Alors merci!

    Je ne commente jamais (pourtant j’adore ce blog) mais pour le coup cet article mérite ma reconnaissance!

    • Olivier 4 octobre 2018 at 15 h 34 min #

      J’espère en tout cas qu’il te permettra d’y voir plus clair et de te construire ton opinion.

  2. Cécile 14 octobre 2018 at 10 h 38 min #

    Bravo pour cet article exhaustif, impartial et limpide.
    Je suis pédiatre et vais transmettre ce lien à tous les parents qui éprouveront le besoin de fixer leur connaissance sur l’interérèt de la vaccination (en plus de de mes explications).

    • Olivier 15 octobre 2018 at 9 h 25 min #

      Merci, j’espère qu’il contribuera à éclairer les parents qui se posent des questions.

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