Ma sage-femme est un homme comme les autres

Ma sage-femme est un homme

Ils ne sont que quelques centaines à exercer, parmi des milliers de femmes. Si vous envisagez d’accoucher du côté de Millau ces prochains mois, vous le croiserez peut-être. Geoffrey est sage-femme. Il nous raconte son approche d’un métier très longtemps considéré comme le pré-carré des femmes.

Comment se résume ton quotidien au travail en quelques mots ?

J’alterne les gardes de jour et de nuit, 12 heures à chaque fois.  Je suis actuellement soit en salle d’accouchement, avec les consultations d’urgence, soit en suite de couche. Je ne fais pour l’instant pas de consultations programmées. Une autre sage-femme occupe ce poste.

Dans quel contexte as-tu choisi ce métier ?

Initialement, je voulais devenir dentiste, mais à la fin de la première année, je n’avais pas d’autres choix que sage-femme. J’ai choisi ce métier sans le connaître et sans me renseigner, en me disant que je pourrai toujours en changer ! Je pensais qu’une sage-femme était l’assistant du gynéco. J’étais loin de la vérité. Alors pourquoi ce métier ? Je ne sais toujours pas, peut-être le hasard, le culot, l’envie d’aider…

Qu’aimes-tu particulièrement dans ce métier ?

La plupart des sages-femmes répondent par le contact avec la patiente et le couple. Pour moi, c’est plutôt le côté technique, la montée d’adrénaline au moment des accouchements. Mais bien sûr, j’aime évidemment l’intimité partagée avec les parents et l’idée d’aider à donner la vie.

Un homme est-il aussi « sage-femme » ?

Et oui, un homme est aussi un ou une sage-femme. La sagesse renvoie au savoir. « Sage-femme » signifie « celui qui sait », celui qui connaît la femme et l’art de l’accouchement. Le terme « sage-femme » ne trouve donc pas son origine dans le genre du praticien mais dans le type de savoir. On nous appelle aussi des maïeuticiens. Le terme vient du grec « maïeutique » et désigne l’art de l’accouchement.

« Sage-femme : celui qui sait »

Combien y-a-t-il de sage-femmes hommes en France ? Est-ce une difficulté ou une chance ? 

Nous serions entre 16 et 18 000 sage-femmes en France, dont environ 2% d’hommes. Etre un homme est une chance dans cette profession. Nous offrons un regard différent et nous bénéficions d’une intégration plus facile au sein des équipes. Un homme sage-femme, ça se remarque !

Quel regard portent tes collègues féminins sur le fait d’avoir un homme sage-femme dans leur équipe? 

Elles portent majoritairement un regard positif. Elles sont plutôt contentes d’avoir un homme au sein d’équipes ultra féminines, ça change. Par le passé, il m’est néanmoins arrivé de rencontrer des collègues qui ne comprenaient pas qu’un homme puisse être sage-femme. Ce point de vue doit probablement s’expliquer par une vision ancienne de notre profession.

Le fait d’être un homme fait-il de toi un sage-femme différent ou comme les autres? 

Je suis un sage-femme comme les autres, j’ai les mêmes connaissances que mes consœurs. C’est le regard que portent les patientes qui marque cette différence.

Comment les femmes qui viennent consulter réagissent-elles ? Et leurs compagnons ? 

La plupart du temps, elles sont surprises et me posent quelques questions sur ma condition d’homme sage-femme, avant de passer à autre chose. Pour le conjoint, c’est parfois difficile d’accepter qu’un homme rentre dans l’intimité de sa compagne. C’est pour ça qu’on doit rester très professionnel pour ne laisser de place à aucune ambiguïté.

As-tu déjà essuyé des refus pour cette raison ?

J’ai déjà essuyé quelques refus. Le plus souvent pour des motifs religieux ou parce que certaines communautés n’acceptent pas qu’un homme prenne en charge leurs femmes. Mais dans la très grande majorité des cas, je ne rencontre pas d’opposition heureusement.

« A Mayotte, la polygamie est encore bien présente »

As-tu connu des situations insolites ?

Il y en a eu à la pelle. J’ai notamment travaillé à Mayotte pendant un an. Un jour, un homme entre dans une chambre pour voir sa femme et son bébé. Jusque-là, rien d’anormal. Mais 10 minutes plus tard, je le vois pénétrer dans une autre chambre où étaient installés une autre femme et son bébé. Je lui demande alors s’il s’est trompé de chambre et il me répond tout naturellement qu’il allait voir sa seconde épouse qui avait accouchée en même temps que sa première femme. A Mayotte, la polygamie est encore bien présente.

Comment prends-tu en compte le futur père dans ta prise en charge ? Penses-tu apporter un regard différent sur cette question ?

La vraie question consiste à savoir comment le futur père veut participer à l’accouchement de sa femme. J’essaie de m’adapter en fonction des désirs de chaque futur papa. Certains préfèrent rester assis sans parler, sans bouger, à la limite de l’asphyxie. D’autres sont plus actifs, aident moralement et parfois même physiquement leur femme ! Je peux naturellement comprendre la détresse de certains hommes qui se sentent impuissants. J’essaie donc de leur expliquer que leur présence est souvent apaisante et rassurante.

Quel est le meilleur moment dans ton job?

Lire la joie sur le visage des parents, quand un enfant vient juste de naître et que tout s’est bien passé. Chose que j’avais quasiment oublié après un an passé à Mayotte où la naissance d’un bébé n’était pas toujours un moment heureux. Et le second meilleur moment c’est le petit café du matin comme tout le monde!

Contre quoi renoncerais-tu à ce job ?

Pour une situation moins précaire car notre profession est durement touchée par le chômage ce que peu de gens savent. Il est extrêmement difficile d’exercer pour un(e) jeune sage-femme aujourd’hui.

Et vous ? Avez-vous été suivi par un homme ou une femme ? Seriez-vous surpris, gêné, décontenancé d’avoir affaire à un homme ? Le genre du praticien interfère-t-il dans sa prise en charge selon vous ?

Photo Credit: rowan.simpson via Compfight cc

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Article posté le 28 octobre 2013 dans Questions de parents

Par Olivier

Papa d'une petite fille belle comme le jour, Olivier est aussi le fondateur de Je suis papa en 2011. Même si sa photo de profil ne le montre pas, sa paternité lui a fait perdre tous ses cheveux, mais pas le moral. C'est déjà ça ! Convaincu que les enfants sont l'avenir du monde, il milite pour faire entrer Peppa Pig à l'Elysée. Un poil lunatique, il retrouve en général le sourire autour d'un bon verre de vin. 


36 COMMENTAIRES

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  1. Maman Mammouth
    le

    Dans notre village nous avons un homme sage-femme très réputé, qui est vraiment super!
    La veille de mon accouchement quand je suis arrivée à la maternité c’est un homme sage-femme qui s’est occupé de moi, et c’est le même qui m’a examiné avant ma sortie. Cela ne m’a pas dérangé, il était très professionnel, et bien plus doux que certaines sage-femmes que j’ai eu! 🙂
    Je ne sais pas quel cheminement se fait dans leur esprit pour avoir envie de faire ce métier « de femme », mais je trouve ça très beau!
    Et en même temps, j’ai souri quand il m’a donné des conseils allaitement, car c’est une expérience que physiquement il ne connaîtra jamais.
    Mais je soutiens ces hommes qui choisissent ce si beau métier!

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    • Olivier
      le

      Effectivement, il y a des choses qu’un homme ne connaîtra jamais. et ça ne l’empêchera pas d’être professionnel heureusement !
      J’imagine qu’en s’appuyant sur son regard, il peut aussi apporter autre chose…

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  2. Aurore GALLIEN
    le

    Quelle importance? Pour moi voilà ce que cela m’inspire. Un homme « sage femme » est avant tout un professionnel. Quand on va voir un gynécologue on a bien souvent affaire à un homme. Personnellement le jour où je mettrai mon 2ème enfant au monde (fin janvier) je me fiche de savoir si c’est un homme ou une femme qui m’aidera. J’ai juste besoin de me sentir épauler par un professionnel digne de ce nom!
    Bravo à ces messieurs qui arrivent dans ce métier si féminin!

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    • Olivier
      le

      Je crois que les femmes sont nombreuses à hésiter à choisir un gynéco homme pour les mêmes raisons qu’un sage-femme : la pudeur.
      Même si tu as raison, la question de genre n’a rien à voir avec les compétences !

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  3. elodie
    le

    J ai eu un homme sage femme en consultation pour ma derniere fille
    Il etait stagiaire sage femme
    Ca m a deranger sur le coup mais je n ai rien dit
    J ai acceptée qu il m osculte
    Et en final une fois la consult demarer ca m a pas deranger
    Je l ai juste pas regarder
    Croiser son regard durant l examen me deranger quand meme un peux

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    • Olivier
      le

      Ben voilà, tu pointes bien cette pudeur que j’évoque ci-dessus, et qui a pas mal fait réagir suite à la parution de l’article sur Twitter…

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  4. sandra R.
    le

    bonjour,
    nous avons la chance d’avoir aussi un sage-femme qui travaille à la maternité de Martigues. Ce n’est absolument pas gênant, bien au contraire…. il a une écoute et une approche différentes surtout vis à vis du jeune papa. Ces messieurs arrivent mieux à discuter entre eux, et parler librement de leur nouveau statut…
    Quant à moi, j’ai été suivie pour mes 3 grossesses par un gynécologue homme (avec des examens chaque mois, puis chaque semaine à partir du 6ème mois) …. cela ne me gêne absolument pas et je suis ravie de voir une profession féminine se masculiniser un peu…
    Sandra R.

    Répondre
  5. Mél DequoijemeMél
    le

    Bonjour !
    Je n’ai pas été suivi par des Sf homme ! Tout simplement parce qu’il y en avait pas en libéral là où j’étais, mais j’ai tjs choisi un gynéco homme par contre ! (ils sont plus doux ! oui non parce qu’au début je voulais que des femmes, mais ça c’était avant, quand j’étais jeune !)
    Par contre dans ma maternité pour mon premier il y avait 3 hommes SF, très sympa et j’ai eu aucun soucis à les laisser faire leurs boulots ! Je me souviens la première fois que j’en ai vu un, il m’a expliqué qu’il étai Sf, que si je voulais pas qu’il s’occupe de moi il comprendrait … que bcp était choqué par le fait que ce soit un homme ! Moi j’ai été surprise, qu’on me demande mon avis, dès lors qu’on est dans un endroit hospitalier, avec des médecins, infirmiers hommes je ne vois pas le problème !

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    • Olivier
      le

      C’est la différence entre les textes et la pratique. Les professionnels de santé ne sont pas que des machines à soins. Ils peuvent aussi entendre les craintes/réticences de leurs patients (sans forcément les approuver) et proposer des solutions lorsque c’est possible…

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  6. Edenlly
    le

    Ma sage femme était un homme! Hé oui !
    Mon mari a beaucoup apprécié cette prise en charge non pas plus « masculine » car je ne l’ai pas senti ainsi mais il faut bien avouer que le sage homme comprend peut être plus qu’une femme la place du papa a ce moment précis. Quant à moi je trouve cela plus naturel de me faire accoucher par un homme. D’ailleurs j’ai toujours eu des gynécologues masculin.
    Ça ne m’a donc pas du tout déranger, au contraire j’était presque contente. Surtout que cet homme était trés gentil.

    Répondre
    • Olivier
      le

      Je ne sais pas si un SF comprend mieux les hommes ou pas, j’imagine que ça dépend des tempéraments et de l’empathie de chacun, au delà du genre.
      Même si forcément, le genre rapproche aussi parfois !

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  7. Anne-Estelle
    le

    J’ai autant de mal avec des gynécos hommes que des sage-femmes hommes… Je suis déjà hyper pudique, donc déjà devant une femme c’est le Pérou, alors devant un homme… si j’ai le choix, je choisirai toujours une femme (même si toutes les femmes qui exercent ne sont pas douces c’est vraies, ni compréhensives… bien pour ça que je change de gynéco d’ailleurs).
    Et puis comme dit mon homme, un homme ne peut pas être insensible devant une nana à poil (vieille ou jeune, jolie ou pas jolie, poilue ou épilée… ça reste une femme à poil, et un sexe de femme). Voilà mon avis 🙂

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    • Olivier
      le

      Je comprends tes réticences. Par contre, sans être professionnel de santé, franchement et sauf exception, je ne pense pas qu’ils considèrent, au moment de l’accouchement, le corps de la femme autrement que comme leur boulot du jour !

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  8. Ev@
    le

    Alors j’ai eu un homme pendant l’accouchement. J’ai été super bien coachée.
    Il a été très à l’écoute et très rassurant (moi j’étais tetanisée quand on m’a dit mnt faut pousser ) je me suis laissée guidée.
    techniquement/professionnellement c’est pareil que si ça avait été une femme
    mais après au niveau relationnel j’avais moins peur de raconter mes angoisses ou de paraitre ridicule avec un homme plutot qu’avec une femme qui éventuellement a pu déjà passer par là. question de feeling

    pour mon gyneco c’est une femme(car me mettre à poil devant un autre homme que mon mari j’ai du mal, donc comme on va pas chez le gyneco QUE pour la grossesse j’ai choisi une femme).

    Répondre
  9. Agnès
    le

    Vu le nombre de gynéco-obstétriciens qui sont des hommes je ne vois pas en quoi ce serait choquant qu’un homme puisse être sage-femme. Je pense d’ailleurs que ça peut être un plus pour intégrer la participation du futur papa à la naissance. La seule fois où j’ai eu affaire à un homme dans mon parcours grossesse (à part pour l’échographie mais ça c’est pas spécifique à la grossesse on peut faire des échos pour plein d’autres choses) c’était un stagiaire sage-femme, à mon rendez vous du jour du terme. Et je dois dire que, comme sa « tutrice », il a été plus délicat lors de l’examen que la gynéco qui me suivait, ce qui m’a fait penser que, désormais, j’allais me faire suivre par un(e) sage-femme tant que je n’avais pas de pathologie.

    Répondre
    • Olivier
      le

      Ce n’est pas choquant. Néanmoins, les réticences de certaines (et parfois de leurs conjoints), pour diverses raisons, sont sources d’interrogations, voire d’incompréhensions parfois.

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  10. Hamelinna
    le

    Ici c’est un jeune sage-femme qui a été présent pour mon accouchement. Cela faisait moins d’un mois qu’il exerçait seul, et nous lui avons tiré quelques sueurs froides… ^^
    J’ai été surprise lorsqu’il est venu se présenter à nous, mais rassurée en même temps. J’ai toujours préféré les hommes dans ce domaine, car je les trouve plus doux que les femmes et plus empathiques.

    Mon compagnon quant à lui ne garde pas un très bon souvenir du fait que la place d’homme sur lequel s’appuyer, et qui rassure était déjà prise à mes côtés. Il ne s’est pas senti à sa place dans la salle d’accouchement, mais il a bien aimé le rapport en dehors de celle-ci.

    Répondre
    • Olivier
      le

      C’est intéressant de voir comment le genre peut parfois bouleverser les rapports humains et la position de chacun dans un groupe…
      Même si un professionnel de santé reste avant tout un professionnel, quel que soit son genre !

      Répondre
  11. Babidji
    le

    perso je suis contente que ca ait été des femmes qui m’introspectaient pour connaître l’ouverture du col si tu vois ce que je veux dire … car au bout d’un moment c’est un peu pénible. Perso tt s’est bien passé à chaque fois à l’hosto dc pas de gynéco et que des sage-femmes femmes pr s’occuper de moi (ou presque). J’ai accouché pour la premiere à Lille, il y a bcp d’hommes sage-femme dans la mater où j’étais. Un m’a accueillie lors d’une fausse alerte et il faut bien avouer que je n’avais pas été choquée !
    Par contre je pense que j’ai traumatisé un élève sage femme de premiere année en consulte suite de couches ! Il était accompagné d’une sage-femme femme référente et devait vérifier le carnage (sans dec le pauvre lui infliger ça … ma foi il sait ce qu’il a choisi comme métier et sera tellement compréhensif plus tard avec sa femme 😉 ). Il était super stressé, hésitant, et même rougissant … ce qui finalement m’a mise à l’aise car j’ai bien compris que le plus térorisé des 2 c’était lui en fin de compte ! il m’a changé la serviette sauf qu’il l’a mise le dessous vers le dessus … j’ai béni les hostos d’avoir des serviettes sans autocollant, je lui ai dit il était encore plus mal le pauvre … mais d’un autre côté c’est lui rendre service … il n’a pas ses règles, il ne peut pas savoir ;))) voilà j’adore parler de ces choses si intimes qui me sont arrivées 😉
    en résumé : http://babidji.blogspot.fr/2012/05/laccouchement-sacree-pochette-surprise.html?showComment=1382981739976

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    • Olivier
      le

      Holala, c’est bien que tu ais pu le prendre comme ça, avec distance et humour. Le pauvre. En sortant, il a du se dire qu’il avait encore à apprendre !
      Sacré accouchement en tout cas, à lire ton article 😉

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  12. sandrine
    le

    Bonsoir!
    Moi ce qui me dérange chez les hommes « sage-femme », c’est qu’ils choisissent au départ ce métier par défaut. En effet, leur effectif ne cesse d’augmenter ces dernières années du fait que le concours de médecine attribue un gradient de choix en fonction de la place du concours: et l’option sage-femme est souvent choisit en dernier… de ce fait, certain choisisse cette spécialité par défaut. Je trouve cela dommage même si bien sûr, il n’y a que les cons qui ne changent pas d’avis…

    Je pense sincèrement que ce métier est avant tout une vocation et je ne parle pas de sexe: que ce soit une femme ou un homme.

    Toutefois, j’ajoute, tout de même, avoir été auscultée par un homme sage-femme pour mon premier bébé. Je n’ai pas osé dire non, ma serviette hygiénique n’était pas nickel (pas eu le temps de prendre ma douche du matin): il a regardé les saignements que j’aurai préféré ne pas partager avec un homme…

    Si pour mon deuxième enfant, un autre homme sage-femme s’était présenté, je ne sais pas si ma réponse aurait été positive.
    Sandrine

    Répondre
    • Olivier
      le

      Merci de ton honnêteté. Tu soulèves un point important : celui de l’attribution des spécialités, en fonction du positionnement de l’étudiant. Geoffrey le dit, il n’a pas choisi. Au moins au début.
      Néanmoins, j’imagine qu’on ne peut de toute façon pas faire ce métier sans un je-ne-sais-quoi motivant. Et puis, une vocation n’est pas forcément innée, elle se découvre et s’entretient aussi, non ?

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  13. Cloé
    le

    Quand j’ai accouché, il n’y avait que des SF femmes. Je pense que j’aurais refusé si ça avait été un homme. De toute façon je ne vais pas voir de gynécologues hommes. Je ne suis pas gênée quand il s’agit de se déhabiller/de se mettre en sous-vêtements devant un homme médecin (kiné, osthéopathe…), mais dès lors qu’il s’agit de mon sexe, je ne veux que des femmes, même si elles font plus mal (d’après ce que j’ai entendu).

    Répondre
  14. Milie
    le

    La pudeur, on se la colle au fesse quand on accouche alors homme ou femme, ça me va 😉 Ce sont ses compétences qui m’intéressent 😉

    Répondre
  15. Pap'à la maison
    le

    Comme je le disais sur facebook, ma chérie a été suivie en partie par un sage-femme.
    Je dois dire qu’au début, ça m’a fait un peu bizarre. Mais très vite, face à l’attitude très pro, ça a été. Ma chérie trouvait d’ailleurs que sur certains points, il était plus délicat, plus à l’écoute que les femmes.

    Perso, je le trouvais plus précis dans ses explications, plus à mettre à l’aise.

    Et le jour de l’accouchement, c’était lui qui était là. Comme au final ça s’est terminé en césarienne, il n’aura pas participer jusqu’au bout, mais il a été là pendant le début, et je pense que si ça avait été un accouchement naturel, ça se serait bien passé

    Bref, une bonne expérience bien qu’un peu déroutante les premières minutes 😉

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  16. Clairou
    le

    Que des femmes dans la mater, d ailleurs j aurais peut être préféré que ce soit un homme, les SF de nuit étaient froides et inhumaines et le praticien qui m a recousu aussi même pas un bonjour…. Pas une parole….
    Bref… Je préfère les gynéco hommes mais je ne sais pas pourquoi!! Le mien a 70 ans et ne prendra jamais sa retraite… J angoisse quand j appelle pour un rdv….

    Répondre
  17. marie
    le

    Bonjour! Ce billet est très intéressant, mais je pense qu’on oublie l’essentiel… Le sage femme entre effectivement dans l’intimité la plus totale de la femme : son vagin (et ce qui va avec)… Et en cas d’urgence il n’y a pas à négocier sur la légitimité d’être auscultée par un homme. En revanche en suite de couches, ou en visite prénatale, enfin tout le reste, je pense qu’il ne faut pas oublier l’essentiel : c’est à la patiente de choisir si oui ou non elle est gênée qu’un homme l’ausculte. Je dirais même au couple. On ne peut pas lui imposer, ou se cacher derrière des motifs religieux pour dire que les femmes qui refusent qu’un homme voient leur vagin exagèrent. Laissez la religion de côté et admettez que si un homme sage femme a sa place à l’hôpital, c’est uniquement à la condition que les patientes le vivent bien. Pour ma part c’est hors de question.

    Répondre
  18. Maman13
    le

    Pourquoi etre choqué qu’il existe des sages femmes hommes alors que ça ne gene personne qu’il y ait tant de gyneco hommes ! Pour ma part ni l’un ni l’autre je choisis ma gyneco et ma sf libérale et même mes échos sont faites par une femme. Accoucher avec un homme non je ne pourrai jamais .. sauf si j’ai pas le choix d’etre cesarisee… je suis maman de deux enfants et j’attends le 3e et je refuserai qu’un homme m’ausculte. Il y a une autre question à soulever : les positions d’examen et celles qu’on connaît souvent pdt l’accouchement sont contraire à l’intimité et de voir defiler plein de regards devant son sexe et plein de mains dans son sexe que ce soit des hommes ou des femmes c’est très gênant .. on n’est plus que des trous à élargir (et vite) .. on n’est plus des femmes avec nos sensibilités humaines .. l’interventionnisme et le voyeurisme sont des éléments extrêmement perturbants et inhibants… durant l’accouchement qui est censé etre un moment d’abandon et de laisser aller à suivre ce corps et ce bébé qui nous guide… etre observee et touchée dans notre intimité profonde est devenu tout à fait banal.. c notre corps et on a le droit de refuser des touchers vaginaux à outrance que ce soit de la part d’hommes ou de femmes.. beaucoup d’entre eux pour ne pas dire tous ont fait de métier par défaut en plus…

    Répondre
  19. Maman13
    le

    Re
    Je ne comprends pas l’epanouissement des hommes gynecos et sage femme hommes à explorer les vagins et examiner les cols utérins ils n’ont pas trouvé meilleure idée ?? Je pense qu’il doit y avoir une raison psychologique enfouie à cette attirance.. l’égalité homme femme est poussée trop.loin là on est dans le jusqu’au boutisme c de l’exagération

    Répondre
    • Olivier
      le

      Euh, faut-i une attirance pour les vagins et cols utérins pour devenir Gynéco ? Si c’est le cas, c’est inquiétant qu’il s’agisse d’hommes ou de femmes.
      La médecine est un métier. Ni plus ni moins. Et de nombreux hommes passent entre les mains de femmes médecins ou chirurgiens. Le sexe n’a rien à voir là-dedans. D’un côté, il y a un patient, de l’autre un praticien.

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