8 bonnes raisons d’envoyer son enfant en colo

1 Mai 2018

envoyer son enfant en colo

La colo pour un môme, c’est un peu l’école de la vie. La première véritable expérience sans papa ni maman. Un grand saut loin du cocon familial, excitant et angoissant à la fois.

Si nos enfants versent souvent une petite larme au moment des adieux à la porte du car qui les mènera vers cet inconnu plein de promesses, c’est à se demander s’ils ne jouent pas simplement le rôle qu’on attend d’eux tant ils reviennent heureux de leurs expériences en solitaire.

On ne va pas se mentir : la simple idée de confier notre divine descendance à un inconnu en basket nous broie l’estomac. Et la confiance qu’on peut lui porter n’apaise en rien notre ulcère naissant.

Mais qu’importe. Pas question de renoncer à notre objectif : lui offrir une occasion unique de se confronter à la grande aventure de la vie, en solo.

Pourquoi envoyer son enfant en colo ?

Mychoup’ est encore un peu jeune pour partir en colo. Mais j’accorde une importance particulière à toutes ces expériences qu’elle réalise en solo. A chacune de ses parenthèses, elle revient fière et heureuse. Fière d’avoir dépassé ses peurs. Heureuse des expériences qu’elle a vécues.

Bref je sais qu’elle partira bientôt en colo, comme environ 1 million d’enfants chaque année. Je sais aussi qu’elle en reviendra grandie. Parce que les bonnes raisons d’envoyer son enfant en colo ne manquent pas. La preuve par 8.

1 | Pour rencontrer de nouvelles personnes

Envoyer nos enfants en colo, c’est leur donner l’occasion de sortir de leur zone de confort, en les incitant à s’ouvrir à la rencontre. Rencontrer d’autres mômes, lier des amitiés improbables, se découvrir de nouvelles affinités, apprendre des autres. Si l’inconnu angoisse profondément Mychoup’, elle attache tellement d’importance aux nouvelles rencontres que je ne m’imagine pas la priver de ce bonheur.

2 | Pour éprouver la mixité dans ce qu’elle a de plus beau

Pris dans le tourbillon du quotidien, on en oublierait presque que la mixité est notre plus grande richesse. Pourquoi ? Parce que si nos différences nous séparent parfois, elles peuvent aussi nous rapprocher pour peu que nous prenions le temps de les découvrir. En éloignant nos enfants de tout ce qui constitue leurs habitudes, nous leur offrons ainsi une chance unique d’entrevoir l’autre au travers de différences qui brilleront à ses yeux comme autant de trésors.

3 | Pour découvrir le monde

Soyons clairs : il n’y a rien de plus beau que le monde qui nous entoure. Et aucun parent n’a envie de priver son môme de la chance d’en découvrir chaque recoin. En extirpant nos enfants de leur quotidien, ce sont les clés du monde que nous leur offrons. Une occasion unique de nourrir leur curiosité, de les amener à s’émerveiller de leurs découvertes, à apprendre des autres, à leur transmettre aussi. Bref, à partager.

4 | Pour apprendre à vivre en collectivité

L’école offre déjà un premier aperçu de la vie en collectivité, mais la colo permet à nos enfants de s’y frotter encore davantage. De quoi développer leur sens de l’écoute, du partage, de la solidarité et de l’humilité. De là à retrouver nos lardons prompts à faire la vaisselle et à passer l’aspirateur dans leur chambre à leur retour, il n’y a qu’un pas.

5 | Pour partir sans les parents

Plus tôt nos enfants se confronteront à leurs peurs, plus facilement ils les vaincront. Et parmi celles qui les agitent, la séparation occupe une place de choix au palmarès de leurs angoisses. Oui, mais voilà, si notre rôle de parents consiste à protéger nos mômes, il nous revient aussi de leur apprendre à voler de leurs propres ailes, en les encourageant à multiplier les expériences.

6 | Pour tenter de nouvelles expériences

Stage de surf, camp indien, séjour itinérant en calèche, voyage à l’étranger, vacances autour du théâtre ou de la danse… les organisateurs ne manquent pas d’idées pour séduire les enfants et rassurer les parents. Thématisée, chaque colo permet de découvrir une nouvelle activité ou de vivre une passion, en sortant de sa zone de confort.

7 | Pour profiter de vacances avec un encadrement qualifié

Rassurez-vous, envoyer nos enfants en colo ne revient pas à les lâcher dans la nature sans cadre. Bien au contraire. Chaque colo est organisée par une équipe de direction, des animateurs qualifiés, un responsable chargé du suivi sanitaire des enfants. On compte ainsi un animateur pour 8 enfants de moins de 6 ans et un animateur pour 12 enfants de 6 ans et plus.

8 | Pour offrir des vacances pas chères à nos enfants

On ne le sait pas forcément, mais de nombreuses aides financières permettent aux familles de financer le séjour en colo de leurs enfants. Les Caf, les comités d’entreprise, les associations caritatives, les communes, l’association Jeunesse au Plein Air (JPA), la Mutualité sociale agricole, les conseils départementaux, la fonction publique ou les organisateurs de séjours eux-mêmes proposent des aides financières pour permettre au plus grand nombre de partir en colo. De nombreux organismes acceptent par ailleurs les chèques vacances. Ça vaut le coup de passer quelques coups de fil, non ?

Les questions clés avant d’inscrire votre enfant en colo

Au-delà de la campagne de promotion des colos qu’il organise chaque année, le ministère de l’Education nationale a publié sur son site internet toute une série d’infos pour présenter l’intérêt de ces séjours pour les enfants et répondre aux questions des parents.

Vous trouverez des réponses à toutes vos interrogations sur les colos en cliquant ici.

Et vous ? Avez-vous déjà envoyé votre enfant en colo ? Quels souvenirs en gardez-vous ? Si ce n’est pas le cas, vous sentez-vous prêt à le laisser partir ? Pourquoi ?

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Crédit photo : Shutterstock

Réalisé en collaboration avec le ministère de l’Education nationale

20 réponses to “8 bonnes raisons d’envoyer son enfant en colo”

  1. Caro - WonderMumBreizh 2 mai 2018 at 12 h 45 min #

    En lisant ton article, je me dis « oh oui mon enfant ira en colo ».

    perso j’en ai fait une et ça a été une cata de A à Z, je suis revenue malade comme pas deux (3semaines sans école derriere) l’organisation était catastrophique, on s’est retrouvés à dormir dans un gymnase. L’expérience a été tellement traumatisante pour moi que j’en garde très peu de souvenir et pourtant je devais avoir 7 ans…

    Alors à voir, mais c’est vrai que ca fait de beaux souvenirs dans la plupart des cas.

    • Olivier 3 mai 2018 at 10 h 19 min #

      Ce qui est chouette, c’est que tu sois capable de prendre suffisamment de recul par rapport à ton expérience personnelle pour envisager celle de ton enfant. C’est pas forcément simple à faire 🙂

  2. Maman Pavlova 2 mai 2018 at 16 h 25 min #

    Je n’ai jamais voulu allée en colonie quand j’étais petite, alors je n’ai pas vraiment d’avis sur le sujet, merci pour ton article.

    • Olivier 3 mai 2018 at 10 h 21 min #

      Tu y réfléchiras sans doute lorsque ton môme te réclameras un séjour (s’il le réclame)

  3. Elisa 3 mai 2018 at 9 h 53 min #

    J’ai un super souvenir de mes colos, petite. Mais bizarrement depuis que je suis maman, j’ai un peu de mal avec l’idée d’y envoyer ma fille. J’imagine que j’y réfléchirai davantage lorsqu’elle le demandera 🙂

    • Olivier 3 mai 2018 at 10 h 21 min #

      L’angoisse de la séparation n’est facile à vivre ni pour les parents ni pour les enfants, même si ces derniers oublient vite une fois les larmes coulées

  4. Mathilde 3 mai 2018 at 10 h 35 min #

    Ah les colos toute mon enfance !! Je suis partie de mes 6 ans à mes 14 ans . J’en garde de merveilleux souvenirs, les sorties , les veillées dehors , les boums les chorégraphie de fin de séjours les moments de rire et de partage avec les animateurs . Je me souviendrai toute ma vie d’une anim’ en pleure a la gare en nous voyant partir vers nos parents . J’ai fait des rencontres inoubliable des copines avec qui je suis toujours en contact 15 ans après !! Bref j’ai adoré mes été en colo

    • Olivier 3 mai 2018 at 10 h 57 min #

      Ah, c’est chouette de lire ça. je suis convaincu que ça va réchauffer le coeur de tous ces parents qui hésitent à laisser partir la chair de leur chair. Mile mercis de partager ton expérience avec nous 🙂

  5. Elodie 3 mai 2018 at 21 h 06 min #

    Animatrice puis directrice de colo pdt 10ans, j’ai toujours dis que je mettrais mes enfants en colos des que je pourrais…mais ca c’était avant…
    Maintenant que je suis maman je sais que ça sera top pour eux…mais je sais que je vais avoir du mal a passer le cap!
    Bon ils ont 2,5 ans et 1mois donc j’ai encore un peu de temps mais bon…
    Par contre une question que je ne me suis jamais posée : comment envoyer le premier en colo vers 5/6ans sans qu’il se sente abandonné vu que son petit frère sera plus jeune et ne commencera dc les colos que 2/3ans plus tard
    En tous cas les parents n’hesitez pas ! Les colos c’est top pour nos petits bouts MAIS attention aux organismes et aux équipes. N’hésitez pas a demander le projet pédagogique de la colo et le projet éducatif de l’organisme vous verrez déjà si vous êtes en adéquation avec les principes et la façon de faire, c’est vraiment très important pour que tout se passe bien, pour faire confiance et pour vous rassurer (au moins un peu )

    • Olivier 4 mai 2018 at 11 h 15 min #

      Finalement, même toi qui est une professionnelle, tu te poses les mêmes questions que tous les parents. c’est rassurant de savoir qu’on partage tous les mêmes craintes au final.
      Ta question n’est pas facile. J’imagine qu’il faut tenir compte des envies de chacun. Si ton grand a envie de vivre une expérience en colo, fonce. S’il n’a pas envie, continue à en parler avec lui pour l’amener à exprimer ces sentiments. Dans tous les cas, il est à mon sens important de tenir compte de a fratrie certes, mais aussi des individualités pour pouvoir répondre aux aspirations de chacun de tes mômes…

  6. Nadege 3 mai 2018 at 23 h 29 min #

    Ma fille part depuis ses 5 ans et demi. C’est toujours un crève cœur de la laisser partir. On a l’avantage avec son école qu’ils organisent avec le Clae des voyages à thème différent à chaque vacances, elle choisi là où elle veut aller. Cette année elle n’a pas voulu y aller, ce n’est pas très grave. Elle a compris qu’on lui laissait le choix total de son voyage et ça la sécurise vachement

    • Olivier 4 mai 2018 at 11 h 17 min #

      La façon dont tu envisages la question me plait beaucoup. C’est un crève coeur mais tu acceptes ses aspirations quelles qu’elles soient, sans les juger. C’est, je crois, le plus beau cadeau qu’un parent puisse faire à son enfant.

  7. Céline 5 mai 2018 at 15 h 47 min #

    Mon mari ou moi-même n’avions jamais participé
    à une colonie, uniquement des voyages de classe; j’étais convaincue que ces vacances encadrées étaient une bonne solution pour notre famille, en plus du centre de loisirs, de nos parents ou nous-même.
    Le CE de mon mari propose une multitude de colonies de 4 à 17 ans, lesquelles ont très bonne réputation (prix, encadrement, choix des destinations …).
    Il n’en fallait pas beaucoup plus pour conforter ma certitude, restait à convaincre monsieur et la miss de 5 ans.
    Il me fallait couper le cordon, la laisser se confronter à une autre autorité, à une organisation de groupe, avoir plaisir à la retrouver et surtout à nous retrouver (mon couple et notre famille).
    Deux ans plus tard, elle part 3 fois par an en colo (13 jours en été et 2 fois une semaine lors des petites vacances). Notre fille choisit sa destination, ses activités et à plaisir à préparer sa valise.
    Pour que cela se passe au mieux, nous en parlons, elle choisit sa colo (j’ai fait une pré-sélection avant) nous préparons ensemble la valise, nous lui envoyons du courrier (reçu dès son arrivée), des messages via le blog de la colonie (sur lequel nous avons des nouvelles et des photos) et ensuite nous regardons les photos de tout le séjour pour qu’elle me raconte son séjour.

    Elle nous manque et l’inverse est encore plus vrai, et nous sommes d’autant plus heureux de nous retrouver après.

    • Olivier 7 mai 2018 at 9 h 41 min #

      Wow, j’aime ton commentaire car il montre tous les aspects de cette expérience et les émotions contradictoires qui peuvent traverser les enfants comme les parents. Finalement, les colos permettent aux enfants de se dépasser, mais aussi aux parents. Et aux deux de mieux se connaitre également. Merci de partager cette jolie histoire 🙂

  8. Béné 7 mai 2018 at 5 h 06 min #

    J’ai été envoyée en colo plusieurs fois, sans qu’on m’ai demandé mon avis car mes parents pensaient la même chose que toi (rencontres de nouvelles personnes, autonomie, nouvelles expériences etc). Résultat ? J’ai détesté à chaque fois. Cela ne m’a rien apporté, cela a été carrément le contraire de bénéfique et du coup je suis convaincue que ça ne convient pas à tous les enfants. Leur expliquer ce que c’est et si ils sont partants OK, mais si ce n’est pas le cas je n’imposerais pas (de toute façon ça n’existe pas vraiment au Japon).

    • Olivier 7 mai 2018 at 9 h 34 min #

      Ton témoignage montre en effet qu’il est nécessaire de demander l’avis des enfants, de s’assurer qu’ils sont prêts et qu’ils ont envie de vivre ce moment. Cela dit, cette expérience ne t’a visiblement pas dégoûtée du voyage si j’en crois ton chouette blog 🙂

  9. Françoise 9 mai 2018 at 19 h 16 min #

    J’ai 66 ans… je dirige une colo depuis… oh la la … et je ne suis pas encore prête à m’en passer !
    Tout ce que je viens de lire me plaît bien … et je trouve votre argumentaire très pertinent !
    Merci !

  10. Jean 28 mai 2018 at 11 h 58 min #

    Bonjour mon cher Monsieur .
    Par soucis de transparence , pouvez vous nous préciser la commande du ministère de l’éducation ainsi que la contribution financière qu’il vous a alloué pour votre communication ?
    bien cordialement
    Jean Manik

    • Olivier 28 mai 2018 at 17 h 24 min #

      Le ministère m’a demandé si j’aimerai écrire un article sur les colonies de vacances, pour soutenir la campagne nationale. Je leur ai indiqué que le sujet m’intéressait et je leur ai proposé un angle en leur rappelant que je gardais le final cut sur l’article. Concernant la rémunération, vous comprendrez bien que pour de nombreuses raisons, notamment personnelles, je n’étale pas publiquement ce que mon travail me permet de gagner. J’imagine que c’est pareil pour vous, non ?

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