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15 questions que les parents se posent sur Pampers (et leurs réponses)

En collaboration avec Pampers Par Olivier - Mis à jour le 27 janvier 2024
Un parent change la couche Pampers de son enfant

Dans la grande famille des parents, il y a des sujets qui réveillent les antagonismes, attisent les débats, avivent les tensions. Des sujets dont on peine à parler avec raison tant les émotions sont à fleur de peau. Comme celui des couches jetables et de leur composition.

Sommaire

Depuis quelques temps, la question de la fabrication des couches occupe de nombreuses discussions entre parents. Des échanges dont on sort souvent avec plus de questions que de réponses. Et le débat se cristallise autour d’un leader du secteur, Pampers.

En 2017, le magazine 60 Millions de Consommateurs jette un pavé dans la mare en publiant les résultats de tests qui posent questions en mettant en doute l’innocuité de la plupart des couches jetables.

Très vite, des articles aussi angoissants qu’imprécis inondent la toile. Et depuis, les couches jetables font l’objet des pires fantasmes. Sur le web, on peine ainsi à dégoter des réponses éclairantes entre les posts de parents affolés, les points de vue polémiques publiés pour buzzer, les raisonnements scientifiques incompréhensibles et les élucubrations fantaisistes les plus insolites. Un battage à peine troublé par le silence assourdissant du principal concerné, Pampers.

Mais c’est vrai ça, pourquoi Pampers – marque de Procter & Gamble – ne prend-elle pas la parole ? C’est la question que nous nous posions jusqu’à ce coup de fil de mars 2018, nous invitant à rencontrer l’équipe au centre de recherche du fabricant à Schwalbach près de Francfort.

Notre objectif était simple : poser toutes les questions préalablement listées et ne pas lâcher le morceau tant que les réponses ne sont pas suffisamment claires.

Pampers répond aux questions des parents

Vous trouverez dans cet article la synthèse des échanges que nous avons pu avoir avec Emmanuelle Bégué, chargée des relations avec les partenaires scientifiques extérieurs, et Frank Wiesemann, responsable de la production et de la recherche.

Les discussions ne sont pas reproduites intégralement. L’article serait trop long. Les propos tenus par les représentants de Pampers ont donc été associés les uns aux autres pour former des réponses aussi complètes que possible. Ces réponses ont été relues et validées par Pampers. Elles constituent donc la position officielle de la marque sur les questions que les parents se posent.

Quelle est la méthode de Pampers pour concevoir ses couches ?

Nous commençons par échanger avec les parents sur leurs besoins dans le cadre d’études consommateurs. Nous réalisons ensuite des modélisations qui nous permettent d’étudier tous les scénarios possibles. Des modélisations sont par exemple entreprises pour prédire la réaction de la peau à l’humidité en fonction de sa nature et du stade de développement de l’enfant. Cette étape nous permet d’anticiper les réactions cutanées et de limiter les risques d’irritation. En parallèle nous testons et évaluons la sécurité de chacun des composants de la couche. Nous mettons ensuite au point une couche prototype et sortons un premier lot testé par 100 bébés qui permettent de réaliser des tests de performance et d’innocuité en laboratoire. Une fois que les couches ont passé avec succès ces différents contrôles, elles sont données à des parents pour des tests en conditions réelles d’utilisation, forcément différentes de celles rencontrées en laboratoire. Si les parents ne valident pas la couche, on recommence tout le cycle. Pour les innovations de rupture comme les couches Baby Dry, il faut parfois compter jusqu’à 7 à 10 ans de recherche et développement avant qu’elles ne fassent leur apparition sur le marché.

60 Millions de consommateurs dénoncent des traces résiduelles de produits potentiellement toxiques comme le glyphosate ou le quintozène (pesticides) dans vos couches et celles d’autres fabricants. Que répondez-vous ?

Le magazine 60 Millions de Consommateurs a utilisé des solvants agressifs pour tester les couches, là où nous les testons avec des solutions salines plus proches de la composition de l’urine. Le test de 60 Millions de consommateurs relève des traces infinitésimales des produits mentionnées, à des seuils largement inférieurs aux normes européennes. Les quantités retrouvées dans les couches Pampers sont si faibles que les résultats peuvent varier d’un test à l’autre. Comme Pampers effectue plusieurs tests, des résultats complètement différents peuvent ressortir. Notre dernier test réalisé par un laboratoire indépendant ne relève pas de traces.

D’où viennent ces traces résiduelles ?

Comme nombre d’industriels confrontés à des problématiques similaires, nous ne disposons pas de réponse ferme. Une chose est certaine, des traces de contaminants se trouvent partout dans l’environnement. La contamination peut par exemple se faire par l’air, par les plantes utilisées pour fabriquer la cellulose ou par l’eau qui a servi à concevoir certaines matières premières comme le super absorbant. En conséquence, Pampers a décidé de réagir en s’engageant aux côtés d’un groupe d’experts scientifiques et du Journal International de la Médecine pour intégrer un groupe de travail qui planche sur le sujet et réalise des études, afin de comprendre l’origine de ces traces.

Vous faites référence à des traces de contaminants dans l’environnement. Au-delà de la simple question des couches, est-ce à dire que les autorités sanitaires ne maitrisent plus la propagation de certains produits contaminants que nous utilisons couramment ?

Emmanuelle Bégué : Vous comprendrez bien que je ne peux pas répondre à cette question qui ne concerne pas directement Pampers.

Quelles mesures prenez-vous pour garantir la sécurité du consommateur et l’innocuité de vos couches ?

A chaque étape de fabrication, du choix des composants jusqu’aux produits finis, nos produits sont évalués et testés afin de garantir leur sécurité. À ce jour, il n’existe pas une règlementation spécifique aux couches. Pampers s’appuie donc sur la directive européenne sur la sécurité générale des produits. Mais nous avons aussi fait le choix d’appliquer volontairement les réglementation les plus strictes comme la directive cosmétique, qui réglemente l’utilisation des 26 allergènes. Nos couches n’en contiennent pas. Enfin, nous avons pris la décision de bannir de nos produits plus de 550 ingrédients complémentaires pointés par REACH, règlement européen qui sécurise la fabrication et l’utilisation des substances chimiques dans l’industrie européenne. Bref, Pampers prend plus de précautions que la règlementation ne l’impose.

Comment évaluez-vous l’innocuité des ingrédients qui servent de base à la fabrication de vos couches ?

Nous construisons les tests de nos ingrédients autour de scénarios catastrophes. Dans la réalité, un enfant utilise des couches pendant 2 à 3 ans. Pendant cette période, moins de 1% des composants pénètre dans la peau. Pour nos tests, nous partons sur la base d’une pénétration de 100% des composants pendant 75 ans. Pour aller plus loin, nous testons aussi les interactions entre les couches et d’autres produits comme des crèmes par exemple. Nous suivons par ailleurs à la lettre les avis du comité scientifique européen pour la sécurité du consommateur. Si l’ingrédient passe tous les tests avec succès, il est référencé chez nous. On pourra l’utiliser partout. Des USA à la France, Pampers utilise les mêmes produits. Nos chercheurs ont interdiction d’utiliser des ingrédients non contrôlés préalablement.

Quels sont les composants d’une couche ?

Une couche se compose d’un châssis, d’un film en polyéthylène micro-perforé sur le fond extérieur pour laisser passer l’air, d’un élastique recouvert de polypropylène pour apporter de la douceur, d’un voile en polypropylène qui laisse passer les urines, d’élasthanne pour gérer parfaitement l’élasticité des barrières antifuites, de polyester pour répartir l’humidité, de cellulose (fibre de bois) purifiée et blanchie pour absorber l’humidité et la conduire vers le bac de rétention, d’un super absorbant en polyacrylate, d’une lotion, de pigments et d’un adhésif sans solvant.

L’utilisation de produits issus de l’industrie pétrolière dans la lotion qui recouvre le voile protecteur est dénoncée. Qu’en est-il ?

Le Petrolatum, souvent confondu avec du pétrole, est également appelé Vaseline. Nous manipulons ce produit à un grade pharmaceutique inoffensif pour l’homme. On utilise ainsi la vaseline officinale pour fabriquer des pommades contre les brûlures, des soins des lèvres ou des écrans solaires. Elle est connue pour préserver l’hydratation de la peau.

Des ingrédients comme le polyéthylène ou le polypropylène connus pour être à l’origine de la pollution de nos océans peuvent-ils être remplacés ?

Nous utilisons le polyéthylène et polypropylène. Ces deux fibres techniques sont connues pour leurs bénéfices pour le maintien au sec de la peau des bébés. Le premier est micro perforé. Il permet d’empêcher le liquide de remonter. Tandis que le second lui permet de garder les fesses du bébé au sec. Cela étant, nous travaillons depuis longtemps sur le cycle de vie de nos produits. Cette question est au cœur de notre démarche de développement durable. Nous venons d’ailleurs de créer la première filière de recyclage de couches au monde en Italie. Une usine récupère les couches préalablement amenées par des parents vers des points de collecte.

Des parents rapportent des irritations lorsqu’ils utilisent des Pampers pour leurs enfants. Que leur répondez-vous ?

D’après la société française de pédiatrie, 11 causes expliquent les irritations du fessier des bébés. Elles vont de de la poussée dentaire à la carence en zinc. Nous regrettons que, par méconnaissance, on pointe souvent du doigt les couches à tort, au risque que de mauvais diagnostics soient posés. Rappelons également qu’une couche doit être changée régulièrement pour éviter les irritations. C’est particulièrement vrai en cas de selles dont les enzymes dégagent un PH acide. Nous travaillons toujours dans le même sens : assurer la meilleure performance dans le respect de la sécurité. Quand un consommateur rencontre un problème, il doit nous contacter par mail, téléphone, courrier ou sur les RS. Chaque question est traitée et suivie. Dans le cas d’irritations, nous invitons par exemple à consulter un médecin. Nous demandons à recevoir les résultats. Objectif : pouvoir élaborer ensemble la réponse la plus adaptée possible.

Certains parents font état d’une odeur chimique à l’ouverture d’un paquet de couches Pampers. Qu’en est-il ?

Il s’agit probablement de l’odeur dégagée par les ingrédients que nous utilisons. L’ouverture du paquet facilite leur circulation.

L’utilisation de couches jetables génère, par enfant, 1 tonne de déchets dégradables en 200 à 500 ans. Comment les gérer ?

Il n’existe pas de couches jetables entièrement biodégradables sur le marché à l’heure actuelle. Car certains composants, inévitables à leur composition, ne sont pas biodégradables (micro-capteurs absorbants (SAP) ou élastiques par exemple). Les produits peuvent présenter une biodégradabilité partielle. Mais cela ne change rien à leur profil environnemental car elles sont donc toutes incinérées.

Que proposez-vous pour avancer sur cette question ?

Nous venons de créer la première filière de recyclage de couches au monde. Installée à Trévise en Italie, une usine récupère les couches préalablement amenées par des parents vers des points de collecte spécifiques répartis dans la ville. Le polyéthylène ou le polypropylène peuvent par exemple servir à faire des tables ou des vêtements. Après Trévise, notre objectif à long terme est bien sûr détendre le dispositif à d’autres pays d’Europe

Pourquoi avoir choisi de faire certifier Oeko-Tex les couches Baby Dry ?

L’industrie du textile a créé le label en 1992. Il  garantit la qualité et la sécurité des textiles produits par des tests indépendants. Les critères et les exigences du label sont très stricts. Cette labélisation prouve notre ambition de proposer des produits toujours plus sûrs et performants.

Pourquoi ne proposez-vous pas de couches écologiques plus respectueuses des aspirations exprimées aujourd’hui ?

Nous avons lancé une nouvelle gamme de couches avec des composants plus naturels aux USA. Il nous parait important d’être à l’écoute des attentes des bébés et des parents français. Nous allons lancer à l’été 2018, une innovation avec une nouvelle gamme Pampers ressemblantes mais adaptée à la France.

Comment comprendre cet article

Cet article a pour ambition de contribuer à nourrir votre réflexion et à l’enrichir d’un nouvel éclairage. À chacun ensuite d’apprécier en son âme et conscience la conduite qu’il doit tenir. Tout ça au regard de ses aspirations et des valeurs qu’il défend.

EDIT DU 29/08/2018

Publié en août 2018, le test réalisé par 60 Millions de consommateurs sème un peu plus le doute. Le magazine pointe du doigt plusieurs marques de couches écologiques et conventionnelles pour leur composition. A l’inverse, le test confirme n’avoir détecté aucune trace de résidus toxiques dans les couches Pampers testées : Pampers Premium Protection, Pampers Baby-Dry, Pampers Premium Protection Active-Fit.

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