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10 astuces pour gérer les crises des enfants

Par Olivier - Mis à jour le 2 février 2024
Une petite fille fait une crise, comme beaucoup d'enfants peuvent en faire

Si vous n’avez jamais eu envie de passer votre lardon par la fenêtre (ou un truc dans le genre), c’est probablement parce que vous élevez un hamster.

Face aux crises des enfants, on peut parfois se sentir légèrement dépassé, et à court d’idées pour y faire face. Les causes sont pourtant connues, mais les remèdes moins.

Et si vous ne trouvez pas la vérité au bout du couloir, quelques astuces de bon sens devraient néanmoins vous permettre d’apaiser votre quotidien en évitant la surchauffe.

Sommaire

Comment gérer les crises des enfants

Dépassés par leurs sentiments ou leurs émotions – de la colère à la peur en passant par la frustration – ou tout simplement parce qu’ils désirent attirer l’attention voire obtenir une récompense en échange de leur calme, nos enfants ne manquent jamais d’occasion pour péter une durite, nous laissant parfois perplexe quant à l’attitude à tenir.

Dites-vous bien que devenir parent ne fait pas de vous un être infaillible. S’il est fort probable que les crises des enfants mettent à rude épreuve votre self-control, il existe pourtant quelques petits trucs, à mettre en œuvre avant, pendant et après une colère, pour retrouver une atmosphère positive et aider vos kids à sortir de moments aussi difficiles à vivre pour eux que pour vous.

TOP 1 | Ne cédez pas

Confrontés aux crises des enfants, les parents ont parfois tendance à céder, de fatigue, par usure, lassitude, ou énervement… S’il faut garder à l’esprit que personne n’est infaillible, un enfant peut aussi déduire de votre attitude qu’une colère est un atout pour lui permettre d’obtenir ce qu’il veut. Du coup, mieux vaut le laisser exprimer bruyamment ses frustrations que de lui montrer qu’il peut tout obtenir grâce à une colère.

TOP 2 | Oubliez le regard des autres

Parfois, votre enfant peut se mettre en colère dans des endroits improbables : la rue, les magasins, le restaurant… Il faut bien reconnaître que ces situations mettent dans l’embarras la plupart des jeunes parents. Dans ces moments-là, oubliez le regard des autres pour faire ce qui vous semble juste et nécessaire. Ne vous sentez pas coupable, c’est vous qui avez les commandes. D’ailleurs, la plupart des personnes présentes devraient logiquement parfaitement comprendre ce que vous êtes en train de vivre.

TOP 3 | Tentez l’apaisement

Quand votre enfant est en colère, commencez par tenter de l’apaiser, en essayant de l’aider à retrouver son calme. Votre présence à ses côtés, une main que vous posez sur ses cheveux, une caresse appuyée, quelques mots doux, peuvent lui permettre d’y parvenir. A vous de découvrir ces petits trucs qui lui permettront de mettre un terme à la crise. Vous pourrez ensuite enclencher le dialogue.

TOP 4 | Faites preuve de patience

Pas la peine de vous énerver si vous constatez que votre enfant ne s’apaise pas. Au contraire. Faites preuve de patience, maîtrisez vos propres émotions, et évitez de vous emporter inconsidérément. La fermeté n’implique pas hurlement et violence. Parfois, il suffit de s’éloigner pour retrouver une sérénité essentielle à un dialogue constructif.

TOP 5 | Isolez votre enfant

Si sa colère est trop profonde, proposez-lui de l’installer dans un endroit calme et rassurant pour qu’il puisse évacuer ses émotions, quitte à le laisser se défouler en balançant un ou deux jouets à travers la pièce. Prenez soin de ne pas laisser à portée de main des objets avec lesquels il pourrait se faire mal et sortez provisoirement de la pièce si vous constatez que votre présence nourrit la crise.

TOP 6 | Engagez le dialogue

Une fois que votre enfant se montre disponible, revenez à ses côtés pour le couvrir d’une tendresse rassurante. Après un gros chagrin, un câlin aide souvent à retrouver ses esprits. C’est le préalable indispensable pour engager le dialogue. Ensemble, vous pourrez alors discuter des causes de sa colère, de ses émotions et de la manière dont il a réussi à sortir de la crise.

TOP 7 | Passez à autre chose

Si le dialogue est essentiel, ne restez pas trop longtemps sur le sujet de crispation. Une fois que vous en avez parlé, que vous avez affirmé comprendre sa frustration et que vous lui avez expliqué les raisons de votre position, passez à autre chose.

TOP 8 | Négociez (quand c’est possible)

Ne confondez pas fermeté et intransigeance. Laissez tomber vos grands principes, et préférez les règles qui s’adaptent aux contextes. Vous vous sentirez moins coupable, sans pour autant perdre le contrôle de la situation. Et si tout n’est pas négociable, n’oubliez pas que certaines choses peuvent parfois l’être, en fonction du moment. Alors si aujourd’hui, votre môme préfère son pull bleu à celui que vous vous acharnez à lui enfiler, pourquoi ne pas l’écouter ?

TOP 9 | lâchez prise

Il arrive parfois que certaines situations dans lesquelles votre enfant vous conduit ne comportent pas de solution. Dans ce cas-là, le conflit risque de s’enliser. Si après colère et dialogue, votre môme ne veut toujours pas manger par exemple, vous n’allez quand même pas le gaver comme une oie ? C’est dans ce genre de situations qu’il faut parfois savoir lâcher prise, en l’affirmant clairement : « Tant pis, je ne peux pas te forcer à manger de toute façon. Si tu ne veux pas manger, ne mange pas. » Et vous verrez que souvent, ce que vous prenez pour un échec cuisant s’avèrera être la meilleure des leçons pour votre enfant, qui, contrairement à ce que vous pouvez penser, vous écoute bien davantage que son attitude ne le suggère parfois.

TOP 10 | Ne vous sacrifiez pas

Qui vous a dit que devenir parents revenait à sacrifier sa vie pour ses enfants ? Pour prendre soin de ses mômes, il faut aussi savoir prendre soin de soi. Faites du sport, passez du temps avec vos amis, retrouvez-vous en amoureux, voyagez, lisez, bref ne lâchez pas tout ce qui pimentait votre vie avant que vous ne deveniez parents. Plus vous vous sentirez épanoui, plus vous serez réceptif aux besoins et aux attentes de vos enfants.

Attention : ne vous méprenez pas, cet article n’offre pas de solution magique pour gérer les crises des enfants. Il ne s’agit ni d’une recette ni d’un mode d’emploi. Chaque situation est unique et appelle une réponse unique. Certaines des idées évoquées ci-dessus fonctionneront parfois, pour s’avérer inefficaces à d’autres moments. Laissez-vous le droit d’échouer, sans culpabiliser, pour mieux réussir la fois prochaine.

Pour aller plus loin, vous pouvez aussi lire : 7 situations de violence éducative ordinaire (dans lesquelles on peut tous se reconnaître)

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