15 questions que les parents se posent sur Pampers (et leurs réponses)

14 Mai 2018

questions de parents sur pampers

Dans la grande famille des parents, il y a des sujets qui réveillent les antagonismes, attisent les débats, avivent les tensions. Des sujets dont on peine à parler avec raison tant les émotions sont à fleur de peau.

Depuis quelques mois, la question de la fabrication des couches occupe de nombreuses discussions entre parents. Des échanges dont on sort souvent avec plus de questions que de réponses. Et le débat se cristallise autour d’un leader du secteur, Pampers.

En janvier, le magazine 60 Millions de Consommateurs jette un pavé dans la mare en publiant les résultats de tests qui posent questions en mettant en doute l’innocuité de la plupart des couches jetables.

Très vite, des articles aussi angoissants qu’imprécis inondent la toile. Et depuis, les couches jetables font l’objet des pires fantasmes. Sur le web, on peine ainsi à dégoter des réponses éclairantes entre les posts de parents affolés, les points de vue polémiques publiés pour buzzer, les raisonnements scientifiques incompréhensibles et les élucubrations fantaisistes les plus insolites. Un battage à peine troublé par le silence assourdissant du principal concerné, Pampers.

Mais c’est vrai ça, pourquoi Pampers – marque de Procter & Gamble – ne prend-elle pas la parole ? C’est la question que je me posais jusqu’à ce coup de fil de mars 2018, m’invitant à rencontrer l’équipe au centre de recherche du fabricant à Schwalbach près de Francfort.

L’occasion était trop belle de poser toutes les questions que les membres du groupe et les fans de la page Facebook de Je suis papa ont bien voulu me faire parvenir. Je me suis donc envolé pour l’Allemagne le 21 mars dernier.

Mon objectif était simple : poser toutes les questions préalablement listées et ne pas lâcher le morceau tant que les réponses ne sont pas suffisamment claires.

Pampers répond aux questions des parents

Vous trouverez dans cet article la synthèse des échanges que j’ai pu avoir avec Emmanuelle Bégué, chargée des relations avec les partenaires scientifiques extérieurs, et Frank Wiesemann, responsable de la production et de la recherche.

Les discussions ne sont pas reproduites intégralement. L’article serait trop long. Les propos tenus par les représentants de Pampers ont donc été associés les uns aux autres pour former des réponses aussi complètes que possible. Ces réponses ont été relues et validées par Pampers. Elles constituent donc la position officielle de la marque sur les questions que les parents se posent.

Quelle est la méthode de Pampers pour concevoir ses couches ?

Nous commençons par échanger avec les parents sur leurs besoins dans le cadre d’études consommateurs. Nous réalisons ensuite des modélisations qui nous permettent d’étudier tous les scénarios possibles. Des modélisations sont par exemple entreprises pour prédire la réaction de la peau à l’humidité en fonction de sa nature et du stade de développement de l’enfant. Cette étape nous permet d’anticiper les réactions cutanées et de limiter les risques d’irritation. En parallèle nous testons et évaluons la sécurité de chacun des composants de la couche. Nous mettons ensuite au point une couche prototype et sortons un premier lot testé par 100 bébés qui permettent de réaliser des tests de performance et d’innocuité en laboratoire. Une fois que les couches ont passé avec succès ces différents contrôles, elles sont données à des parents pour des tests en conditions réelles d’utilisation, forcément différentes de celles rencontrées en laboratoire. Si les parents ne valident pas la couche, on recommence tout le cycle. Pour les innovations de rupture comme les couches Baby Dry, il faut parfois compter jusqu’à 7 à 10 ans de recherche et développement avant qu’elles ne fassent leur apparition sur le marché.

60 Millions de consommateurs dénoncent des traces résiduelles de produits potentiellement toxiques comme le glyphosate ou le quintozène (pesticides) dans vos couches et celles d’autres fabricants. Que répondez-vous ?

Le magazine 60 Millions de Consommateurs a utilisé des solvants agressifs pour tester les couches, là où nous les testons avec des solutions salines plus proches de la composition de l’urine. Le test de 60 Millions de consommateurs relève des traces infinitésimales des produits mentionnées, à des seuils largement inférieurs aux normes européennes. Les quantités retrouvées dans les couches Pampers sont si faibles que les résultats peuvent varier d’un test à l’autre. Comme Pampers effectue plusieurs tests, des résultats complètement différents peuvent ressortir. Notre dernier test réalisé par un laboratoire indépendant ne relève pas de traces.

D’où viennent ces traces résiduelles ?

Comme nombre d’industriels confrontés à des problématiques similaires, nous ne disposons pas de réponse ferme. Une chose est certaine, des traces de contaminants se trouvent partout dans l’environnement. La contamination peut par exemple se faire par l’air, par les plantes utilisées pour fabriquer la cellulose ou par l’eau qui a servi à concevoir certaines matières premières comme le super absorbant. En conséquence, Pampers a décidé de réagir en s’engageant aux côtés d’un groupe d’experts scientifiques et du Journal International de la Médecine pour intégrer un groupe de travail qui planche sur le sujet et réalise des études, afin de comprendre l’origine de ces traces.

Vous faites référence à des traces de contaminants dans l’environnement. Au-delà de la simple question des couches, est-ce à dire que les autorités sanitaires ne maitrisent plus la propagation de certains produits contaminants que nous utilisons couramment ?

Emmanuelle Bégué : Vous comprendrez bien que je ne peux pas répondre à cette question qui ne concerne pas directement Pampers.

Quelles mesures prenez-vous pour garantir la sécurité du consommateur et l’innocuité de vos couches ?

A chaque étape de fabrication, du choix des composants jusqu’aux produits finis, nos produits sont évalués et testés afin de garantir leur sécurité. À ce jour, il n’existe pas une règlementation spécifique aux couches. Pampers s’appuie donc sur la directive européenne sur la sécurité générale des produits. Mais nous avons aussi fait le choix d’appliquer volontairement les réglementation les plus strictes comme la directive cosmétique, qui réglemente l’utilisation des 26 allergènes. Nos couches n’en contiennent pas. Enfin, nous avons pris la décision de bannir de nos produits plus de 550 ingrédients complémentaires pointés par REACH, règlement européen qui sécurise la fabrication et l’utilisation des substances chimiques dans l’industrie européenne. Bref, Pampers prend plus de précautions que la règlementation ne l’impose.

Comment évaluez-vous l’innocuité des ingrédients qui servent de base à la fabrication de vos couches ?

Nous avons décidé de construire les tests de nos ingrédients autour de scénarios catastrophes. Dans la réalité, un enfant utilise des couches pendant 2 à 3 ans. Pendant cette période, moins de 1% des composants pénètre dans la peau. Pour nos tests, nous partons sur la base d’une pénétration de 100% des composants pendant 75 ans. Pour aller plus loin, nous testons aussi les interactions entre les couches et d’autres produits comme des crèmes par exemple. Nous suivons par ailleurs à la lettre les avis du comité scientifique européen pour la sécurité du consommateur. Si l’ingrédient passe tous les tests avec succès, il est référencé chez nous et pourra être utilisé partout. Des USA à la France, Pampers utilise les mêmes produits et nos chercheurs ont interdiction d’utiliser des ingrédients qui n’ont pas été contrôlés préalablement.

Quels sont les composants d’une couche ?

Une couche est composée d’un châssis, d’un film en polyéthylène micro-perforé sur le fond extérieur pour laisser passer l’air, d’un élastique recouvert de polypropylène pour apporter de la douceur, d’un voile en polypropylène qui laisse passer les urines, d’élasthanne pour gérer parfaitement l’élasticité des barrières antifuites, de polyester pour répartir l’humidité, de cellulose (fibre de bois) purifiée et blanchie pour absorber l’humidité et la conduire vers le bac de rétention, d’un super absorbant en polyacrylate, d’une lotion, de pigments et d’un adhésif sans solvant.

L’utilisation de produits issus de l’industrie pétrolière dans la lotion qui recouvre le voile protecteur est dénoncée. Qu’en est-il ?

Le Petrolatum, souvent confondu avec du pétrole est également appelé Vaseline, c’est un produit que nous manipulons à un grade pharmaceutique inoffensif pour l’homme. La vaseline officinale est ainsi utilisée pour fabriquer des pommades contre les brûlures, des soins des lèvres ou des écrans solaires. Elle est connue pour préserver l’hydratation de la peau.

Des ingrédients comme le polyéthylène ou le polypropylène connus pour être à l’origine de la pollution de nos océans peuvent-ils être remplacés ?

Nous utilisons le polyéthylène et polypropylène qui sont deux fibres techniques pour leurs bénéfices pour le maintien au sec de la peau des bébés. Le premier est micro perforé permettant d’empêcher le liquide de remonter tandis que le second lui permet de garder les fesses du bébé au sec. Cela étant nous travaillons depuis longtemps sur le cycle de vie de nos produits, c’est une question qui est au cœur de notre démarche de développement durable. Nous venons d’ailleurs de créer la première filière de recyclage de couches au monde en Italie, une usine récupère les couches qui ont été préalablement amenées par des parents vers des points de collecte spécifiques répartis dans la ville.

Des parents rapportent des irritations lorsqu’ils utilisent des Pampers pour leurs enfants. Que leur répondez-vous ?

D’après la société française de pédiatrie, il existe 11 causes pour expliquer les irritations du fessier des bébés, de la poussée dentaire à la carence en zinc. Nous regrettons que par méconnaissance, les couches soient souvent pointées du doigt à tort, au risque que de mauvais diagnostics soient posés. Rappelons également qu’une couche doit être changée régulièrement pour éviter les irritations, particulièrement en cas de selles dont les enzymes dégagent un PH acide. Nous travaillons toujours dans le même sens : assurer la meilleure performance dans le respect de la sécurité. Quand un consommateur rencontre un problème, il doit nous contacter par mail, téléphone, courrier ou sur les RS. Chaque question est traitée et suivie. Dans le cas d’irritations, nous invitons par exemple à consulter un médecin et à nous transmettre les résultats pour que nous puissions élaborer ensemble la réponse la plus adaptée possible.

Certains parents font état d’une odeur chimique à l’ouverture d’un paquet de couches Pampers. Qu’en est-il ?

Il s’agit probablement de l’odeur dégagée par les ingrédients que nous utilisons et dont la circulation est facilitée lors de l’ouverture du paquet.

L’utilisation de couches jetables génère, par enfant, 1 tonne de déchets dégradables en 200 à 500 ans. Comment les gérer ?

Il n’existe pas de couches jetables entièrement biodégradables sur le marché à l’heure actuelle car certains composants, inévitables à leur composition, ne sont pas biodégradables (micro-capteurs absorbants (SAP) ou élastiques par exemple). Les produits peuvent présenter une biodégradabilité partielle, mais cela ne change rien à leur profil environnemental car elles sont donc toutes incinérées.

Que proposez-vous pour avancer sur cette question ?

Nous venons de créer la première filière de recyclage de couches au monde. Installée à Trévise en Italie, une usine récupère les couches qui ont été préalablement amenées par des parents vers des points de collecte spécifiques répartis dans la ville. Le polyéthylène ou le polypropylène peuvent par exemple servir à faire des tables ou des vêtements. Après Trévise, Pampers  notre objectif à long terme est bien sûr détendre le dispositif à d’autres pays d’Europe

Pourquoi avoir choisi de faire certifier Oeko-Tex les couches Baby Dry ?

Créé par l’industrie du textile en 1992, le label Oeko-Tex garantit la qualité et la sécurité des textiles produits par des tests indépendants. Les critères et les exigences du label sont très stricts. Cette labélisation prouve notre ambition de proposer des produits toujours plus sûrs et performants.

Pourquoi ne proposez-vous pas de couches écologiques plus respectueuses des aspirations exprimées aujourd’hui ?

Une nouvelle gamme de couches avec des composants plus naturels a été lancé aux USA,Nous pensons qu’il est très important d’être à l’écoute des attentes des bébés et des parents français. Nous allons lancer à l’été 2018, une innovation avec une nouvelle gamme Pampers ressemblantes mais adaptée à la France.

Comment comprendre cet article

Vous le savez si vous lisez ce blog, je déteste qu’on m’indique ce que je dois penser. Question d’éducation probablement. N’attendez donc pas de moi que je vous livre sur un plateau une conclusion prête à digérer (ou à vomir, en fonction des points de vue).

Ce billet a plutôt pour ambition de contribuer à nourrir votre réflexion, à l’enrichir d’un nouvel éclairage, à titiller vos certitudes, à agiter vos questionnements. À chacun ensuite d’apprécier en son âme et conscience la conduite qu’il doit tenir, au regard de ses aspirations et des valeurs qu’il défend.

Et vous ? Utilisez-vous des couches jetables ? Que vous inspire ce débat qui agite les parents ? Que pensez-vous de la position de Pampers sur le sujet ? Merci de votre participation courtoise à ce débat.

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Article réalisé en collaboration avec Pampers

17 réponses to “15 questions que les parents se posent sur Pampers (et leurs réponses)”

  1. Même 14 mai 2018 at 14 h 14 min #

    Merci beaucoup pour cet article c’est très intéressant. Personnellement j’utilise des couches Pampers depuis la naissance de ma fille il y a de ça 2 mois et je suis plutôt contente effectivement il y a une odeur qui se dégage quand on ouvre le paquet mais ma fille ne souffre pas d’érythème n’a pas l’air d’avoir de problème particulier avec ses couches et en plus avec la ligne bleue qui se colore c’est vrai qu’elles sont très pratique j’étais sceptique aussi en lisant tout un tas de choses sur Internet. Tant que bébé reagit bien et que le rapport qualité prix est la et que la marque met en oeuvre un max de choses pour s ameliorer moi ca me va

    • Olivier 14 mai 2018 at 14 h 59 min #

      Ton post résume bien l’attitude de nombreux parents qui ne savent finalement plus sur quel pied danser après que certains médias – plus intéressés par le buzz que le souci d’informer – aient lancé une polémique sans véritablement creuser le sujet pour sortir de véritables réponses

  2. Melo 14 mai 2018 at 15 h 38 min #

    Merci beaucoup pour cet article qui peut donner quelques réponses aux inquiets parents que nous sommes. L’étude de 60 millions de consommateurs est sortie si je me souviens bien peu de temps après la naissance de mon fils. J’utilisais des Pampers (celles-ci m’ayant été fournies à la maternité, j’avais continué à les acheter sans me poser de réelles questions).
    Après cette étude, je me suis tournée vers d’autres marques plus écologiques comme par exemple Love & Green, Moltex ou encore Naty, car je ne crois plus du tout aux discours des grandes marques (et à leurs justifications lorsqu’elles sont montrées du doigt). Je les paye peut-être plus chères que des couches de grande distribution (quoique ?) mais j’ai la conscience bien plus tranquille.

    • Olivier 14 mai 2018 at 16 h 05 min #

      Sans certitude d’ailleurs que tous ces fabricants soient aussi vertueux qu’ils le prétendent. Aujourd’hui finalement, le plus compliqué pour les parents que nous sommes, c’est de savoir discerner le vrai du faux dans tout ce brouhaha indigeste.
      Mais sur le coup, j’ai le sentiment que les industriels payent le manque de transparence auquel ils nous ont habitué pendant longtemps… et qui n’a fait que développer la méfiance chez le consommateur

      • Melo 14 mai 2018 at 16 h 24 min #

        Oui, c’est exactement ça, je partage le même sentiment ! Donc moi j’opte un peu pour ce que je pense être « le moins pire »…

  3. Dani 14 mai 2018 at 16 h 14 min #

    La question à leur poser , est pourquoi n’indiquent ils pas les compositions des couches (tout comme les protections hygiéniques féminines d’ailleurs) sur l’emballage, que chacun puisse juger de lui-même ?
    Quant à leur argument sur la vaseline, cela m’a fait doucement rigoler… cela reste un dérivé de pétrole, hydratant certes mais absolument pas écologique et pas très ragoûtant, et perso, non, je n’utilise plus depuis bien longtemps de cosmétiques, crèmes solaires, … qui en contiennent, donc pas de couches non plus Mais c’est comme pour tout, chacun choisit ce qu’il consomme.. merci pour çet article

  4. Lourenco 15 mai 2018 at 10 h 39 min #

    Et sinon monsieur le chèques de pampers à combien il était ?

    Depuis quand se référer au taux donner par l UE est gare de sérieux? (Dixit les pesticides etc )

    Vraiment déçu de votre parti pris

    • Olivier 15 mai 2018 at 12 h 36 min #

      Ou avez-vous vu un parti-pris ? L’article est clair, il est là pour donner la parole aux accusés, pas pour dire aux lecteurs ce qu’ils doivent penser. Et à aucun moment, je n’endosse la parole de Pampers.
      Aussi surprenant que cela puisse paraître, personne ne travaille gratuitement, pas même moi. Et j’imagine que le salaire que vous percevez ne vous contraint pas à épouser tous ce que votre employeur/client aimerait vous faire gober. Et bien sachez que la situation n’est pas différente pour moi et que si je prends soin de cadrer/sélectionner mes collaborations en amont, c’est justement pour éviter ce genre de collusion. Et comme je suis transparent sur ce point, ma démarche est expliquée ici : https://www.je-suis-papa.com/partenariat
      Je ne m’attarde pas sur votre remarque sur les normes européennes, il me semble que votre avis est construit d’avance. Et je n’ai pas l’ambition de vous faire changer, contrairement à ce que vous semblez imaginer.

  5. Sam 15 mai 2018 at 13 h 39 min #

    Je pose ça là : notre centre de recherche national le CNRS a fait ces tests aussi. Et je connais les résultats de ces CHERCHEURS independants. Oui, Pampers n’est pas recommandé non plus par le CNRS. Je ne sais pas comment et quand seront communiqués ces resultats pour le moment.

    • Olivier 15 mai 2018 at 15 h 10 min #

      Intéressant mais un peu prématuré comme commentaire. C’est compliqué d’écrire que le CNRS ne recommande pas Pampers si les résultats ne sont pas connus. J’espère que tu es habilité à officiellement prendre la parole pour le centre. Si moi, un journaliste ou quelqu’un d’autres les appellent pour avoir des explications, ton commentaire va faire tâche…
      Bref, peux-tu nous en dire plus sur l’étude ? Combien de marques testées ? Sur quels aspects ? Dans quelles conditions ?

  6. Hélène 15 mai 2018 at 16 h 56 min #

    Bonjour,

    Je trouve léger l’explication des irritations du à leurs couches…
    Personnellement je les ai utilisées à la naissance de ma fille et quand elle a commencer à faire des irritations (bien avant sa première dents et malgré un change très très regulier) j’ai changé de marque et bizarrement plus de problème…

    Après je n’irais pas dire que Pampers c’est de la m… juste que ma fille ne les supporte pas.

    Pour le coup je suis un peu vexée qu’ils rejettent directement la Pierre sur les parents!

    • Olivier 16 mai 2018 at 9 h 49 min #

      Votre vexation vous empêche d’ailleurs de lire correctement le propos de Pampers qui ne pointe pas du doigt les parents mais bien les différents troubles à côté desquels on pourrait passer en accusant trop vite les couches (de n’importe quelle marque d’ailleurs puisque des irritations ont été rapportées après utilisation de toutes les couches, jetables comme lavables). Et très honnêtement, pour en avoir parlé avec des médecins, je crois qu’ils ont raison… attention aux diagnostics précipités (et à leurs conséquences) ! Ce qui ne veut pas dire que les couches ne peuvent pas être mises en cause par ailleurs

  7. mickael 16 mai 2018 at 13 h 38 min #

    je trouve intéressant de donner la parole à cet énorme industriel mais je sens un exercice de communication bien huilé. Je ne suis pas non plus à 100% la ligne éditorial de 60M que je trouve trop souvent alarmiste. En définitif, le bien se trouve souvent entre les deux!

    je regrette qu’on ne parle pas de futur couches à la fécule de pomme de terre par exemple! je pense que techniquement faisable mais économiquement pas du tout intéressant pour ce genre de boite coté au NYSE!

    • Olivier 16 mai 2018 at 13 h 55 min #

      Les questions sont les miennes. Les réponses sont les leurs. Et il m’aurait étonné qu’elles ne soient pas correctement construites. A chacun ensuite de se construire son opinion.
      je ne connaissais pas le projet de couches à la fécule de pommes de terre. En cherchant rapidement sur Google, je n’ai rien trouvé de probant. Tu as des sources à partager ?

  8. caropuce 17 mai 2018 at 20 h 30 min #

    Bonjour Olivier,

    Démarche intéressante. Nous ne portons plus de couche à la maison. Mais effectivement, la question des couches, jetables ou non, en partie recyclable ou non se pose et s’est posée.

    Si j’avais pu posé des questions à pampers j’aurai demandé, pourquoi le prix des couches en France est il aussi élevé, surtout pampers, comparé à l’Allemagne? À l’époque des couches nous y habitions, et lors de notre première visite en France j’ai trouvé la différence de prix folle. Je me souviens de quelque chose comme 15 centimes la pampers en Allemagne et plutôt 23-25 centimes en France. Et ici au Brésil quasi impossible de trouver des couches en gros, on les trouve par paquet de 20-30 uniquement et à des prix encore plus hallucinant vu le niveau de vie moyen. Ramené en euro, à 30-40 centimes la couche! (je n’en achète plus donc environ).

    Ce qui m’avait choqué plus que les couches ce sont les lingettes. Pour les couches, le débat est pour moi surtout écologique, avec le problème global de la pollution plastique. Donc, opter pour des couches jetables déjà partiellement dégradable a du sens. Ou si j’avais eu la chance de vivre dans une ville où le service existait, des couches lavables avec un service de livraison des couches propres et récupération des couches à laver. Ensuite, il y a un soucis d’efficacité et suivant les marques, nous avions plus ou moins de fuites la nuit. Ce qui veut aussi dire que pour les pipis, avec des couches plus absorbante on en utilise peut-être 1 de moins par jour, ce qui au bout de trois de couches finit par avoir un impact écologique aussi.

    A propos des lingettes, j’avais été horrifiée de voir la composition, et dans le cas de pampers, ils doivent connaître le problème car sur les paquets il était marqué ne pas utiliser plus de 4 fois/par jour sur les fesses de bébé, peut causer des irritations. (quelque chose comme ça). Et avant de les utiliser sur bébé, tous les parents devraient tester ces lingettes soi-disant douces sur soi: Ça brûle! Je ne sais plus quelle marque j’avais testé. Ce qui m’avait profondément choqué c’est que ces lingettes étaient disponibles à la maternité, avec les couches pampers et que personne n’a avisé les nouveaux parents que nous étions d’une autre façon de nettoyer les fesses de bébé, donc à la cinquième couche de la journée? que faire. Après avoir pris le temps de regarder les compositions, et lu les avertissement sur le paquet, nous avons opté pour une marque de lingettes grasses, bio et bio dégradables et qui ne brulaient pas. Bébé devait avoir 6 mois. Après ce changement quand en vacances nous achetions d’autres lingettes, et avec certaines marques de couches (pas pampers) c’est notre fils qui hurlait. Preuve que un grand nom de marque n’est pas une garantie, que ce qui est donné à la maternité non plus, et qu’il n’y a pas une solution unique suivant la où on habite les produits d’une marque variant. (pourquoi d’ailleurs avoir des couches différente au US et en Europe? des régulations différentes?).

    Quand au commentaire plus haut sur les régulations européennes. Malheureusement c’est assez vrai, que les régulations ont souvent du retard sur les événements. Des infos qui datent de 10 ans mais illustrent bien le problème, la régulation sur la quantité de pesticide dans l’eau était basée sur le niveau de détectabilité au moment de la loi(recommandation?). En gros, on pouvait dire s’il y avait des traces, oui ou non et pas combien en dessous d’un seuil. Puis, les méthodes de mesure s’étant améliorées on a pu en détecter à des niveaux plus faibles. Les régulations elles n’avaient pas changé, alors qu’on devrait se poser la question, à partir de quel niveau, est-ce toxique à long terme? Quand à la quantité de pesticides dans l’air, je ne crois pas que ça soit régulé du tout. Beaucoup de produits sont ainsi autorisé sans qu’on connaisse leur effet sur l’environnement ou nous même. Par exemple, les microplastiques, les nano-métaux, et plus récemment les crèmes solaires qui tuent les coraux. (on peut se demander ce que ça veut dire pour notre peau du coup). Dans tous ces cas, un produit est sur le marché, on détecte une toxicité, et il faut ensuite se battre pour que des régulations soient mise en place pour réguler les problèmes. Donc, heureusement que nous avons globalement en Europe des régulations plus restrictives que dans le reste du monde pour plein de produits ( je ne te raconte pas ce que j’observe au brésil ou ce message s’allongerait de trop). Mais effectivement, l’argument nous respectons la régulation est ambiguë au sens où on est le plus souvent dans une démarche où c’est autorisé jusqu’à être interdit, ce qui a du sens, on ne lancerai jamais de nouveau produit sinon. Cependant, l’inertie pour inverser l’utilisation de produits qui finalement se révèlent dangereux me semble trop longue.
    Bonne lecture 😉
    Caropuce

    • Olivier 18 mai 2018 at 9 h 15 min #

      Merci de ce long commentaire. A ma connaissance, le marché français est alimenté par l’usine allemande. Ces peut-être, entre autres, ce qui explique la différence de prix. Je vais me renseigner.
      Sur les couches partiellement dégradable, il n’y a aucun intérêt sauf celui de se donner bonne conscience puisque ces couches finissent à la décharge avec celles qui ne le sont pas du tout.
      Sur les lingettes, je te rejoins, j’ai fait un article sur le sujet il y a longtemps.
      Enfin sur les normes européennes, il me semble que Pampers ne peut être tenu responsable pas plus que les autres fabricants qui ne font que suivre les recommandations et obligations éditées par nos représentants politiques. Une prochaine échéance électorale donnera l’occasion à ceux qui veulent voir les choses changer de faire bouger les lignes. En revanche, la démarche de Pampers me semble plus vertueuse que la moyenne, la marque ne se contentant pas d’appliquer les normes obligatoires mais préférant aller plus loin… ne pas le reconnaître relèverait de la mauvaise foi et du parti pris

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