Avant j’avais des principes, maintenant j’ai des enfants

20 Avr 2015

Avant j'avais des principes, maintenant j'ai des enfants

« Avant j’avais des principes, maintenant j’ai des enfants. » Si vous êtes parents, vous connaissez probablement cette maxime.

Pourquoi ? Parce qu’un jour ou l’autre, vous avez forcément été confronté à l’explosion en vol d’un de vos principes les plus chers, de ceux que vous vous étiez promis de respecter jusqu’à ce que mort s’ensuive, alors que votre chiard n’avait pas encore vu le jour.

Ne vous inquiétez pas, on passe tous par là. Je me souviens encore de la fois où Mychoup’ a débarqué d’une journée chez la nounou, une sucette à la bouche, alors qu’elle ne devait pas avoir plus de 18 mois. Mon premier principe volait alors en éclat.

Comme de nombreux parents, j’ai par la suite appris à faire la différence entre un principe et une règle. Pour faire court, le premier est rigide et ne laisse aucune place à l’interprétation. La seconde est modulable et prend en compte un contexte.

Depuis, je dénonce avec humour ces principes qui culpabilisent les parents, davantage qu’ils ne les élèvent, comme dans cet article qui passent à la moulinette 5 principes parentaux, ou dans cet autre billet qui met le doigt sur 7 principes auxquels les parents finiront par renoncer (si ce n’est pas déjà fait).

Avant j’avais des principes, maintenant j’ai des enfants, les témoignages

Mais au fait, et vous, comment vivez-vous avec ces principes dictés par la parole populaire et entretenus par l’inconscient collectif ? Une fois n’est pas coutume, j’ai donné la parole à 11 mamans, par ailleurs blogueuses. Elles nous expliquent leur rapport aux principes parentaux.

Cynthia et Dora l’affreuse

J’avais 30 ans et plus de 10 ans d’expérience professionnelle avec des enfants quand je suis devenue mère. A l’époque, je militais pour un puzzle à la place du dessin animé et pour ne pas sauter de page lors de l’histoire du soir. Facile à dire quand on lâche les enfants à 16h30 et qu’on peut passer ses week-end à se regarder le nombril… mais lorsque justement, ce nombril est devenu le toit du monde de mon bébé, j’ai vite compris que la maxime « avant j’avais des principes, maintenant j’ai des enfants » allait m’aider à tenir le choc. C’est ainsi que Dora l’affreuse est devenue ma meilleure amie, que j’ai reconsidéré le chantage aux bonbons comme une forme de pédagogie (primaire, mais quand même) et que je suis devenue aussi habile qu’eux pour l’arnaque du coucher. Il me reste quand même un principe, qui je le jure, n’évoluera jamais : J’ai banni depuis bien longtemps toute trace de culpabilité. Et ça aussi, ça m’aide à tenir quand je mange leurs bonbons en cachette… pour leur éviter les dents cariées!

Retrouvez Cynthia sur son blog : www.mamanbavarde.fr

Natachouette et les écrans

Les écrans. LE débat. Souvent, on lit qu’il est très mauvais pour l’enfant de le laisser devant un écran avant ses 3 ans. Avant la naissance de mon fils, cela me paraissait bien logique et je regardais de haut tous ces (indiiiiignes) parents qui optaient pour la facilité du : « tu crises ? Vas te calmer devant un dessin animé ». Bah oui quoi, ils n’étaient donc pas capables de tenir leur bambin ?! Et puis un jour…. un jour est né mon fils. Un adorable petit garçon, souriant, sage, calme, adorable, jusqu’à cet autre jour où… le terrible two a frappé à notre porte ! D’ailleurs, il s’est invité bien avant ses 2 ans (on ne nous dit pas tout). Il n’a pas fallu grand-chose pour que je revois tous mes principes de maman modèle, et que j’accepte de ne finalement pas en être une. La crise de trop, et l’iPad me sauva la vie. Une appli, deux applis, quelques vidéos Youtube plus tard, et tout allait mieux. Depuis, il est mon allié lors de situations de crise, ou lorsque j’ai absolument besoin de garder mon petit monstre au calme (4 heures de train, c’est long… un biberon à donner à sa petite sœur aussi). Comme quoi, la plupart des idées que je m’étais faites avant d’avoir des enfants ont volé en éclat. Je me suis assouplie. Dédramatiser les choses, choisir les batailles qui comptent vraiment : j’ai surtout appris que pour garder un équilibre, je ne pouvais pas tout faire, ni tout prendre de front.

Retrouvez Natachouette sur son blog : www.natachouetteandco.fr

Magasaly et les princesses

Je m’entends encore dire à mon mari (qui ne l’était pas encore à l’époque) : « jamais, mais alors jamais je n’achèterai de vêtements ou chaussures à l’effigie des princesses Disney à mes filles. Franchement, c’est juste du commerce et il faut bien avouer que c’est pas très beau la plupart du temps, non ? » Et il me répondait d’un « oui » à peine intéressé. Un homme quoi ! Mais ça, c’était avant.  Depuis, j’ai eu 3 filles. Oui oui, tu lis bien : 3 filles. De 6 ans et demi à 4 mois. Alors, autant pour la dernière on est encore à l’abri, pour les 2 grandes, on est en plein dans les princesses Disney. On les trouve même sur leur dentifrice, t’as qu’a voir ! Ca a débuté tout doucement, sans s’en rendre bien compte. Tu commences par acheter des chaussettes princesses, puis des petites culottes, des pyjamas et hop, avant de pouvoir dire « ouf », tu te retrouves à hésiter entre la robe rouge « belle » ou la robe bleue « cendrillon ». Mais quand tu vois les étoiles dans leur yeux, tu te dis que finalement, renoncer à ses principes a parfois du bon.  J’te laisse il parait que des céréales « reine des neiges » vont bientôt sortir.

Retrouvez Magasaly sur son blog : www.chezmagasaly.canalblog.com

Coralie et les petits pots

Enceinte, je m’étais jurée que les premières purées de mon fils seraient faites maison, et toutes les autres aussi d’ailleurs.  Pour la première j’y ai mis du cœur, c’était nouveau ! Et puis je me suis égarée dans les rayons « bébé » des supermarchés et  je suis passé du côté obscure de la force du petit pot. Et même que pour le deuxième, j’ai récidivé et j’en suis tout à fait décomplexée !

Retrouvez Coralie sur son blog : www.myhappy-d.com

Marie, les enfants et leurs personnalités

Il fut un temps où je croyais qu’un enfant était malléable à souhait. Oui, oui, j’en étais même persuadée ! Je pensais que dès sa naissance le bébé dormait de looooongues siestes de 3 heures, qu’il ne se réveillait que pour boire son biberon et qu’il ne pleurait que s’il avait faim où les fesses sales. Mes enfants, je les voyais grandir sans télé, avec seulement des jouets en bois et des purées bio maison. J’étais persuadée que MES enfants seraient parfaits, parce que MOI, je saurai y faire, pas comme la grande sœur du pote de Chéri qui a pondu de véritables petits diables. Nan, moi mes gamins, j’allais les mater ! Ils se caleraient sur ma vie et basta !

Mais ça c’était avant… quand j’avais des principes et… pas d’enfants ! Parce que, finalement, trois enfants plus tard, je suis tout l’opposé de la mère que je prétendais devoir devenir pour avoir des enfants parfaits qui correspondraient à mes attentes de jeune adulte sans enfants. J’ai très vite compris qu’un bébé ne naissait pas calé toutes les trois heures et qu’essayer d’aller contre son rythme ne ferait que m’épuiser. Quant aux pleurs pour fesses sales et ventres vides, je les ai bien vite oubliés face aux besoins intenses de mon premier bébé. J’ai bien tenté d’aller vers une éducation rigide et autoritaire, y mêlant une vie sans télé au milieu de jouets en bois, le tout accompagné de mes purées bio aux épinards, mais c’était sans compter sur leurs personnalités. Alors les principes… Ils ont valsés ! Laissant place à un doux chemin de vie où chacun s’adapte à l’autre. Du coup mes enfants sont de véritables tornades d’amour bienveillantes qui m’ont rapidement fait zapper mes principes de mère parfaite ! Il parait même que je suis devenue une mère permissive et ça me ravie… Mais Chuuut !

Retrouvez Marie sur son blog : www.graine-de-caillou.com

Isabelle et la télé

Il y a longtemps, dans mon autre vie, celle d’avant mon fils, je m’insurgeais bruyamment contre ces familles qui prenaient leur repas du soir devant la télé. Pire encore, les gens qui laissaient leur enfant dîner seul devant le petit écran me désolaient ! Et puis j’ai eu un enfant. Et pour que ses matins soient plus calmes, j’ai allumé la télé lorsqu’il prenait son petit déjeuner. Et pour qu’il dîne à l’heure où son estomac crie famine, je l’ai fait dîner seul, avant son père et moi. Et lorsqu’il m’a aussi réclamé des dessins animés le soir pendant le repas, j’ai encore cédé, il mangeait mieux, et de tout. Le côté apaisant des dessins animés le matin et le soir, les jours de semaine quand il faut que tout aille vite, a vite banni les caprices et les cris sous notre toit. Alors voilà j’avoue, avant, j’avais des principes, maintenant j’ai un enfant !

Retrouvez Isabelle sur son blog : http://flying-mama.com

Fred et le cododo

Avant d’avoir mon Chaton il y a quatre ans et demi, je clamais haut et fort que jamais je ne pourrais dormir avec un bébé à côté de moi. Je me demandais comment faisaient les mamans qui cododotaient. J’avais vraiment peur d’étouffer mon petit ange. Mais j’avais décidé d’allaiter mon fils et je n’imaginais pas la fatigue que j’allais ressentir. Je ne me souviens même plus m’être posée une seule question : j’étais à plat et j’ai choisi la facilité. De fil en aiguille, je me suis informée sur les risques et la meilleure façon de dormir avec bébé pour éviter tout impair. Finalement j’ai fait dormir mes trois bébés avec nous pendant des semaines, pour notre plus grand bonheur !

Retrouvez Fred sur son blog : http://unesourisbleue.blogspot.fr

Milie et les gros mots

Ah, je pense que je m’étais juré que ma fille serait parfaite… et elle l’est. Zut, c’était pas ça la question ! Sinon, je m’étais juré de ne plus dire de gros mots, du moins pas devant elle. Ben merde, j’ai loupé mon coup. Surtout quand elle me chante la chanson : « l’avion, l’avion, l’avion, ça fait lever les yeux ! La femme, la femme, la femme, ça fait lever la (oups)… ». Parait que c’est moi qui lui aurais appris ça après quelques apéros. Ah, j’avais sûrement dû me jurer d’arrêter les apéros… sûrement !

Retrouvez Milie sur son blog : http://cestquoicebruit.com

Amandine et les écrans

Ici on s’était mis d’accord, pas de télé et de tablette avant 3 ans ! Sur la tablette on a tenu, c’est même le cadeau de ses 3 ans. Mais la télé… 30 minutes par ci et 30 minutes par-là, c’est quand même bien pratique pour prendre une douche, et se laver les cheveux en prime. Je m’étais dit aussi, ayant des journées de repos dans la semaine, hors de question de mettre mes enfants à garder. Mais, depuis que le deuxième est arrivé c’est avec grand plaisir que j’en dépose un chez la nounou et un à l’école. Bon au final, ce n’est pas pour profiter de mes journées à glandouiller sur le canapé, mais au moins je peux avancer à la maison et faire les courses tranquillement…! On avait dit aussi qu’on ne s’oublierait pas, et bien entre le budget qui fond et le temps qui file, nous n’allons au cinéma qu’une fois par trimestre, et encore ! Par contre, on essaye quand même de se faire un resto en amoureux le midi une ou deux fois par mois. Finalement, avec le premier, on n’a pas lâché grand-chose de nos principes, mais avec notre patience qui diminue, j’ai peur qu’on lâche beaucoup plus pour le deuxième. Et inévitablement, si le plus grand joue sur sa tablette ou regarde la télé, il sera difficile d’empêcher le plus jeune d’y jeter un œil. Je pense que les principes diminuent avec le nombre d’enfants au compteur.

Retrouvez Amandine sur son blog : http://mumandnurse.fr

Gwénaëlle  et le cododo

Avant d’être maman j’avais des principes, mais maintenant j’ai un enfant !  Je m’étais juré de ne jamais faire de cododo ! Et en fait, comme certaines d’entre vous, j’avoue, j’ai craqué ! Le manque de sommeil, l’angoisse de la mort subite du nourrisson, l’allaitement et les multiples convulsions fébriles de mon fils, on fait qu’il a très vite rejoint le lit conjugal. Je pensais pouvoir le réinstaller rapidement dans son lit, une fois que certaines phases seraient terminées. Mais les choses ne se passent jamais comme on les a programmées. Aujourd’hui à 4 ans ½, il ne veut et n’arrive toujours pas à dormir dans son lit alors en tant que maman, j’ai mis mes convictions de côté pour le bien-être de mon enfant. Je vous passe les multiples réflexions que l’on a subies de la part des médecins et de notre entourage, qui ne comprennent pas ce principe et qui ne connaissent pas les bienfaits du cododo car, à leur époque, cela ne se faisait pas ! Pour notre petite pimprenelle, qui doit arriver en juillet, si nous devons recommencer le cododo, nous le ferons. Le mythe de la mère parfaite qui respecte ses principes, c’est une vieille légende…

Retrouvez Gwénaëlle sur son blog : http://mamanpouponne-papabricole.fr

Et vous ? Comment interprétez-vous la maxime « avant j’avais des principes, maintenant j’ai des enfants » ? Avez-vous remis en cause certains de vos principes depuis que vos enfants sont nés ?

D’autres articles sur la parentalité ? Lisez Parents : quelles punitions pour nos enfants ?, Enfants : donner le choix pour éviter les crises… tous les articles sur l’actualité de la parentalité sont ici.

Photo Credit: Kris Kesiak Photography

13 réponses to “Avant j’avais des principes, maintenant j’ai des enfants”

  1. Doudou 20 avril 2015 at 13 h 57 min #

    Ahhhh bah ça lâche du leste ^_^
    Bon, chaque enfant est différent, et il n’y a pas de règles!
    Je dirais qu’effectivement, comme tout le monde, avant j’avais des principes, maintenant, j’ai un enfant…
    Toutefois, pour le moment (approche des 2 ans), la télé, elle s’en fout (et pourtant, je l’allume régulièrement pour moi), la tablette, on n’en a pas (donc elle réclame pas), les portables, ma femme a craqué et a pris un smartphone mais pour le moment (je croise les doigts), elle veut y toucher mais c’est parce que c’est la période je veux tout regarder et toucher, mais c’est pas pour jouer ou regarder quelque chose dessus (sauf faire « allo » peut-être), et tout se passe bien…
    Non franchement, ça va… mais par contre, je ne sais toujours pas ce qu’est ce terrible two !!!!!! j’ai peur… faut faire de la pédagogie et expliquer les principes sur un post, pour prévenir les gens quoi ^_^
    Savoir ce qui nous attend dans le principe… parce que j’ai beau avoir parcouru tout l’historique, j’ai rien vu d’explicite à ce sujet, et ça m’intrigue autant que ça m’inquiète… elle est si adorable (quelques caprices et sauts d’humeurs, mais rien d’insurmontable)… en tout cas merci.

    • Olivier 20 avril 2015 at 17 h 32 min #

      Euh, pour le Terrible Two, mieux vaut ne pas savoir. Il y a des trucs comme ça qu’il vaut mieux vivre directement 🙂

      • Doudou 20 avril 2015 at 17 h 42 min #

        J’ai peur… -_-

      • Clairou la plote 20 avril 2015 at 22 h 03 min #

        Depuis le jour où tu apprends la « bonne » nouvelle y a des choses qu il ne faut pas savoir sinon on ne copulera plus….

  2. Clairou la plote 20 avril 2015 at 22 h 01 min #

    J avais 1 principe : pas de tétine!!!
    Une nuit sans dormir et je lui ai collé dans le bec non sans chialer comme si je perdais un bras….( le baby blues et le sentiment de faillir après 24h de vie….)

    Du coup après j ai relativisé! Télé, tablette ok mais c est MOI qui décide quand elle arrête et ça se passe très bien!!!

    • Olivier 21 avril 2015 at 9 h 01 min #

      Voilà, le tout s’est de garder le contrôle de la situation (autant que possible)…

      • Doudou 21 avril 2015 at 10 h 19 min #

        ha oué, le pas de tétine… décision commune avec maman… c’est belle-maman lors d’un séjour chez elle le second moi qui a acheté la première, et disant… et si on essayait ?
        ça a soulagé tout le monde (surtout la maman et la belle-maman), Papa s’est retrouvé un peu couillon devant le fait accompli, mais bébé était bien, et on a rapidement décidé que ce ne serait qu’au lit (une belle carotte pour qu’elle aille se coucher j’vous dis que ça :p ) ou voiture ou malade… sinon, nada :p
        Avant, on avait des principes… mais ça, c’était avant :p

  3. 01Claire 1 mai 2015 at 16 h 43 min #

    Ah les principes (d’éducation)…. ma mère n’a pas arrêté de me dire quand j’étais ado tu sais un enfant c’est sacré il faut tout faire pour qu’il soit heureux quitte à se sacrifier:c’est le rôle des parents…mouais, j’ai jamais été malheureux ni super-heureuse peur des réflexions de papa-maman, mon père a encore le pouvoir de me terroriser des qu’il me regarde avec son regard noir…bref maintenant j’ai un fils de 3 ans OK j’essaie avec son père qu’il soit le mieux dans sa peau et sans culpabiliser il ne regarde pas la TV (heu l’ordi trop dur!) il a des repas équilibrés il est sociabilisé :nounou, crèche, bébés-nageurs….je vois juste que mes parents ne le prennent jamais avec eux: ça doit être un encore un principe…ah les principes

    • Olivier 4 mai 2015 at 9 h 05 min #

      C’est pas le meilleur des principes en tout cas…

  4. caco 18 mai 2015 at 1 h 23 min #

    Salut!

    Ca me fait tout drôle de repasser par là car j’avais laissé un petit comm sur les 6 bonnes raisons de ne pas avoir un deuxième enfants et je réalise à nouveau comme le temps passe vite. La petite n’a plus 2 ans mais bientôt 4, par contre toujours pas de deuxième à l’horizon (j’ai presque réussi à convaincre le papa^^)

    Je réalise aussi que je me trouvais déjà bizarre du fait de ne pas vouloir d’enfant à la base et d’avoir cédé à mon homme, mais là je réalise qu’en fait… je n’avais aucun principes de bases concernant les enfants. Ou plutôt si: c’est la galère même si faut bien reconnaître qu’une fois qui sont là on s’imagine pas sans 🙂

    Mais pour le reste… non. Pas de principes. Impossible? Ben ça dépend. Moi je partais du principe qu’un enfant ça dois être autonome (ma fille l’est), que quand ça tombe ça doit pas pleurer (ma fille est une cascadeuse diplômé qui a même pas mal), que bien sûr la télé c’est utile (même si elle préfère les films japonnais ghibli aux dessins animés traditionnels), que du moment où j’ai dit non c’est non sinon c’est punition et qu’un enfant peut aller sans problèmes se coucher sans avoir mangé (punitions plutôt efficace donc), et que bien sur que jouer sur la culpabilité et acheter à coup de bonbon ca fait parti du b.a.ba. donc… pas vraiment de prise de tête.

    Donc?… Le problème arrive peut-être quand c’est votre fille qui vous inculque des principes auxquels je n’avais même pas pensé avant, comme:

    -c’est le premier jour où tu vas la laisser à la garderie ou à l’école, donc ben elle va pleurer?… ah, même pas un peu? Quoi? Que je partes pour te laisser jouer tranquille? Ok… (non je ne pleurerais pas!!!! »

    – c’est le matin, t’es fracassé, ta fille vient te voir pour que tu lui fasses le petit déjeuner mais t’as pas envie et tu lui dis par faiblesse, sans arrière pensée, de se le faire toute seule et… ta fille va dans la cuisine, met la table, prépare son petit de ET le tien, allume la télé pour mettre les dessins animés et te crier « maman c’est prêt »……… ben là tu te lèves d’un bond et tu réalise que le principe de culpabilité marche dans les deux sens (surtout quand tu te souviens que ta fille n’a que 3 ans)

    – Une enfant de même pas 4 ans peut s’habiller en 6 ans et avoir la taille admise pour entrer dans les jeux de parc d’attractions

    – le mieux: tu viens de te prendre la tête avec ton homme, ça clash un max, tu finis par t’enfermer dans la salle d’eau et tu vois débouler ta fille qui te prend par la main pour t’expliquer que papa voulais juste discuter et que c’est pas la peine d’être en colère… °o°

    Résultats des courses (et les exemples sont nombreux): « Depuis que j’ai un enfant, j’ai des principes »!!!!

    • Olivier 19 mai 2015 at 9 h 33 min #

      Voilà une démonstration imparable… qui aura au moins eu le mérite de me faire rire 🙂

  5. l0uanne 10 juillet 2015 at 8 h 38 min #

    Moi c’est le fameux palmier… Je trouvais ça hyper moche et ridicule. Je m’étais promis que le jour ou j’aurai une fille JAMAIS au grand JAMAIS elle aurait ça sur la tête… Ben j’ai craquer. Elle qui avait déjà une sacré tignasse à sa naissance, dès qu’elle a eu de quoi les attacher, j’ai foncé acheter des petits chouchous et je l’ai fait… et j’ai même recommencer encore et encore !!

    • Olivier 10 juillet 2015 at 10 h 25 min #

      Bref, avec des enfants mieux vaut ne jamais dire jamais…

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