Non, c’est non !

19 Déc 2013

enfant : fermeté et assurance

Il y a quelques jours, je vous racontais les astuces employées par Mychoup’ pour échapper autant qu’elle le pouvait aux bras de Morphée. De ruse en ruse, bébé finissait systématiquement par toucher les limites de notre patience avant de s’endormir, la colère vissée au fond de son petit estomac.

Je vais vous dire la vérité : cette situation dépassait largement le strict cadre du coucher, pour rendre chaque moment du quotidien potentiellement conflictuel.

Et si bébé part depuis quelques mois en vrille parce qu’elle ne veut pas dormir, elle peut aussi péter un plomb pour un bout de chocolat, claquer une durite pour un tour de toboggan en rabe, fondre un boulon pour un manteau enlevé contre son gré… et je vous en passe !

Fatigués mais pas franchement inquiets, nous avions mis ça sur le compte du terrible two. Un mauvais moment à passer. Comme une parenthèse infernale qui finirait bien par se refermer.

Jusqu’à l’engueulade de trop. Celle qui a fait prendre conscience à super-maman et à moi que nous faisions fausse route.

Enfant : assurance et fermeté

Ca fait juste un an que nous n’avions pas mis les pieds chez notre pédopsy. La dernière fois, nous l’avions rencontré pour convaincre Mychoup’ d’arrêter de jouer la Mohamed Ali des bacs à sable.

Cette fois, c’est pour lui parler de notre incapacité à driver notre fille, à se faire obéir, et à affronter ses colères que nous décidons de la rencontrer.

Pendant plus d’une heure, nous parlons de nos habitudes, de nos angoisses, de nos moments de fébrilité, du comportement de bébé, de ses colères et de ses égarements.

Nous évoquons aussi nos méthodes pour mettre fin au conflit. Un mélange hésitant de dialogue, de négociation et de fermeté maladroite.

Pendant ce temps-là, Mychoup’ joue seule dans son coin avec les jouets mis à sa disposition par la pédopsy. Comme un bon prétexte pour l’observer.

Et là, le verdict tombe. « Votre enfant a besoin de se sentir davantage sécurisé. Vous ne devez pas mélanger les moments pendant lesquels vous pouvez dialoguer, et ceux où elle doit obéir sans discuter. »

Il faut bien avouer que, depuis quelques temps, nous ne savions plus comment nous y prendre. Comme un fil que nous aurions perdu. «  Quand vous couchez votre enfant par exemple, elle doit sentir qu’il n’y a pas de négociations possibles. Qu’une fois le rituel terminé, vous ne reviendrez plus dans sa chambre pour un dernier câlin, un bisou supplémentaire ou un ultime livre. »

A nous de discerner les demandes de bébé. « Vous savez parfaitement distinguer des pleurs de douleurs des cris de colère d’un enfant frustré non ?, continue la pédopsy. Faites preuve d’assurance et de fermeté, vous verrez que son comportement évoluera positivement. »

Et donc ?

Autant vous dire que nous n’avons pas attendu pour mettre en œuvre les conseils de la pédopsy. Trop pressés que nous étions de retrouver un peu de sérénité, pour nous mais aussi pour elle.

Comme tous les soirs, Mychoup’ a eu le droit à son livre (un seul), un câlin (un seul), une chanson (une seule). Nous l’avons prévenu avec assurance et amour qu’il n’y aurait pas de séance de rattrapage. Elle a serré ses doudous et s’est endormie paisiblement.

Quinze jours plus tard, nous revivons. Les plus grosses colères sont derrière nous. Et si Mychoup’ donne encore de la voix, ses coups de nerfs ne durent jamais longtemps.

Mais le plus impressionnant reste son attitude face à un ordre. Alors qu’elle tentait auparavant d’esquiver et de s’engouffrer dans les brèches qu’elle avait sous le nez, bébé montre aujourd’hui un certain empressement à répondre à nos demandes, avec le sourire. Comme si notre détermination toute en rondeur la rassurait.

Et vous ? Comment gérez-vous les coups de colère de votre enfant ? Pensez-vous qu’il est nécessaire de faire preuve de fermeté ? Dans quelle mesure ?

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Photo Credit: horizontal.integration

47 réponses to “Non, c’est non !”

  1. Mère Débordée 19 décembre 2013 at 13 h 28 min #

    Ravie de voir que vous retrouvez une sérénité.
    Ici, malgré la fermeté, on y arrive pas, mais seulement avec Tisinge (3 ans 1/2) Il n’est jamais sorti du Terrible Two.
    Les deux grands (7 et 5 ans) sont carrément plus « gérables », certainement parce que plus âgés, et pourtant, ils ont été durs à une époque eux aussi. Mais jamais à ce point.

    Tisinge n’obéit pas, nous défie, et ose maintenant nous répondre sur un ton (on dirait un ado, bordel ! A 3 ans)
    Genre hier, alors que je lui demandais d’arrêter ses bêtises « Laisse moi tranquille, tu me parle pas ! »

    Okayyyy…. Direct dans sa chambre une bonne demi-heure, sinon, je l’aurais tué !

    J’ose espérer qu’il finira par s’assagir, comme ses ainés. Mais ce serait bien qu’il se dépêche !

    • Olivier 19 décembre 2013 at 15 h 39 min #

      Je ne connais pas précisément ta situation et je ne veux pas la juger, mais des fois, ça fait pas de mal de parler avec quelqu’un d’extérieur pour tenter de trouver une issue. Le pire étant de craquer à cause de l’usure…
      Bon courage !

      • Mère Débordée 19 décembre 2013 at 15 h 47 min #

        On voit déjà quelqu’un. Déjà à cause des soucis de retards de ma deuxième.
        Mais Tisinge voit un pédopsy depuis quelques semaines. On verra si ça lui passe 😉

        • Olivier 19 décembre 2013 at 15 h 52 min #

          Avec beaucoup d’amour et de l’attention, vous devriez finir par y arriver ! Une chose est sûre, nos loulous n’ont pas fini de nous en faire voir…

  2. Anne-Estelle 19 décembre 2013 at 14 h 13 min #

    C’est vrai que souvent, on confond dialogue et fermeté. Je pense que l’un et l’autre vont de pair. Je suis contente que vous ayez trouvé l’équilibre. Parce que l’enfant cherchera toujours à savoir quelles sont les vraies limites, celles qui le sécurisent. Et ce n’est pas parce qu’on est ferme qu’on ne respecte pas l’enfant. Bien au contraire 🙂

    • Olivier 19 décembre 2013 at 15 h 40 min #

      C’est pas toujours facile en effet de faire la part des choses : quand faire preuve de fermeté ? Quand jouer la carte du dialogue ?

  3. Rachel - Rayures et pois 19 décembre 2013 at 14 h 27 min #

    Eliot aura deux ans bientôt et comme tous les enfants, il cherche les limites, apprends la frustration et use du « non » à toutes les sauces. Pour notre part, on essaye d’être ferme, non c’est non par contre le non est toujours suivi d’une explication : Non on ne restera pas au parc plus longtemps que prévu parce que nous somme attendus chez*** etc

    Pour ce qui est du sommeil, on beaucoup de chance, Eliot n’a jamais refusé d’aller se coucher par contre on ne lui impose pas d’horaire fixe. C’est à dire qu’on lui propose d’aller au dodo quand on sent qu’il commence à être fatigué ce qui arrive en générale entre 19h30 et 21h. Après tout, je ne suis pas fatigué tous les jours à la même heure, je suppose donc que c’est pareil pour lui. Parfois c’est même lui qui nous réclame son lit. Et jusqu’à présent il n’est jamais allé se couché au delà de 21h sauf jour de fête.
    Pour ce qui est des grosse colères ou crises, j’ai remarqué qu’elles surviennent pour une broutille (on lui a refusé un gâteau ou autre) mais qu’elle cache souvent autre chose. Dans ces cas là, on essaye de prendre du recule, plutôt que de s’ennerver tout de suite et de punir on le contient (je le tient dans mes bras le temps de la crise en le berçant) et on cherche ce qui peut le rendre si hors de lui : ai-je été moins disponible pour lui ces derniers temps, suis-je passée à côté de quelque chose qui l’aurait bouleversé, est-il fatigué, etc… 9 fois sur 10, si on arrive à trouver la vraie raison déclencheuse de la crise et qu’on la verbalise, la crise s’arrête dans les 5 minutes. Ex : « tu es en colère parce que maman est partie en déplacement deux jours et là je te demande de t’habiller pour aller à la crèche alors que tu avais besoin de passer du temps avec moi, je comprends ta colère et ta tristesse, à moi aussi tu me manques mais on ne peut pas faire autrement aujourd’hui, demain nous passerons la journée ensemble » (exemple arrivé la semaine dernière.

    Les livres d’Isabelle Filliozat m’ont beaucoup aidé à trouver des clefs de compréhension et des solutions, notamment « j’ai tout essayé », j’en parle ici : http://rayuresetpois.canalblog.com/archives/2013/05/08/27044144.html

    • Olivier 19 décembre 2013 at 15 h 42 min #

      Merci de ton témoignage. De notre côté, on a aussi remarqué qu’il faut parfois laisser bébé faire sa crise, décharger sa colère, pur revenir plus serein après. Comme pour nous d’ailleurs…
      Souvent, après une colère, bébé revient en disant « voilà, c’est fini » et là, on peut commencer à discuter !

  4. coralie de cetaitcommentavant 19 décembre 2013 at 14 h 36 min #

    Nous sommes en plein dans cette réflexion ! Notre miss de 29 mois tout juste, commence à nous en faire voir de toute les couleurs.
    Alors que les couchers se passaient bien, elle hurle pour nous « obliger » a revenir faire un dernier calin, un dernier bisous…Nous avons toujours étaient ferme, à tendance chamallow parfois et à revenir. Depuis quelques soirs, nous lui expliquons que nous ne revenons pas, nous restons ferme et cela marche, 1 à 2 min de pleurs puis plus rien.
    C’est plus dur en journée face à un ordre effectivement. Je n’ai pas encore trouver la « bonne clé » et je me dois surtout de rester ferme et droite quand je lui annonce quelque chose!
    C’est dur mais nécessaire selon nous d’être ferme (tout en étant juste et en ayant expliquer). Ils testent nos limites (et les leurs) et ont besoin de ces barrières que nous leur fixons. C’est un mal pour un bien 😉

    • Olivier 19 décembre 2013 at 15 h 43 min #

      Oui, je te rejoins bien sur ce point : c’est dur mais indispensable d’être ferme. Mais voilà, il faut parfois se faire violence pour le bien de bébé !

  5. Fred / Une souris bleue 19 décembre 2013 at 14 h 41 min #

    Et bien en fait nous agissons comme ça avec nos 2 loulous et effectivement avec le grand qui a 3 ans nous n’avons jamais connu le problème de la négociation du coucher. Le plus petit a 16 mois et commence déjà à obéir gentiment lorsque je lui demande de reposer un objet fragile ou de ne pas toucher au sapin 😉 Effectivement ils ont besoin d’amour mais aussi de limites !
    Contente de voir que vous avez retrouvé la sérénité 🙂

    • Olivier 19 décembre 2013 at 15 h 44 min #

      On marche sur un fil en élevant un enfant… et on passe d’un équilibre à un autre avec des moments où on manque de se ramasser. mais là, on tient le bon bout 🙂

  6. Made Moiselle 19 décembre 2013 at 17 h 59 min #

    J’aime bcp le discours de votre pédopsychiatre !

    Je pourrais parler des heures de mes enfants o/ Mais j’ai pas trop le temps de rester sur le blog pour répondre à cause d’une fofolle en mode « Je veux un baiiiiiiin », alors je vais faire vite 🙂

    Tu connais Isabelle Filliozat l’auteur de « Au coeur des émotions de l’enfant » ? C’est un cadeau à se faire sympa pour Noyel 😉
    Je me dis que ça pourrais te (vous) plaire !

    • Olivier 20 décembre 2013 at 8 h 43 min #

      Oui, je connais Filliozat, tous les parents en parlent 🙂 Mais je ne l’ai pas lu, pour différentes raisons.
      Et effectivement, son discours va dans ce sens apparemment !

  7. Milie 19 décembre 2013 at 18 h 19 min #

    Et c’est là où je me dis que je ne suis pas faite pour les pédopsy… chez moi il y a toujours la place pour un dernier câlin ou un dernier bisou <3

    • Olivier 20 décembre 2013 at 8 h 44 min #

      Même au 42e ?
      T’es trop love Milie 😉

  8. netaddicta 19 décembre 2013 at 19 h 22 min #

    Je pense que la question de la souplesse et de la fermeté est propre à chaque famille. La pédopsy vous a conseillé plus de fermeté avec Mychoup’ car comme tu le décris bien, elle a pris une heure avec vous pour analyser la situation. A une autre famille, elle aurait peut-être conseillé plus de souplesse. Et c’est bien là la difficulté, chaque famille doit trouver ses repères sur ses questions là et ce n’est pas simple.

    Sur la question du dernier bisou, je cède assez facilement car pour avoir tester la fermeté (20 min de cris non stop sans y aller) j’ai senti que les pleurs initiaux de frustration laissaient place à de l’angoisse de séparation et que là je considère que c’est un autre problème à traiter différemment. Donc maintenant pour le coucher, nous la laissons pleurer un peu mais pas trop (toujours difficile à trouver). Par contre, sur d’autres sujets nous ne cédons pas et elle le sait très bien. Et puis, elle commence à nous aider en mettant des mots sur ses émotions « je suis inquiète » « je suis triste »…

    • Olivier 20 décembre 2013 at 8 h 46 min #

      Tu as tout à fait raison. Chaque individu est unique, et réagit à des interactions qui le sont aussi.
      Néanmoins, ce billet n’a pas pour objectif de présenter la fermeté comme la solution ultime et universelle, mais bien de montrer que, lorsqu’on ne trouve plus son chemin, l’échange avec un tiers extérieur peut parfois constituer une vraie bouffée d’air ! 🙂

      • netaddicta 20 décembre 2013 at 21 h 30 min #

        Ah ça tu prêches une convaincue. Une consultation vaut mieux que des jours voire des mois de difficultés, et bravo d’avoir franchi le pas car ce n’est pas si simple.

  9. maman au foyeah 19 décembre 2013 at 20 h 25 min #

    Bonsoir! J’avoue j’admire la façon dont tu livres vos difficultés! C’est très intéressant d’arriver à dire: « on n’y arrive plus, on se fait aider » et c’est constructeur la preuve! La pedopsy vous donne des pistes, après c’est a vous de doser, et de vous sentir bien et en accord avec vos valeurs éducatives!

    • Olivier 20 décembre 2013 at 8 h 48 min #

      Ca fait du bien d’admettre les choses, ça permet d’avancer (même si c’est pas toujours facile).
      Ensuite, comme tu le dis, tout est question de dosage,de contexte, d’envies et de besoin…

  10. Clairou 19 décembre 2013 at 20 h 46 min #

    Voilà non c est non!!!!! Non mais oh!!!!

    Mais malgré ça ses colères n en finissent pas… Elle ne veut pas ranger et ça ça m exaspère….

    • Olivier 20 décembre 2013 at 8 h 51 min #

      Ben tiens, on a parlé de ça aussi avec la pédopsy. Elle nous a expliqué que le temps du rangement était très particulier chez les enfants, car il correspond à la fin (angoissante) d’un moment. Pour éviter d’avoir à affronter cette fin, les enfants refusent souvent de ranger.
      Pour la pédopsy, il faut donc rester ferme (oui, il faut ranger) mais il est nécessaire d’accompagner l’enfant pour désamorcer l’angoisse. En l’aidant à ranger, en rangeant de manière ludique (« toi tu ranges les playmobils et mois les legos »), bref, en les rassurant…
      Voilà, j’ai trouvé son discours vraiment intéressant ! 🙂

      • clairou 14 janvier 2014 at 10 h 09 min #

        ah cool!! Merci!!

  11. Ev@ 19 décembre 2013 at 20 h 56 min #

    Moi je lâche rien. J’ai l’impression d’être mega sévère (elle a que 16 mois mais pique des colères monstres et elle comprend très bien quand ce qu’elle fait n’est pas bien) mais bon ça a l’air de payer. j’ai lu que l’autorité s’apprenait avant 2 ans. Et d’après ton témoignage j’ai l’air d’avoir bon.

    • Olivier 20 décembre 2013 at 8 h 53 min #

      C’est plus de la maitrise de la frustration dont il est finalement question, mais oui, ça se joue très tôt. Et ce moment est fondateur dans le devenir d’un enfant…

  12. Aurore GALLIEN 19 décembre 2013 at 21 h 45 min #

    Qu’est-ce que j’aimerai retrouver cet « équilibre »… ça part en vrille totalement ici… Est-ce parce que la venue de la petite soeur approche… Tout à l’heure il m’a dit qu’il voulait pas qu’elle vienne… Je lui ai demandé pourquoi… « parce que je serai plus ton bébé…(pleurs) »…. Je pense l’avoir rassuré en lui disant que je l’aimerait toujours, qu’il ne serait plus mon bébé en effet mais désormais mon grand garçon… Il s’est calmé mais je sais qu’il va falloir en reparler… Le rassurer de nouveau! Pas évident le boulot de parent!

    • Olivier 20 décembre 2013 at 8 h 54 min #

      Effectivement, l’arrivée de la petite soeur doit être monstrueusement chamboulante pour lui : plein de bonheur mais aussi plein de questions, de doutes, de peurs… tu as sans doute raison : j’imagine qu’il faut libérer sa parole et le mettre en confiance 🙂

  13. @Audrey_linstit 19 décembre 2013 at 23 h 24 min #

    Oulala, nous sommes en plein de dedans avec Num2 et un peu aussi par petites touches avec Num1!!
    Je me reconnais parfaitement dans ton article. Depuis l’épisode dépressif de mr l’époux à vrai dire. Je suis plutôt la madame fermeté du couple mais les filles doivent carrément sentir la fragilité de papa… Mauvais mélange ;-)!
    Et malgré mes tentatives pour voir un pédo-psy, pour l’instant le papa ne veut pas donc on gère au quotidien, enfin on essaye !!
    Bon courage à toi !

    • Olivier 20 décembre 2013 at 8 h 56 min #

      Une famille, c’est toujours un équilibre plus ou moins instable. Et visiblement, ça tangue un peu en ce moment chez toi. J’espère que vous allez trouver un peu de sérénité. 😉

  14. Emma June 20 décembre 2013 at 9 h 58 min #

    C’est clair que quand on est sûr de soi, ça passe tout de suite mieux.
    Je n’ai pas trop de problème avec MisterBB dans la journée, en revanche le coucher, la fermeté n’y change rien de rien, et il ne s’endort toujours que quand il est fatigué (pas assez tôt à notre goût mais c’est ainsi).
    Comme tu dis, c’est un mélange subtil de dialogue, de fermeté et d’un je-ne sais quoi…Par contre, la phrase « obéir sans discuter » j’avoue que j’ai un peu de mal, ca me fait un peu trop penser à l’élevage d’un animal…
    Après effectivement, il y a une limite (la politesse, le respect) à respecter mais je trouve normal qu’il me dise quand ça ne lui plait pas même s’il n’a pas le choix et que ça me fatigue parfois…

    • Olivier 20 décembre 2013 at 15 h 31 min #

      Oui, c’est maladroit… car dans les faits, il y a toujours de la place pour la discussion, et bébé peut exprimer son agacement, sa colère ou son mécontentement, même quand nous usons de fermeté, bien entendu ! 🙂

  15. SpiderMaman 20 décembre 2013 at 19 h 10 min #

    Ici, nous sommes très fermes (je pense), je t’avoue que j’ai peu de patience et qui si je veux prendre du plaisir avec les enfants, ils ne doivent pas pousser le bouchon trop loin. Donc pas de secret : explications et fermeté. Ça marche 99% du temps mais le coucher reste compliqué. A la fois, ils sont trois dans la même chambre. En vacances, nous avons testé une chambre par enfant et c’était très différent.

    • Olivier 23 décembre 2013 at 9 h 15 min #

      C’est marrant parce que nous, c’est l’inverse. En vacances, on a testé les chambres à plusieurs enfants, et Mychoup’ s’est comportée très différemment, presque sage comme une image !

  16. Une maman dans la ville 21 décembre 2013 at 11 h 38 min #

    J’en suis pas encore là avec Boubou, mais je sais que mon tour viendra et je me ch*** dessus car j’ai peur de ne pas savoir gérer…

    • Olivier 23 décembre 2013 at 9 h 15 min #

      T’inquiète pas, tu as bien le temps d’y penser !

  17. maxime 31 décembre 2013 at 8 h 12 min #

    Moi actuellement ma fille de 2 ans n’arrête pas de faire des crise quand elle n’est pas contente .

    Aiiieeeeee vite que ceux moment passe lol

    Autrement c’est que du bonheur

  18. Maman Breizhou 10 mars 2016 at 10 h 18 min #

    Je cherchais sur le net « mon enfant se force à faire caca pour ne pas aller au lit » et suis tombée sur votre article sur les ruses de l’enfant pour ne pas aller se coucher. J’y retrouvais ma Poupette qui demande 15000 bisous câlins (au bout de la 3ème ou 4ème fois à y retourner je trouve déjà ça lourdingue) mais en plus depuis quelques jours elle réclame « veux faire caca » pile au moment où on va pour la coucher. Et le pire c’est que quand on la met sur le pot on voit bien qu’elle force comme une malade pour faire. Ça peut durer 20, 30, 40 minutes ! Rien à faire pour la faire décoller du pot sans hurlements si elle na pas fait caca. Donc elle se fait mal exprès pour bien montrer qu’elle voulait faire (parce qu’à force de forcer elle finit parfois à y arriver).
    Ça commence à nous rendre malade. Ce n’est plus vivable le soir, on cri, on hurle, on s’engueule avec le papa parce qu’on ne sait plus quoi faire…
    J’ai beaucoup discuté avec ma nounou qui après m’avoir suggéré plusieurs choses qui n’ont pas marché est aussi démunie que nous.
    Elle me parle d’aller voir un pédopsy etça me fait peur car pour moi pédopsy = enfant à problème.
    Et je suis tombée du coup surcet article qui m’a beaucoup rassurée.
    Effectivement, nous manquons d’assurance le soir et ne sommes pas assez fermes puisqu’on cède.
    Je vais donc d’abord prendre sur moi et prendre de l’assurance (tant pis pour la cohérence pot car si elle demande il faut l’y mettre) et si ça ne porte pas ses fruits, ce sera pédopsy.
    Merci

    • Olivier 10 mars 2016 at 10 h 28 min #

      Fermeté, avec assurance et bienveillance, c’est le secret (mais c’est pas facile à mettre en oeuvre). Sous réserve évidemment, qu’elle ne rencontre pas un problème de santé quelconque (constipation ?) qui la gêne…
      Pédopsy ne rime pas avec enfant à problème. Nous en avons rencontré à plusieurs reprises et nos échanges ainsi que ceux qu’elle a eu avec notre fille nous ont considérablement aidé. Et dans mon entourage, tous ceux qui y ont eu recours me disent la même chose. Parfois, parler avec un tiers offre une vraie bouffée d’air et permet de repartir regonflé à bloc avec les idées au clair (pour vous comme pour l’enfant). Vraiment.

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