Procter & Gamble : dans les entrailles du géant de la propreté

4 Déc 2017

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Bloguer, c’est parfois l’occasion de s’interroger. De questionner ses habitudes, ses partis-pris, la portée de ses propos.

Autant vous dire que lorsque Procter & Gamble m’a invité à partager un moment avec ses équipes à l’occasion d’une découverte de son impressionnant centre de recherches à Bruxelles, je me suis demandé ce que j’allais bien pouvoir vous raconter. Mais j’y suis allé. Par curiosité.

Après tout, je considère la question du ménage, et par extension celle du partage des tâches ménagères, comme centrale de la vie des jeunes parents. De celles qui mettent à l’épreuve des couples déjà malmenés par un quotidien chahuté, naissance de chérubin oblige.

Une fois n’est pas coutume, me voilà donc embarqué avec une tripotée de meufs, bombes, mamans, desperate housewives, chouettes copines pour une opération vérité dans les entrailles du géant de la propreté.

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Procter & Gamble : les nouveautés Febreze

Vous connaissez probablement Procter & Gamble au travers de ses marques phares : Febreze, MrPropre, Swiffer, Antikal, mais aussi Gillette, Pampers, Always, Ariel, Vicks ou Lénor.

Le groupe poursuit un objectif : nous faciliter les tâches ménagères. Et pour cela, il dispose d’une tripotée de têtes pensantes. Pas moins de 7500 collaborateurs en recherche et développement dans le monde. Ensemble, ils bossent pour répondre à nos envies exprimées de consacrer moins de temps aux corvées ménagères, tout en nous assurant de la sécurité offerte par les produits utilisés.

Très vite, la conversation s’oriente sur Febreze, un produit qu’on connait tous pour sa capacité à éliminer plutôt qu’à masquer les mauvaises odeurs de cuisine, de poubelles, de cigarettes et j’en passe. Le produit existe en spray pour une action instantanée et en diffuseur électrique de maison ou de voiture pour une action continue. La marque vient de lancer une nouvelle gamme. Tests à l’appui, réalisés sous nos yeux, l’efficacité est étonnante. Autant vous dire que le spray concurrent, testé lui aussi, ne tient pas la comparaison. Cela dit, personne dans la pièce n’imaginait une issue différente, tant la scène est huilée.

Rapidement, la composition du produit fait l’objet de questions réitérées. Première surprise : chez Febreze, on a choisi de remplacer les solvants par de l’eau. La propulsion de la solution est aussi assurée par de l’azote, non inflammable. Du coup, la composition est largement moins chargée en alcool (5%). La technologie du produit s’appuie par ailleurs sur des molécules que l’on retrouve naturellement dans le maïs et dans le citron. Elle est enfin exempte de formaldéhyde et de benzène, deux substances souvent citées comme potentiellement dangereuses.

Oui, mais voilà, Febreze contient aussi des parfums. Vous savez, la senteur pureté de coton ou la fraicheur de la fleur naissante censées nous apaiser les récepteurs nasaux. Ces parfums qu’on accuse de contenir des allergènes. Sur ce point, le directeur marketing assume. Il n’existe pas de spray sans odeur en France, car il n’y a pas de demande. Mais la marque en propose aux États-Unis. Chacun goutera la réponse comme il l’entend. Pour ma part, j’en déduis une invitation à exprimer massivement notre besoin pour voir apparaitre un tel spray en rayon. Après tout, c’est aussi à ça que servent les formulaires de contact.

On enchaine alors sur cette étude de Que choisir parue en 2014 qui appelle à la vigilance sur les produits désodorisants. On ne va pas se mentir. Elle existe et elle suscite des interrogations. Même si les résultats montrent que Febreze s’en sort mieux que ses concurrents. Un docteur en toxicologie prend le relais. Il explique : Procter & Gamble réalise de nombreux tests et prend des précautions sécuritaires, bien au-delà des exigences des agences de santé européenne, américaine, canadienne… OMS comprise. L’étude de Que Choisir fait, pour lui, référence à l’ensemble du marché des désodorisants d’intérieur, une vision globale contre laquelle il se bat en communiquant sur la particularité des produits Procter & Gamble. Il rappelle aussi que la sécurité est bien entendu sa priorité n°1, que les évaluations de sécurité des produits sont réalisées sur la base d’une utilisation quotidienne normale et que, selon lui, l’innocuité de Febreze est entière pour tous les membres de la famille, dans le cadre d’une utilisation normale et quotidienne par un adulte. Chacun jugera par lui-même…

On termine en quelques mots sur la démarche vertueuse de Procter & Gamble en matière de respect de l’environnement. De la mise en place d’usines zéro déchet à la création d’une filière de recyclage pour donner une deuxième vie au spray Febreze, en passant par la volonté affirmée de Procter & Gamble de proposer des solutions aux compositions toujours plus naturelles. Les actions ont du sens, les ambitions affichées aussi. Mais il reste la question.

nouvelle gamme Febreze

Febreze or not Febreze ?

Qui croire ? La voilà la question.

Dans un monde chahuté par les scandales, les abus, tromperies, mensonges et omissions de toutes sortes, nos industriels ont, ces dernières années, laissé s’ériger un mur de défiance entre eux et une partie de leurs consommateurs. Parfois jusqu’à l’irraisonné.

C’est comme ça que nous sommes passés du statut de consommateurs à celui de consomm’acteurs, toujours aussi exigeants, mais également conscients et responsables. Fatigués de ce brouhaha médiatique contradictoire censé nous éclairer. Peu armés pour détricoter le vrai du faux. Et méfiants. De plus en plus méfiants.

Procter & Gamble comprend cette méfiance, me rappellera plus tard le docteur en toxicologie. C’est la raison pour laquelle le groupe communique sur la technologie de produits comme Febreze en ouvrant ses portes à de nombreux panels consommateurs chaque année, en détaillant la liste des ingrédients sur son site Envie de Plus et en favorisant le dialogue entre industriels, experts et utilisateurs.

Et moi dans tout ça ? Je ne vais pas vous la faire à l’envers. J’utilise certains de ces produits ménagers qui suscitent le débat dans nos foyers. Et Febreze en fait partie. Parce que son efficacité n’est plus à prouver. Parce qu’il est pratique et agit rapidement. Mais à l’image de nombreux produits ménagers, l’énoncé de sa composition me laisse dubitatif. Tout comme la démarche avec laquelle Procter & Gamble et ses concurrents développent leurs activités. Sans parler des principes narratifs éculés sur lesquels ces industriels fondent leur communication. Et les propos rassurants entendus durant cette journée ne suffiront pas à éteindre cette méfiance que j’évoque plus haut.

Alors oui, j’utilise ces produits ménagers, tout en m’intéressant aux alternatives se revendiquant plus respectueuses de mes aspirations. Je m’informe. Je questionne. Je débats. Je confronte. Je me contredis. Je navigue à vue. J’achète et je boycotte. En rêvant secrètement à un monde différent.

Parce qu’une chose est certaine : il n’existe d’avenir que pour les entreprises capables de répondre pleinement aux aspirations de leurs consommateurs tout en devançant celles de leurs enfants. Jusqu’à contribuer à éclairer de leurs expertises ce chemin que nous devrions tous emprunter vers un développement durable et responsable.

Et vous ? Que pensez-vous de la démarche de Procter & Gamble ? Utilisez-vous Febreze ? Quelle est votre position sur la question des produits ménagers ?

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Crédit Photo : Lalie Maman Floutch, Cynthia Maman Bavarde et Milie C’est Quoi Ce Bruit

Article réalisé en collaboration avec Procter & Gamble

2 réponses to “Procter & Gamble : dans les entrailles du géant de la propreté”

  1. Serely 4 décembre 2017 at 17 h 11 min #

    Je reste convaincue que le plus simple reste le plus sain. Mon canapé sent l’œuf pourri? Aspirateur + vaporetto, un petit pshit d’eau parfumée au clou de girofle infusé maison (marche aussi avec les tisanes, le thé, toute odeur qu’on aime) et on en parle plus. Pas d’huile essentielle, potentiellement toxique, pas de produits ménager et une belle économie à la clé. Alors oui c’est un peu plus long. Mais d’un autre côté, on fait le ménage du canapé une bonne fois pour toute. On a débarrassé ce meuble des acariens, des particules irritantes et de tout ce qui s’est incrusté dedans.
    Pour des odeurs de cuisson, on ouvre la fenêtre, et on passe un petit coup de ménage au vinaigre blanc partout où la graisse s’est déposée – table, cuisson, bébé… Et on fait la vaisselle tout de suite après manger.

    Ceci dit c’est déjà un bon pas en avant que les marques commencent à démarcher vers un « mieux » à défaut d’un optimal, c’est un progrès.

    • Olivier 5 décembre 2017 at 9 h 23 min #

      J’avoue qu’entre l’envie de profiter d’un intérieur sain et celui de passer le moins de temps possible au ménage, mon coeur balance. La marque qui arrivera à concilier les deux a un avenir assuré.
      En attendant, j’aime bien l’idée de ton vaporisateur au clou de girofle 🙂

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